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Le RNI de plain-pied dans l’après-Akhannouch
Celui qui est désormais l’ex-président du Rassemblement a défendu une approche mêlant réalisme et ambition pour accompagner les mutations économiques, sociales et institutionnelles du Royaume.
Le congrès extraordinaire à El Jadida, le Rassemblement national des indépendants a amorcé une nouvelle étape de son parcours politique. Entre appel à un modèle partisan renouvelé, bilan gouvernemental revendiqué et élection de Mohamed Chouki à la présidence du parti, la formation majoritaire affiche sa volonté de consolider son organisation et de préparer les prochaines échéances électorales dans un contexte national jugé décisif.
Un congrès sous le signe des mutations nationales
A l’ouverture des travaux du congrès extraordinaire, Aziz Akhannouch a donné le ton : la nécessité pour le RNI d’évoluer à la hauteur des transformations que connaît le Maroc. Selon lui, la conjoncture impose au parti de proposer un modèle politique alternatif capable de restaurer la confiance entre la société et l’action partisane.
Celui qui est désormais l’ex-président du Rassemblement a défendu une approche mêlant réalisme et ambition pour accompagner les mutations économiques, sociales et institutionnelles du Royaume. Il a estimé que ces changements exigent des élites conscientes de leurs responsabilités et des partis solides dans leurs référentiels comme dans leurs pratiques.
Dans son intervention, Akhannouch a également replacé ces orientations dans la dynamique nationale, évoquant un Maroc en progression régionale et internationale, porté par la consolidation des institutions et la justice sociale. Pour lui, la période actuelle représente une phase charnière marquée par des échéances majeures nécessitant une mobilisation globale des structures partisanes.
Préparer les échéances électorales
Le congrès s’est tenu dans un contexte interne particulier, marqué par la nécessité d’adapter l’organisation du parti à l’approche des prochains scrutins. Les participants ont ainsi été appelés à voter la prorogation du mandat des structures ainsi que l’élection d’une nouvelle direction.
Aziz Akhannouch a exhorté militants et cadres à poursuivre leur engagement au service du parti et du parcours démocratique national, estimant que la responsabilité du RNI est aujourd’hui considérable. Il a plaidé pour la mise en commun de toutes les énergies afin de répondre aux attentes des citoyens et de maintenir la crédibilité politique de la formation.
De son côté, Rachid Talbi Alami, président de la commission préparatoire, a mis en avant les réalisations accomplies depuis l’accession du parti à la conduite du gouvernement. Il a évoqué des avancées économiques et sociales accompagnant la mise en œuvre des programmes publics, présentées comme un socle pour la prochaine étape politique.
Mohamed Chouki, le nouveau président
Le congrès a abouti à la désignation de Mohamed Chouki à la présidence du RNI. Candidat unique, il a obtenu 1.910 voix valides sur 1.933 suffrages exprimés. La prolongation du mandat des structures du parti a également été approuvée à la majorité.
Dans son discours, Chouki a salué l’expérience accumulée par le parti au fil de ses différentes étapes, la qualifiant de richesse organisationnelle faisant du RNI un acteur central de la scène politique nationale. Il a estimé que la participation gouvernementale a permis des avancées concrètes dans plusieurs chantiers économiques et sociaux.
Le nouveau président a souligné que ces résultats constituent une base pour poursuivre l’action politique et renforcer la confiance dans le projet du parti. Il a insisté sur la continuité des principes de bonne gouvernance, d’équité et d’égalité des chances.
Un parti tourné vers l’avenir
Mohamed Chouki a affiché l’ambition du RNI de remporter les prochaines échéances électorales, conditionnée selon lui par la mobilisation interne et l’écoute des attentes citoyennes. Il a affirmé que la validation d’environ 95 % des candidats témoigne d’une préparation avancée et d’une organisation structurée.
Le nouveau président a appelé les militants à un engagement de terrain soutenu afin d’assurer la continuité du projet politique et de consolider la présence du parti dans le paysage national. Il a également insisté sur la nécessité d’une action responsable au service de la stabilité et du progrès du Royaume.
Cette transition interne surprise, et surprenante, intervient ainsi comme une phase de recomposition stratégique pour la formation majoritaire, qui déclare conjuguer bilan gouvernemental et renouvellement organisationnel pour aborder les défis politiques à venir.