COP22 : Dimension humaine et responsabilité éthique, pierres angulaires des principes de justice cli

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La dimension humaine, qui consiste en la responsabilité éthique, est au cœur de la mise en œuvre des principes de solidarité et de justice climatiques, a souligné, mardi à Rabat, le secrétaire général de la Commission nationale pour l’Éducation, les Sciences et la Culture, Abdeljalil Lahjomri.

Le plus grand défi auquel font face les sociétés modernes n’est pas technique uniquement, mais aussi éthique, ce qui nécessite des changements au niveau des idées, des comportements ainsi que de l’interaction humaine avec la nature, a expliqué M. Lahjomri à l’ouverture de la première réunion du groupe d’experts Ad Hoc (GEAH) de l’UNESCO chargé de l’élaboration d’un avant-projet de texte préliminaire d’une Déclaration universelle sur les principes éthiques en rapport avec le changement climatique qui se tient du 20 au 24 septembre.

L’organisation de cette réunion au Maroc “traduit une volonté politique exemplaire qui vient cimenter l’engagement du Royaume en faveur des choix généraux de l’UNESCO”, a-t-il indiqué.

De même, elle “illustre l’adhésion constante du Royaume aux efforts de la communauté internationale en faveur de la cohabitation pacifique, la stabilité, les besoins du vivre ensemble et du développement durable”, a-t-il relevé. Lancée par l’UNESCO en partenariat avec la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture, cette initiative s’assigne pour objectif de renforcer les engagements des 195 pays ayant été présents lors de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, pour lutter contre la menace provoquée par le changement climatique, indique samedi un communiqué des organisateurs.

A cette fin, l’UNESCO a fait appel à 24 experts en environnement pour élaborer une première version d’un avant-projet de déclaration, qui servira de base technique pour les consultations avec les États membres avant l’adoption du texte final, en novembre 2017, soulignent les organisateurs.

La déclaration inclurait des principes éthiques tels que la nécessité de sauvegarder les intérêts des générations présentes et futures et le principe selon lequel les pollueurs doivent payer le prix des dommages qu’ils causent, ajoutent-ils.

Les experts du groupe Ad Hoc (GEAH), provenant de l’Afrique, du monde arabe, de l’Asie, du Pacifique, de l’Europe, de l’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Amérique du Nord, sont des spécialistes de la science du climat, de la biologie, des sciences de l’environnement, du Droit, de l’océanographie, de la météorologie, de l’économie, de la philosophie et de l’éthique.