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Créativité théâtrale universitaire e scènes musicales à Casablanca
La 19e édition de Jazzablanca poursuivait son parcours avec une soirée où la pop, le jazz et le blues se sont succédé dans des registres très différents mais complémentaires.
Casablanca a vécu une semaine placée sous le signe de la création, du dialogue des cultures et de la diversité artistique. Alors que le Festival international de théâtre universitaire de Casablanca (FITUC) a clôturé sa 38e édition en récompensant des troupes venues de plusieurs pays, Jazzablanca a offert une nouvelle soirée réunissant Charlotte Cardin, Mika, Hiromi Uehara et Fantastic Negrito. Deux rendez-vous qui confirment le rôle de la métropole comme l'un des principaux carrefours culturels du Royaume.
Le FITUC confirme sa dimension internationale
Le rideau est tombé jeudi sur la 38e édition du Festival international de théâtre universitaire de Casablanca (FITUC), organisée du 4 au 9 juillet par la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M'Sik de l'Université Hassan II, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Durant six jours, des troupes universitaires représentant le Maroc, l'Italie, l'Espagne, l'Arménie, l'Égypte et la Tunisie ont transformé Casablanca en espace d'échanges où la création théâtrale est devenue un langage commun entre les jeunesses euro-méditerranéennes et atlantiques.
La doyenne de la faculté et présidente du festival, Leila Maziane, a salué le succès de cette édition, fruit de l'engagement des partenaires institutionnels, des enseignants, des étudiants, des bénévoles et des membres du jury. Elle a rappelé que le FITUC, né d'une initiative universitaire devenue une référence culturelle, poursuit son évolution tout en demeurant fidèle à sa vocation de transmission, d'ouverture et de dialogue.
Le directeur artistique, Hicham Zine El Abidine, a souligné la richesse des propositions artistiques présentées cette année. Selon lui, la diversité des approches esthétiques et la participation de compagnies venues d'Europe, d'Afrique et du bassin méditerranéen renforcent le statut du festival comme plateforme de rencontre, de formation et de rapprochement entre les peuples à travers le théâtre.
Un palmarès marqué par l'excellence
Le président du jury, Ali Mohamed Hadi Al-Rubaie, a indiqué que les douze spectacles en compétition ont été examinés selon des critères artistiques et critiques exigeants, tout en saluant la qualité de l'ensemble des créations.
Le Grand Prix est revenu à "L'École des femmes", présentée par la troupe de l'Université Sapienza d'Italie. Le Prix du jury a distingué "Les Propriétaires de la Terre", de l'Université de Banha en Égypte, tandis que le Prix de la meilleure mise en scène a récompensé "Le Labyrinthe des écureuils", porté par l'Institut public du théâtre et du cinéma d'Erevan, en Arménie.
Le Prix de la meilleure interprétation féminine a été attribué ex aequo à Monica Hoyos Janina pour "Caligula" et à Aïda El Kourdi pour "Sans issue". Le Prix de la meilleure interprétation masculine est revenu à Ulises Martin pour son rôle dans "Dionisia".
Jazzablanca fait dialoguer les styles
Au même moment, la 19e édition de Jazzablanca poursuivait son parcours avec une soirée où la pop, le jazz et le blues se sont succédé dans des registres très différents mais complémentaires.
Sur la scène Casa Anfa, Charlotte Cardin a ouvert la soirée dans une atmosphère intimiste. La chanteuse canadienne a séduit le public avec plusieurs de ses titres les plus connus, parmi lesquels "Take Me Back", "Passive Aggressive", "Meaningless" et "Puppy". Entre deux chansons, elle a partagé avec simplicité quelques confidences personnelles, tout en exprimant sa joie de se produire enfin au Maroc.
Après 23 heures, Mika a changé le tempo de la soirée. Fidèle à son univers exubérant, le chanteur est apparu dans un costume vert scintillant avant d'enchaîner ses plus grands succès, dont "Relax, Take It Easy", "Modern Times" et "Eleven". Trois ans après son précédent passage à Casablanca, il a une nouvelle fois transformé la scène principale en immense espace de fête, porté par un public enthousiaste.
Sur la scène 21, la pianiste japonaise Hiromi Uehara a impressionné par sa virtuosité, alternant piano et clavier dans une performance nourrie d'improvisation autour de compositions extraites de ses albums "Sonic Wonderland" et "Out There". La soirée s'est conclue avec Fantastic Negrito, dont le blues-rock énergique, porté par des riffs puissants et une présence scénique généreuse, a offert une dernière montée d'intensité.
Entre le théâtre universitaire et les grandes scènes musicales, Casablanca confirme ainsi sa capacité à faire dialoguer les cultures, les générations et les sensibilités artistiques, consolidant sa place parmi les grandes capitales culturelles de la région.