Skhirat- CCNUCC: Véritable volonté de mettre en place l’Accord de Paris

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S’il reste encore beaucoup de travail à déployer sur le terrain pour l’implémentation de l’accord de Paris, la volonté positive dont ont fait preuve les délégations en conclave à Skhirat justifierait l’optimisme qui prévaut auprès du secrétariat général de la CCNUCC

La secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Patricia Espinosa, s’est dite satisfaite de la “véritable volonté positive” perçue auprès de toutes les délégations lors des consultations informelles à Skhirat, de contribuer, de façon constructive, à mettre en place les moyens d’implémentation de l’Accord de Paris.

“Il y a encore beaucoup d’actions à déployer sur le terrain, mais cet engagement prouve aussi que le progrès est possible et la volonté pour y arriver existe bel et bien”, a noté Mme Espinosa dans un entretien publié jeudi par l’Economiste, à l’occasion des consultations informelles entre les parties dans le cadre des préparatifs de la COP22, tenues récemment à Skhirat.

Ces discussions constituaient une “excellente opportunité” pour examiner les problématiques sur lesquelles il faut se concentrer en vue de la Conférence de Marrakech, a-t-elle dit.

Concernant les ratifications simultanées de l’Accord de Paris par les Etats-Unis et la Chine, Mme Espinosa a estimé que ces décisions n’auront pas uniquement un impact positif sur les travaux de Marrakech, mais aussi sur les acquis globaux obtenus jusque-là dans la lutte contre les changements climatiques.

“Je pense que le fait que les deux plus gros pollueurs du monde aient ratifié cet accord est extrêmement significatif”, a-t-elle affirmé, rappelant qu’il s’agit de deux Etats qui ont toujours été quelque peu réticents à prendre des décisions majeures pour s’engager dans l’agenda mondial contre le changement climatique.

Ces annonces constituent des signaux très positifs et offrent davantage de possibilités pour l’application rapide de l’Accord de Paris, a-t-elle noté.

Quant à la différenciation à établir entre gros et petits pollueurs dans le prix à payer pour atteindre les objectifs climat, Mme Espinosa a relevé que tout le monde est d’accord que “chacun de nous, que l’on soit petit ou grand pollueur, a une responsabilité commune vis-à-vis du réchauffement climatique”, notant que l’Accord de Paris intègre aussi le fait que cette responsabilité est plus importante dans certaines régions du monde plus que d’autres, ou dans certains pays par rapport à d’autres.

“A cet égard, certains négociateurs exigent que les pays développés doivent soutenir les efforts financiers et techniques nécessaires aux programmes d’adaptation dans les pays en développement”, a fait savoir la responsable onusienne.