L’économie mondiale fait preuve de résilience, mais de manière inégale, selon le FMI

L’économie mondiale fait preuve de résilience, mais de manière inégale, selon le FMI

La directrice du département des études du Fonds monétaire international (FMI), Silvana Tenreyro

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Malgré les tensions géopolitiques et commerciales, l’économie mondiale a mieux résisté que prévu au premier semestre 2026, portée notamment par les investissements dans l’intelligence artificielle et la capacité d’adaptation des entreprises. Le Fonds monétaire international (FMI) souligne toutefois le caractère inégal et fragile de cette résilience, face aux risques liés à la guerre au Moyen-Orient, à la volatilité des prix de l’énergie, aux tensions inflationnistes et au durcissement potentiel des conditions de financement.

L’économie mondiale fait preuve de résilience face à la persistance des tensions géopolitiques et commerciales, mais cette capacité d’adaptation demeure inégale selon les pays, a indiqué, mardi à Bangkok, la directrice du département des études du Fonds monétaire international (FMI), Silvana Tenreyro.

 "L’activité économique au premier semestre 2026 a mieux résisté que prévu, malgré la prolongation de la guerre au Moyen-Orient et les tensions commerciales persistantes. Mais cette résilience reste inégale d’un pays à l’autre", a relevé Mme Tenreyro lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la publication du rapport du FMI sur les "Perspectives économiques mondiales", en marge des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, qui se tiennent du 12 au 18 octobre à Bangkok.

 Selon l’économiste, cette résilience s’explique notamment par le dynamisme des investissements dans l’intelligence artificielle (IA), qui a soutenu la demande, ainsi que par la capacité des entreprises et des économies à s’adapter à des perturbations répétées.

 Toutefois, ces facteurs d’amortissement s’affaiblissent progressivement, a-t-elle estimé, soulignant que la diminution des stocks, la vulnérabilité persistante des marchés des matières premières, les risques de fragmentation économique et une éventuelle dégradation de la confiance en cas d’incertitude prolongée réduisent la capacité des économies à absorber de nouveaux chocs.

 Par ailleurs, les contraintes énergétiques pourraient freiner la dynamique des investissements liés à l’IA, tandis que les conditions de financement pourraient se durcir brusquement, notamment sous l’effet des préoccupations liées à la viabilité des finances publiques, a-t-elle ajouté.

 Une prolongation de la guerre au Moyen-Orient pourrait également maintenir les prix de l’énergie et des denrées alimentaires à des niveaux élevés et volatils, raviver les pressions inflationnistes et peser sur la croissance, a-t-elle averti.

 Les perturbations des infrastructures énergétiques, les cyberattaques et les phénomènes météorologiques extrêmes pourraient encore amplifier ces effets, a souligné Mme Tenreyro.

 Le rapport du FMI identifie néanmoins plusieurs facteurs susceptibles d’améliorer les perspectives économiques, notamment la poursuite d’une dynamique soutenue des investissements dans l’IA, la concrétisation plus rapide des gains de productivité attendus, la conclusion de nouveaux accords commerciaux et l’accélération des investissements dans la sécurité énergétique, sous l’effet de la hausse des prix des combustibles fossiles.

 Face à ces incertitudes, l’institution met en exergue la nécessité de renforcer la résilience des économies à moyen terme, notamment à travers la consolidation des finances publiques, l’amélioration de la sécurité énergétique, une meilleure préparation à l’IA et le maintien de voies ouvertes au commerce et à la coopération internationale.

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