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5G, CNSS, Zone d’accélération industrielle, enseignement en Conseil de gouvernement
La 5G marque l’entrée du Maroc dans une nouvelle ère de connectivité, ouvrant la voie à l’innovation numérique, aux industries de pointe et à la transformation des services publics.
Le Conseil de gouvernement tenu jeudi à Rabat a approuvé une série de décrets. La 5G à la sécurité sociale, l’industrie et l’enseignement supérieur sont les principaux chapitres de ce conseil qui a mis sur les rails l’établissement de la 5G en autorisent Itissalat Al-Maghrib, Médi Telecom et Wana Corporate à établir et exploiter des réseaux.
Le Maroc entre dans l’ère de la 5G
Le gouvernement a franchi un cap majeur dans le domaine des télécommunications avec l’approbation de trois décrets relatifs à l’octroi de licences 5G. Présentés par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, ces textes autorisent respectivement Itissalat Al-Maghrib, Médi Telecom et Wana Corporate à établir et exploiter des réseaux de cinquième génération.
Cette décision, fruit d’un appel à concurrence lancé par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), vient parachever un processus amorcé en 2025 avec la validation du cahier des charges fixant les conditions techniques et réglementaires de la 5G.
Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a souligné que cette étape marque l’entrée du Maroc dans une nouvelle ère de connectivité et de performance, ouvrant la voie à l’innovation numérique, aux industries de pointe et à la transformation des services publics. L’adoption de la 5G ne représente pas seulement un progrès technologique, mais un véritable levier de compétitivité économique et de souveraineté numérique.
Meknès : une zone d’accélération industrielle pour dynamiser le territoire
Le Conseil a également approuvé le décret n°2.25.475 portant création de la zone d’accélération industrielle (ZAI) de Meknès, dans la commune de Sidi Slimane Moul Al Kifane. Présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, ce projet vise à doter la préfecture d’une infrastructure industrielle moderne, capable d’attirer l’investissement et de renforcer la compétitivité du tissu productif régional.
Cette ZAI s’inscrit dans la stratégie nationale de développement industriel, qui mise sur des pôles régionaux intégrés, tournés vers l’export et la transition écologique. Elle accueillera des activités variées, allant de l’agro-industrie aux technologies vertes, dans un cadre réglementé garantissant durabilité et inclusion.
Mustapha Baitas a rappelé que ces zones, déjà déployées à Tanger, Kénitra, Laâyoune et Casablanca, sont devenues des leviers essentiels de la relance industrielle, de la création d’emplois et de la montée en gamme de la production nationale. Meknès, ville à fort potentiel logistique et agricole, ambitionne ainsi de se positionner comme un hub industriel de nouvelle génération, capable de conjuguer innovation, environnement et compétitivité.
Enseignement supérieur : deux nouvelles écoles dans le giron du partenariat public
Autre décision majeure, l’adoption du projet de décret n°2.25.560 complète la liste des établissements d’enseignement supérieur liés à l’État par convention de partenariat. Deux nouvelles institutions rejoignent ce cadre : l’École supérieure des techniques de l’eau, de l’énergie et du développement durable, et l’École supérieure d’ingénierie biomédicale et des technologies de la santé.
Présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ce texte traduit la volonté de diversifier l’offre de formation et de renforcer les passerelles entre université, recherche et économie. Ces établissements ont pour vocation de former des profils adaptés aux mutations énergétiques, technologiques et médicales du pays.
Dans le même esprit d’ouverture internationale, le Conseil a également pris connaissance de la convention signée entre le Maroc et l’Irak sur le transfèrement des personnes condamnées, en application de la Convention de Riyad de 1983. Cet accord, accompagné d’un projet de loi d’approbation, témoigne du renforcement des liens judiciaires et diplomatiques entre les deux États, dans un cadre fondé sur la coopération et le respect du droit.
Gouvernance sociale : une nouvelle configuration pour le Conseil d’administration de la CNSS
Le Conseil de gouvernement a enfin adopté le décret n°2.25.641 relatif au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Présenté par Younes Sekkouri au nom de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, ce texte actualise le fonctionnement de l’institution conformément à la loi n°02.24 promulguée en février 2025.
Le décret précise la représentation des différentes composantes au sein du Conseil d’administration : État, employeurs et travailleurs affiliés aux organisations les plus représentatives. Il fixe aussi les modalités de désignation, de calcul des sièges, et les cas de perte ou de remplacement de la qualité de membre.
Cette refonte s’inscrit dans une logique de gouvernance rénovée, visant à assurer une meilleure représentativité et une gestion plus transparente du régime de sécurité sociale. Elle accompagne l’élargissement de la couverture sociale universelle, l’une des réformes phares du Royaume, destinée à garantir la dignité, la protection et l’équité pour tous les citoyens.
En modernisant ses organes de gestion, la CNSS consolide son rôle de pilier de la cohésion nationale et de moteur de progrès social.