LES ECOLOGISTES, UNE CATASTROPHE MONDIALE – Par Gabriel Banon

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L’opinion publique doit savoir que la neutralité carbone ne sera pas atteinte sans augmentation substantielle des prix de l’énergie. Les politiques qui font croire le contraire mentent.

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Depuis qu’un groupe d’hommes et de femmes se sont auto-proclamés les sauveurs de la planète, on voit naître une véritable dictature, appelée par certains observateurs : nouvelle religion. La défense de la nature concerne toutes les strates de la population, mais les Verts, en politisant l’écologie, en ont fait un instrument de conquête du pouvoir.

 Loin de l’intérêt général et des réponses nécessaires aux besoins des populations, les écologistes instrumentalisent aujourd’hui le nucléaire. Leurs politiques avec leur rejet du nucléaire mettent en danger le réseau électrique européen qui risque le blackout.

 Aujourd’hui, 15 réacteurs sont à l’arrêt en France sur 56. Et la France doit, de ce fait, acheter de l’électricité à la Belgique. 

En dépit des propos rassurants de certains responsables politiques, Barbara Pompili  affirmant « qu’il n’y aura pas de black-out général d’ici à la fin de l’hiver », l’indisponibilité de 15 réacteurs nucléaires (soit environ 15 GW) pour des raisons de maintenance volontaire, mais aussi de défaillances inattendues, pourrait-elle créer une situation à risque alors que la saison froide arrive ? Un risque de blackout faible mais pas impossible.

  La France peut en théorie compter sur 136 GW toutes sources d’électricité confondues, mais toutes ces sources ne peuvent être disponibles au même moment. Le solaire (10 GW) inopérant l’hiver aux heures de pointe et en comptant avec optimisme sur 25 % d’éolien (le vent fait souvent défaut lors de périodes de grands froids anticycloniques), le parc est alors réduit à 112 GW. L’indisponibilité des 15 GW nucléaires met donc la production électrique française en dangereuse tension.

  La croissance même démesurée des éoliennes et des panneaux solaires ne pourra pas répondre aux besoins des heures de pointe. Seules les sources pilotables (charbon, gaz, nucléaire) pourront donc satisfaire les pics historiques de la demande.

Cette situation conjoncturelle devrait alerter les responsables politiques quant à l’aberration de leur politique énergétique. Si depuis 20 ans le monde a investi 5000 milliards d’euros dans les renouvelables, les 1300 TW installés ne fournissent par intermittences que 12 % de la consommation mondiale d’électricité. Si ces montants avaient été investis dans l’atome, la puissance nucléaire installée pourrait alors, de façon pilotable, répondre à plus de la moitié des besoins de l’électricité mondiale.

Les intermittences du solaire et de l’éolien font des sources impuissantes à satisfaire le pic prévisible de la demande. Le réseau électrique européen est mis sous tension à cause d’une politique écologiste d’opposition au nucléaire.

  Autre aberration de l’antinucléaire écologique, pour satisfaire un éventuel pic de demande en janvier ou en février, il faudra que les centrales européennes au fuel et au charbon fonctionnent à plein régime.

Après avoir instrumentalisé le climat pour essayer d’imposer la décroissance, la gauche tente de récupérer la situation actuelle à son profit en clamant comme Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire », que l’atome serait « une énergie elle aussi intermittente, mais contrairement aux énergies renouvelables, de manière non prévisible ».   C’est vrai, on peut effectivement prévoir qu’il n’y a pas… de soleil la nuit !

La transition énergétique va procéder au remplacement d’équipements thermiques par des équipements électriques.  Ceci va provoquer pas loin d’un doublement de la demande électrique à l’horizon 2050, davantage donc de pics. 

Seul le nucléaire, voire le gaz compensé par la capture et la réinjection du carbone, peuvent répondre aux critères de pilotabilité et de neutralité. 

Depuis l’été, les prix du gaz sur les marchés européens ont été multipliés par 5 tandis que le prix du MWh (Mégawatt heure) sur le marché de gros, se négociait mi-décembre autour de 350 euros. Certains analystes jugent que cette situation est purement conjoncturelle et devrait se détendre une fois les beaux jours revenus. 

L’opinion publique doit savoir que la neutralité carbone ne sera pas atteinte sans augmentation substantielle des prix de l’énergie. Les politiques qui font croire le contraire mentent.

  La Commission européenne s’apprête à classer le nucléaire comme énergie verte. Ceci va poser quelques problèmes aux tenants de la religion écologique.

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