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Mondial-2026: l'Equateur peut-il gâcher la fiesta du Mexique?
Le milieu de terrain équatorien n° 10, Kendry Paez (au centre à gauche), et l'attaquant n° 20, Nilson Angulo (au centre à droite), célèbrent leur victoire à l'issue du match de football de la Coupe du monde 2026, groupe E, opposant l'Équateur à l'Allemagne au New York/New Jersey Stadium d'East Rutherford, le 25 juin 2026. (Photo : Jewel Samad / AFP)
Mexico, Mexique - Pays co-organisateur du Mondial et fou de foot, le Mexique n'imagine pas autre chose qu'une qualification pour les 8e de finale mais l'Equateur compte sur ses stars d'Europe, Pacho, Hincapie ou Caicedo, pour gâcher la fête du stade Azteca, mardi (20h00 locales/03h00 à Paris).
"El Tri" mexicain contre "La Tri" équatorienne, deux surnoms quasi identiques en référence aux trois couleurs des drapeaux nationaux: la rencontre est aussi un match entre deux équipes qui ont vécu leur premier tour de manières complètement opposées.
"El Tri" a marché sur l'eau, avec trois victoires et aucun but encaissé. "La Tri" a déjà connu un psychodrame, avec une défaite inaugurale contre la Côte d'Ivoire (2-1) suivie d'un nul contre Curaçao (0-0), avant de réaliser un miracle contre l'Allemagne, vaincue 2-1 in extremis.
Jeudi soir, après la qualification au forceps, l'Equateur a plongé dans une nuit de folie, suivie d'un... jour férié décrété par le président Daniel Noboa.
"Merci aux joueurs et à l'entraîneur qui, malgré les critiques, les insultes et les moments difficiles qu'ils ont traversés, ont réussi à se ressaisir et à offrir cette immense joie à tout le pays", a écrit le chef de l'Etat sur X.
Les Mexicains devront donc s'avancer avec prudence. Les déboires initiaux de leurs adversaires ont peut-être un peu trop vite fait oublier que l'Equateur avait terminé deuxième des qualifications sud-américaines, derrière les champions du monde argentins, mais devant la Colombie, l'Uruguay et le Brésil.
Et surtout que l'équipe est construite autour d'une génération de jeunes talents qui évoluent au plus haut niveau du football international: Willian Pacho (PSG) et Piero Hincapie (Arsenal), finalistes de la Ligue des champions, Moises Caicedo, pilier de Chelsea, ou d'autres comme Joël Ordonez (Club Bruges) ou Nilson Angulo (Sunderland), rompus aux joutes des grandes compétitions en Europe.
- "Objectif clair" -
Le Mexique comptera sur la stabilité de son 4-3-3 et sur le soutien des 85.000 fans déchaînés de son temple de Mexico pour franchir la marche.
Lors de ses deux précédentes Coupes du monde à la maison, en 1970 et 1986, "El Tri" avait atteint à chaque fois les quarts de finale. Et pour le truculent entraîneur Javier Aguirre, qui a obtenu de pouvoir préparer son groupe pendant cinq semaines, l'objectif est évidemment de faire au moins aussi bien.
"Ce Mexique a des idées très claires, un objectif clair", avait-il avancé avant de remporter ses trois rencontres de poule contre l'Afrique du Sud (2-0), la République tchèque (3-0) et la Corée du Sud (1-0).
Les six buts déjà marqués l'ont été par cinq joueurs différents, comme une illustration de la philosophie du coach: un collectif ou les leaders comme Santiago Gimenez ou Nelson Alvarez ne sont pas des stars, mais où chacun prend ses responsabilités.
Le vainqueur affrontera le gagnant de la rencontre Angleterre-RD Congo (mercredi 12h00/18h00 à Paris).