À Laâyoune, la diplomatie scientifique s’affirme comme levier africain

À Laâyoune, la diplomatie scientifique s’affirme comme levier africain

Les travaux ont réuni experts, universitaires et représentants consulaires autour de plusieurs axes : transition énergétique, écosystèmes climatiques, diplomatie sanitaire et innovation scientifique.

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La Faculté de médecine et de pharmacie de Laâyoune a accueilli la première édition du Forum du Sahel et du Sahara pour la diplomatie scientifique. Chercheurs, responsables institutionnels et étudiants venus de plusieurs pays africains y ont débattu des moyens de faire de la science un instrument de coopération, d’investissement et de développement partagé sur le continent.

Une rencontre stratégique au cœur des provinces du Sud

Organisé par le groupe marocain Ecology Moroccan Technology, spécialisé dans les politiques publiques et l’ingénierie environnementale, le forum ambitionne d’installer un rendez-vous annuel consacré aux défis du Sahel et du Sahara. L’objectif est clair : renforcer le rôle du Maroc comme acteur de référence en matière de coopération scientifique et d’innovation, dans le prolongement des orientations africaines du Royaume fondées sur le partenariat Sud-Sud et le développement durable.

Pour le président du forum, Abdelali Tahiri, la multiplication des crises environnementales, sanitaires et économiques impose de nouvelles formes de dialogue. La diplomatie scientifique, explique-t-il, peut devenir un outil de coopération et de stabilité, capable de transformer la connaissance en facteur de sécurité humaine et de croissance durable. Elle permettrait aussi de dynamiser les échanges entre pays africains et de soutenir les priorités stratégiques du continent.

Vers la souveraineté scientifique et sanitaire africaine

La doyenne de la faculté, Fatima Zahra Alaoui, insiste sur la dimension académique et humaine de l’événement. Selon elle, la coopération scientifique constitue une étape essentielle vers la souveraineté sanitaire et économique de l’Afrique. La présence d’étudiants issus de plus de vingt pays subsahariens au sein de l’établissement illustre déjà cette dynamique de solidarité continentale.

Pour ces étudiants, le Maroc représente un espace de formation et d’ouverture. Ali Said Abdichoukour, étudiant djiboutien en cinquième année de médecine, souligne les opportunités offertes par les universités marocaines et la qualité de l’encadrement académique, favorisant la montée en compétence des futures élites africaines.

Investissement, innovation et climat au centre des débats

Les travaux ont réuni experts, universitaires et représentants consulaires autour de plusieurs axes : transition énergétique, écosystèmes climatiques, diplomatie sanitaire et innovation scientifique. Conférences et panels ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer les partenariats académiques africains et d’encourager l’investissement durable fondé sur la valorisation des compétences humaines.

Les participants ont également plaidé pour le renforcement de l’attractivité des provinces du Sud comme plateformes de dialogue et de production de connaissances. Pour eux, la diplomatie scientifique peut devenir un mécanisme structurant de la coopération africaine, ouvrant la voie à de nouveaux projets régionaux et internationaux.

À travers ce premier forum, Laâyoune confirme ainsi sa vocation de carrefour entre recherche, développement et coopération continentale.

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