Zagora : la recherche agronomique au cœur des enjeux de durabilité des oasis

Zagora : la recherche agronomique au cœur des enjeux de durabilité des oasis

Les principaux défis auxquels sont confrontées les zones oasiennes : la rareté des ressources en eau, la dégradation des écosystèmes et l’impact croissant du changement climatique.

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Réuni à Zagora dans le cadre du Forum national des oasis, l’Institut national de la recherche agronomique a mis en avant ses travaux pour accompagner le développement durable des zones oasiennes. Axées sur la résilience, la gestion des ressources et la valorisation du patrimoine phoenicicole, ces recherches s’inscrivent dans la stratégie “Génération Green” et mobilisent un large réseau de partenaires scientifiques et institutionnels.

Une mobilisation scientifique autour des systèmes oasiens

Organisé du 10 au 12 avril sous le thème « Les oasis, enjeux de durabilité et de développement humain », le Forum national des oasis a constitué un espace d’échange entre chercheurs, décideurs et acteurs du terrain. À cette occasion, l’Institut national de la recherche agronomique a présenté les orientations de ses travaux visant à accompagner la transformation des systèmes oasiens.

La directrice de l’INRA, Lamiae Ghaouti, a exposé une approche fondée sur la pluridisciplinarité, intégrant l’ensemble des composantes du système oasien, de la production agricole aux dynamiques territoriales, en passant par les filières agroalimentaires. Cette démarche inclut également les dimensions sociales et économiques, afin de mieux répondre aux réalités locales.

Les travaux menés s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale “Génération Green”, qui vise à renforcer la résilience du secteur agricole face aux contraintes environnementales et climatiques.

Des enjeux liés à la durabilité et au changement climatique

Les échanges ont mis en exergue les principaux défis auxquels sont confrontées les zones oasiennes, notamment la rareté des ressources en eau, la dégradation des écosystèmes et l’impact croissant du changement climatique.

Les journées scientifiques organisées dans ce cadre ont abordé plusieurs thématiques, dont la gestion durable des ressources naturelles, la préservation de la biodiversité et l’adaptation des systèmes agricoles aux nouvelles conditions climatiques. Le rôle du palmier dattier, élément structurant de l’écosystème oasien, a également été souligné en tant que facteur de résilience.

Ces travaux ont été animés par des chercheurs issus de plusieurs institutions nationales et internationales, dont l’École nationale d’agriculture de Meknès, l’École nationale forestière d’ingénieurs, des universités marocaines et le Centre international de recherche agricole dans les zones arides.

Une démarche participative et des partenariats renforcés

Les contributions scientifiques ont mis en avant une approche participative visant à associer les différents acteurs concernés à la conception de solutions adaptées. Cette orientation repose sur la co-construction de modèles de développement tenant compte des spécificités des territoires oasiens.

Dans ce contexte, une convention de collaboration a été signée entre l’INRA et la société DIGICROP, spécialisée dans l’agriculture digitale. Cet accord vise à renforcer l’intégration des technologies numériques dans les pratiques agricoles, notamment pour améliorer la gestion des ressources et l’efficacité des systèmes de production.

L’événement a également permis de présenter des initiatives destinées à soutenir les filières agricoles locales, en particulier la filière phoenicicole, considérée comme un pilier du développement économique des oasis.

Le domaine expérimental de Nebch, un outil de recherche stratégique

En marge du forum, une visite a été organisée au domaine expérimental de Nebch, relevant de l’INRA à Zagora. Ce site, créé en 1964, constitue une plateforme de recherche dédiée au palmier dattier.

Il abrite des collections de variétés locales et internationales conservées in vivo, représentant un patrimoine génétique important pour la préservation de la biodiversité phoenicicole. Les travaux menés sur ce site visent notamment à améliorer la productivité, la résistance aux maladies et l’adaptation aux conditions climatiques.

Les responsables ont souligné le rôle de ce domaine dans le développement de solutions scientifiques adaptées aux besoins des zones oasiennes, ainsi que dans la valorisation des ressources génétiques nationales.

Une dynamique au service des territoires oasiens

La tenue de ce forum s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le développement des oasis. Les institutions publiques, les centres de recherche et les partenaires internationaux y contribuent à travers des programmes conjoints.

L’objectif est de consolider les bases d’un développement durable, en intégrant les dimensions environnementales, économiques et sociales. Les travaux présentés à Zagora témoignent d’une volonté de structurer des réponses adaptées aux enjeux spécifiques de ces territoires.

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