Le pathétique de deux ministres des droits de l’homme, un ancien et un futur ancien

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Mustapha Ramid et Mohamed Ziane. Deux figures des barreaux, deux avocats donc, deux ministres des Droits de l’Homme, l’un, de son passage on en a plus que le triste souvenir, l’autre en exercice, mais pour combien de temps encore, deux façons d’exprimer les choses avec les mots de l’extrême et du péremptoire,  deux personnages que rien ne rassemble sinon qu’aujourd’hui ils incarnent, chacun dans son répertoire, le pathétique.

Pathétique est Mustapha Ramid qui s’embourbe au fur et à mesure qu’il essaye de se dépêtrer de cette malheureuse histoire de la secrétaire décédée sans qu’il ne l’ait jamais déclarée à la CNSS. Là où le ministre des Droits de l’Homme devrait en finir avec la mauvaise série de dénonciations en présentant un simple numéro d’affiliation, il enclenche un feuilleton de témoignages pour se racheter une conduite, se refaire une vertu. D’abord la mère de la défunte, ensuite son père auquel on a fait authentifier sa signature de peur qu’il ne se ravise, et entre les deux son associé au cabinet. En chœur pour nous dire combien il est bon Ramid, combien il est généreux Mustapha qui ne se rend même pas compte qu’il s’est placé lui-même dans des sables mouvants, plus il s’agite mieux il s’enfonce. Personne n’a rien à faire de sa bonté, de sa prodigalité ou de sa philanthropie. Mais tout le monde veut qu’un ministre respecte les lois de son pays. Elles seules fondent l’Etat de droit et supportent l’Etat moderne. Point Barre.

Pathétique est Mohamed Ziane à la manifestation des avocats à Casablanca qui les dépossède de leur mouvement de contestation (légitime ou pas) pour s’écrier que c’est lui seule qui «paye  le cher prix dans l’histoire de ce pays, alors qu’il n’a jamais été ni un révolutionnaire ni un traitre ». On saisit ce qu’il sous-entend, on comprend la souffrance du père, on n’accepte pas l’amalgame. Et puis cette façon de hurler qu’il n’y a que 15 cas de coronavirus au Maroc et que le tout hallali fait autour c’est pour mieux réprimer le peuple. S’il est si sûr de son chiffre, pourquoi portait-il un masque, qu’il a juste baissé pour prendre la parole, doublé d’une visière. Pathétique, vous a-t-on dit.  

 

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