Actu
Les Bourses asiatiques chutent dans le sillage de la tech à Wall Street, le pétrole reflue
Des opérateurs de change surveillent les taux de change tandis qu'un écran électronique (en haut) affiche l'indice boursier de référence sud-coréen (KOSPI) dans une salle des marchés de change du siège de la Hana Bank à Séoul, le 23 juin 2026. (Photo Jade GAO / AFP)
Les principales Bourses asiatiques ont terminé la semaine en forte baisse dans le sillage du repli des valeurs technologiques à Wall Street, marqué notamment par la chute d'Apple et le recul des autres géants du secteur. Dans le même temps, les cours du pétrole ont repris leur mouvement baissier malgré les tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz, les investisseurs restant attentifs à l'évolution des marchés financiers et de la situation géopolitique.
Hong Kong, Chine - Les Bourses asiatiques ont chuté à l'issue d'une séance en dents de scie pour le secteur technologique à Wall Street, marquée notamment par la dégringolade du titre d'Apple, la Bourse de Séoul rencontrant notamment une vague de ventes massives.
Suspension de séance à Séoul
Les places de Séoul et Tokyo ont plongé vendredi après les pertes enregistrées par Wall Street jeudi où Apple a entraîné les géants des "Sept Magnifiques" à la baisse après avoir relevé les prix de ses ordinateurs Mac, de ses tablettes iPad et de plusieurs accessoires dans le monde entier, invoquant l'envolée du coût des puces mémoire provoquée par l'essor de l'intelligence artificielle (IA).
En parallèle, le groupe Microsoft (-3,46% à 352,83 dollars) a aussi annoncé jeudi qu'il allait augmenter de 100 à 150 dollars le prix de ses consoles de jeux vidéo Xbox dans le monde à partir du 1er août, invoquant les mêmes raisons qu'Apple.
Vers 03h30 GMT vendredi, l'indice Kospi de la Bourse de Séoul chutait de 8,2% à 8.199,81 points — avant qu'une suspension des échanges de 20 minutes ne soit décrétée — à l'issue d'une semaine mouvementée au cours de laquelle il a connu des fluctuations brutales.
Plus tôt vendredi, vers 03h00 GMT, l'indice vedette Nikkei de la Bourse de Tokyo lâchait 3,82% à 69.602,75 points.
Le géant de l'investissement technologique SoftBank a plongé de plus de 12%, le New York Times ayant rapporté qu'OpenAI, le créateur de ChatGPT, envisageait de repousser son introduction en bourse jusqu'en 2027.
A la Bourse de Séoul, l'indice Kospi sombrait de de 7,22% à 8.285,46 points, lesté par les pertes des géants des semi-conducteurs Samsung Electronics (-8,51%) et SK hynix (-8,74%).
A Taïwan, l'indice Taiex abandonnait à la même heure 2,37%. Le géant des puces électroniques TSMC, moteur absolu de la Bourse de Taipei, abandonnait 1,88%.
L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong décrochait de 2,05%, et Tencent, qui y est coté, perdait 2,09%.
L'indice composite de la Bourse de Shanghai reculait de 2,29% et celui de Shenzhen de 2,75%.
Le secteur technologique a été le principal moteur d'une envolée vers des sommets historiques sur plusieurs marchés mondiaux, portée par un engouement vertigineux pour tout ce qui touche à l'IA.
Cependant, cette euphorie semble s'essouffler ces derniers temps, les valorisations des entreprises paraissant démesurées et les investisseurs s'interrogeant sur le moment où les entreprises verront un retour sur les milliers de milliards investis.
"Quelques fissures sont apparues dans le secteur technologique récemment", a commenté Matt Maley de la société de courtage américaine Miller Tabak.
"Par conséquent, nous pensons qu'il sera extrêmement important d'observer l'évolution de ces +hyperscalers+ (les géants du cloud computing, NDLR) à l'avenir car, s'ils continuent de baisser, il sera très difficile pour le reste du marché de progresser", a-t-il ajouté.
Pétrole à la baisse
Les cours du pétrole ont repris leur trajectoire descendante qui a marqué la semaine, après avoir augmenté d'environ 2% jeudi suite à l'annonce qu'un cargo avait été endommagé par un projectile inconnu au large des côtes d'Oman, dans le détroit d'Ormuz.
Le baril de West Texas Intermediate lâchait 1,32% à 70,97 dollars, tandis que le baril de Brent, référence internationale, perdait 1,37% à 74,23 dollars vers 03h00 GMT.
Cette attaque a poussé l'Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz, qui doit permettre de faire sortir quelque 11.000 marins bloqués dans le Golfe.
D'après les médias américains citant un responsable, cette attaque, venue d'un projectile d'origine inconnue selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, est imputable aux forces armées iraniennes.
L'autorité maritime iranienne responsable du détroit a averti après l'attaque que "tout passage en dehors du cadre défini" par l'Iran "ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé et ne donnerait pas droit à une couverture d'assurance". (AFP)