Le Maroc en Culture : Innovation à l’uM6P, exposition à Marrakech et un novembre animé à Fès

Le Maroc en Culture : Innovation à l’uM6P, exposition à Marrakech et un novembre animé à Fès

À Marrakech, le musée des Confluences-Dar El Bacha accueille une grande rétrospective dédiée à Mohamed Azouzi, peintre et sculpteur marocain disparu en 2022.

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Entre l’ouverture du premier Master exécutif en propriété intellectuelle et innovation, l’hommage rendu à l’artiste marocain Mohamed Azouzi, le congrès international sur la nutrition et la santé à Fès, et un mois de novembre culturellement foisonnant dans la cité spirituelle, c’est un novembre animé qui se dessine entre recherche, mémoire et créativité.

Un Master pour relier innovation et propriété intellectuelle

L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), en partenariat avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), ont inauguré la première édition du Master Exécutif en Propriété Intellectuelle et Innovation (MIPI). Ce programme vise à former une génération d’experts capables d’accompagner les entreprises, chercheurs et jeunes innovateurs dans la protection et la valorisation de leurs créations.

Pour Abdelaziz Babqiqi, Directeur général de l’OMPIC, ce Master représente un levier majeur pour renforcer la compétitivité économique du Maroc. Il répond à un besoin stratégique : intégrer la propriété industrielle dans la dynamique nationale d’innovation et de recherche appliquée. Le président de l’UM6P, Hicham El Habti, a, quant à lui, salué une formation qui unit rigueur académique et expertise institutionnelle, dans un contexte mondial où la connaissance devient le premier capital. L’OMPI, représentée par Hani Aji, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la construction d’un écosystème africain de l’innovation, fondé sur la coopération et la transmission du savoir.

Marrakech rend hommage à Mohamed Azouzi

À Marrakech, le musée des Confluences-Dar El Bacha accueille une grande rétrospective dédiée à Mohamed Azouzi, peintre et sculpteur marocain disparu en 2022. Organisée par la Fondation nationale des musées et son fils Amir Raphael Azouzi, l’exposition retrace le parcours d’un artiste qui a su unir les racines marocaines et la modernité occidentale. Sous le thème “Sous le signe du Noun”, cette exposition célèbre une œuvre dominée par les couleurs du désert, les symboles de la condition humaine et une spiritualité profonde.

Formé aux Beaux-Arts de Casablanca puis à Paris, Azouzi a su dialoguer entre ses origines et le monde. Pour Mehdi Qotbi, président de la FNM, cette exposition met en lumière un artiste resté fidèle à sa terre malgré la distance, dont les œuvres traduisent un lien organique entre la peinture et la mémoire. À travers ses toiles et sculptures, Azouzi nous laisse un héritage d’émotion et de lumière.

Fès, carrefour du savoir médical et du patrimoine culinaire

La faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire de Fès organise, du 29 au 31 octobre, le 13e congrès international sur l’histoire de la médecine sous le thème “Nutrition et Santé : Science et Patrimoine”. Cet événement réunit chercheurs marocains et étrangers autour d’une réflexion sur les liens entre alimentation, santé et culture.

Placée sous le signe du dialogue interculturel, cette édition met à l’honneur l’Espagne et aborde des thématiques allant des manuscrits médicaux anciens à la nutrition andalouse, en passant par la culture alimentaire marocaine. L’objectif est clair : faire de Fès une plateforme de recherche sur le patrimoine médical, tout en réconciliant science moderne et héritage historique. En marge du congrès, une exposition présentera des manuscrits et objets liés à l’histoire de la médecine au Maroc, en partenariat avec la Fondation scientifique Sidi Mchich El Alami et l’Institut Cervantès.

Les Marcheuses de Taza au Centre les Étoiles de la Médina

La cité millénaire de Fès s’apprête à vivre un mois de novembre marqué par un foisonnement d’activités culturelles. Expositions, résidences d’artistes, rencontres littéraires et spectacles vivants animeront la ville. L’Institut français consacre tout le mois à “Novembre Numérique”, un programme célébrant les cultures digitales à travers ateliers, créations interactives et performances.

Le Centre les Étoiles de la Médina accueillera “Les Marcheuses de Taza”, une lecture musicale autour des récits de femmes marocaines et immigrées, projet porté par l’association “Cultures et Connaissance du Monde Arabe”. L’Institut Cervantès, de son côté, proposera un voyage ludique dans les “mathématiques magiques” avec le professeur basque Pedro Alegría Ezquerra, avant d’aborder le 7 novembre la question des traductions du Coran à l’ère moderne.

Plus tard dans le mois, le Festival “L’Olive au Cœur”, organisé par l’AMESIP, liera culture, développement durable et insertion sociale. Les écrivains Habiba Touzani Idrissi et Mohamed Nedali seront également à l’honneur à l’Institut français, tandis que la slameuse Fatine Moubsit animera une résidence intitulée “Slam : Vie en vers”. Enfin, le spectacle participatif “Damoclès” viendra clôturer ce mois d’effervescence culturelle en invitant le public à dépasser ses zones de confort dans une expérience collective inédite.

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