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Football féminin : les Lionnes à l’heure de la confirmation continentale
L’organisation de la CAN 2026 au Maroc place les Lionnes de l’Atlas face à une forte attente. Finalistes en 2022, déjà devant leur public, puis à nouveau présentes au dernier rendez-vous continental, elles abordent cette édition avec l’ambition de franchir enfin la dernière marche.
Quid avec MAP
À la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026, prévue à partir du 26 juillet au Maroc, les Lionnes de l’Atlas abordent la compétition avec un statut nouveau. Finalistes des deux dernières éditions, fortes d’un parcours historique au Mondial 2023 et portées par la progression du championnat national, elles visent désormais un premier titre continental devant leur public.
Une progression construite sur la durée
Longtemps en retrait sur la scène africaine, le football féminin marocain a changé de dimension en quelques années. Cette évolution ne repose pas seulement sur une génération talentueuse, mais sur une stratégie structurée autour de la formation, de la professionnalisation et du développement des infrastructures.
La Fédération Royale Marocaine de Football a progressivement fait de la discipline un axe central de son projet sportif. Le renforcement des compétitions nationales, la création de structures dédiées aux jeunes joueuses et l’amélioration de l’encadrement technique ont permis d’élargir le vivier et d’élever le niveau général.
Les résultats ont rapidement suivi. La sélection nationale s’est installée parmi les principales équipes du continent, tandis que les clubs marocains ont gagné en compétitivité. Cette dynamique a aussi favorisé l’émergence de joueuses capables d’évoluer dans des championnats étrangers.
Le tournant du Mondial 2023
La Coupe du monde 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande a marqué une étape décisive. Pour leur première participation, les Lionnes de l’Atlas ont franchi la phase de groupes et atteint les huitièmes de finale, une première pour une sélection arabe.
Après une entrée en matière difficile, le Maroc a réagi avec caractère. Les victoires contre la Corée du Sud puis la Colombie ont révélé une équipe capable de résister à la pression, de s’adapter tactiquement et de saisir ses occasions.
Ce parcours a renforcé la crédibilité du projet marocain. Il a également donné une visibilité nouvelle au football féminin dans le Royaume, attirant davantage l’attention du public, des médias et des jeunes pratiquantes. Les Lionnes ne sont plus seulement considérées comme une équipe en progression, mais comme une sélection appelée à rivaliser durablement avec les meilleures.
L’AS FAR, vitrine du modèle marocain
La réussite de l’AS FAR illustre cette montée en puissance. Le club militaire s’est imposé comme l’une des références du football féminin africain en remportant la Ligue des champions de la CAF en 2022 puis en 2025.
Ces deux sacres traduisent la qualité du travail accompli dans la durée. Ils témoignent aussi du niveau croissant du championnat marocain, devenu un véritable réservoir pour la sélection nationale.
L’AS FAR joue un rôle moteur en matière de formation, de préparation physique et d’exigence compétitive. Son expérience continentale permet à plusieurs internationales d’aborder les grands rendez-vous avec davantage de maturité. Elle contribue ainsi à rapprocher les standards du football de clubs de ceux du haut niveau international.
Cette réussite entraîne progressivement l’ensemble du championnat vers davantage de professionnalisme, avec des équipes mieux structurées, des joueuses mieux accompagnées et des compétitions plus disputées.
La CAN 2026, un défi à domicile
L’organisation de la CAN 2026 au Maroc place les Lionnes de l’Atlas face à une forte attente. Finalistes en 2022, déjà devant leur public, puis à nouveau présentes au dernier rendez-vous continental, elles abordent cette édition avec l’ambition de franchir enfin la dernière marche.
L’avantage du terrain constitue un atout important. Le soutien populaire avait joué un rôle majeur en 2022 et devrait encore créer une dynamique autour de l’équipe. Mais cette exposition augmente aussi la pression. Le Maroc ne sera plus perçu comme un outsider, mais comme l’un des favoris.
Le groupe dispose néanmoins de plusieurs arguments. L’expérience acquise au Mondial, la continuité du travail technique, la présence de joueuses évoluant à l’étranger et la montée en puissance du championnat national offrent à la sélection une base plus solide.
L’équilibre entre cadres expérimentées et jeunes talents sera déterminant. La capacité à gérer les moments difficiles, à rester efficace dans les zones décisives et à supporter la pression des matches à élimination directe pèsera lourd dans la quête du titre.
Transformer l’élan en consécration
Le football féminin marocain a dépassé le stade de la simple promesse. Les performances de la sélection, les succès de l’AS FAR et l’élargissement du vivier témoignent d’un projet arrivé à maturité.
La CAN 2026 représente donc davantage qu’une compétition supplémentaire. Elle constitue l’occasion de convertir plusieurs années de progrès en consécration continentale. Un premier sacre confirmerait le Maroc comme l’une des grandes puissances du football féminin africain et donnerait un nouvel élan à la discipline.
Devant leur public, les Lionnes de l’Atlas ont l’opportunité d’écrire une nouvelle page de leur histoire. Leur ascension est déjà une réalité. Reste désormais à la transformer en titre.