Les comptes de la nation ne confirment pas les prévisions du gouvernement

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benkirane elaroui

Les comptes de la nation pour l'ann?e 2013 sont maintenant pr?ts. Le gouvernement qui a exig? que le HCP attende leur parution pour proc?der ? son exercice, traditionnel, de simulations et de pr?visions relatives ? 2014 se trouve aujourd'hui devant des donn?es qui discr?ditent les pr?visions gouvernementales pour 2013 faisant ressusciter le d?bat sur les bases? des d?cisions budg?taires. Ces comptes viennent confirmer que les pr?visions gouvernementales ont ?t? fantaisistes contrairement ? celles du HCP. Le match que le gouvernement a voulu gagner par la force, il a fini par le perdre, chiffres ? l'appui.

Les principaux r?sultats des comptes de la nation se pr?sentent, selon le HCP, comme suit?:

Le taux de croissance de l??conomie nationale a ?t? de 4,4% en 2013 et non 5,1?% au lieu de 2,7% en 2012. Aux prix courants, le Produit Int?rieur Brut (PIB) s?est accru de 5,5%, soit une hausse du niveau g?n?ral des prix de 1,1%.

Cette croissance a ?t? d?termin?e par la valeur ajout?e agricole, qui a progress? de 19% en volume contre une baisse de 8,9% en 2012, alors que celle des activit?s non agricoles a enregistr? un? accroissement de 2,0%? seulement au lieu de 4,3% une ann?e auparavant.

Les imp?ts nets des subventions sur les produits ont, de? leur cot?, affich? une hausse de? 6% au lieu de 5,4% l?ann?e pr?c?dente.

Ainsi le taux de croissance du PIB hors agriculture a atteint 2,3% en 2013 au lieu de 4,4% en 2012. Un r?sultat qui met ? nu le laxisme d'un gouvernement qui se montre incapable d'agir positivement, ? travers une politique ?conomique coordonn?e, sur la conjoncture et sur le cours de l'?conomie ? moyen et long terme. Ce taux est l'un des plus bas sur 10 ans.

C'est encore et toujours la demande finale int?rieure, surtout la consommation des m?nages, qui soutient la croissance, et ce malgr? le ralentissement de la consommation finale des administrations, ? la suite des coupes sombres op?r?es dans le budget d'investissement. Le mod?le ?conomique marocain n'a pas subi de changement.

La contribution de la demande finale int?rieure ? la croissance est pass?e de 2,6 points en 2012 ? 2,8 points en 2013.

?Les d?penses de consommation finale des m?nages, en volume,? ont maintenu le m?me taux de croissance qu?en 2012,? soit 3,7%, contribuant ainsi pour 2,2 points ? la croissance.

La consommation finale des administrations publiques (APU) a, par contre,? enregistr? un ralentissement de sa croissance, passant de 7,9% en 2012 ? 3,7% en 2013 seulement, contribuant? ainsi pour 0,7 point ? la croissance au lieu? de 1,4 point en 2012.

?La formation brute de capital fixe, pour sa part, a progress? de 0,2% au lieu de 1,6% l?ann?e pr?c?dente, avec une contribution ? la croissance de l?ordre de 0,1? point au lieu de 0,5 point en 2012.

Les exportations de biens et services ont augment? de 2,4% en volume en 2013 au lieu de 2,6% en 2012, alors que les importations ont enregistr? une baisse de 1,5% au lieu d?une augmentation de 1, 7%. De ce fait, les ?changes ext?rieurs nets ont contribu? positivement ? la croissance ?conomique, avec 1,6 point au lieu d?une contribution quasi- nulle? l?ann?e pr?c?dente.

Avec une croissance du PIB aux prix courants de l?ordre de 5,5% et une am?lioration importante des revenus nets en provenance du reste du monde de l?ordre de 27,7%, le revenu national brut disponible s?est accru de 6,5% au lieu de 2,7% en 2012.

Suite ? l?accroissement de la consommation finale nationale de 5,4% (5,8% pour les m?nages et 4,0% pour les APU), l??pargne nationale brute s?est am?lior?e, passant? de 25,5% du PIB en 2012 ? 26,6% en 2013.

L?investissement brut (FBCF et variation de stocks) se situant ? 34,2% en 2013 au lieu de 35,3% en 2012, le besoin de financement de l??conomie nationale s?est relativement all?g? en passant de 9,7% du PIB en 2012 ? 7,6% en 2013.