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Pérou-Maroc : Le ministre des AE sur la sellette au sujet du discours controversé de son président à l’ONU
Le ministre des Affaires étrangères du Pérou, César Landa (à droite) et le président du Pérou Pedro Castillo.
Lima - Le ministre des Affaires étrangères du Pérou, César Landa, devra comparaîtra le 21 octobre courant devant la session plénière du Congrès pour s’expliquer sur le discours controversé du président Pedro Castillo, prononcé en septembre dernier devant la 77 Assemblée générale des Nations Unies (ONU).
En cause, les déclarations du président à la tribune de l’ONU qui ont projeté, selon le parti de la Rénovation populaire, "une image négative dans le système des nations civilisées" et que le président a porté préjudice aux relations du Pérou avec des pays comme la Russie, Israël, le Royaume-Uni et le Maroc, qu'il a mentionnés dans son discours.
Le chef de la diplomatie Landa a indiqué, dans un message publié jeudi sur son compte Twitter, qu'il se rendra "de nouveau au Congrès de la République pour répondre aux questions soulevées".
Il a ajouté qu'à cette occasion, qui interviendra après son retour d'un voyage officiel en Europe et au Mexique, il expliquera "à nouveau la politique étrangère du Pérou et le travail du ministère péruvien des Affaires étrangères".
Le ministre s'est exprimé peu de temps après que la demande d’audition présentée par un groupe de parlementaires de l'opposition ait recueilli 58 voix pour, dont 23 du parti fujimoriste (du nom du mouvement créé par l'ancien président péruvien Alberto Fujimori) Force populaire.
La demande a été promue par le parti conservateur de la Rénovation populaire et souligne que Castillo a prononcé un discours "contraire à l'éthique et hautement idéologique" à l'ONU, ce qui a "gravement nui à la politique étrangère et à la bonne image du Pérou".
Il soutient que les déclarations du président ont projeté "une image négative dans le système des nations civilisées" et que le président a porté préjudice aux relations du Pérou avec des pays comme la Russie, Israël, le Royaume-Uni et le Maroc, qu'il a mentionnés dans son discours.
Landa a déjà comparu le 26 septembre devant la commission des relations extérieures du Congrès pour s'expliquer sur la teneur de ce discours de Castillo.