Solde budgétaire : le déficit s’élève à 50,5 milliards de dirhams à fin septembre

Solde budgétaire : le déficit s’élève à 50,5 milliards de dirhams à fin septembre

Selon la TGR, les ressources ordinaires, hors recettes d’emprunts, se sont établies à 454,9 MMDH, soit 84,8 % des prévisions de la loi de finances

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Le rapport trimestriel de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) révèle un solde budgétaire négatif de 50,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin septembre 2025. Ce résultat reflète un écart entre les ressources et les charges de l’État, malgré un niveau global de recettes conforme aux prévisions de la loi de finances.

Des recettes globales en progression

Selon la TGR, les ressources ordinaires, hors recettes d’emprunts, se sont établies à 454,9 MMDH, soit 84,8 % des prévisions de la loi de finances. Ces ressources proviennent principalement des impôts, droits de douane et redevances diverses. Les recettes d’emprunts, destinées à financer les besoins de trésorerie et les investissements publics, se sont élevées à 102,7 MMDH, tandis que les recettes issues des comptes spéciaux du Trésor ont représenté 25,4 % du total.

Des charges budgétaires soutenues

Les dépenses totales de l’État ont atteint 505,4 MMDH, correspondant à 75,3 % des prévisions. Les dépenses ordinaires représentent un peu plus de la moitié des charges (51,6 %), suivies des dépenses d’investissement (14,4 %) et des émissions des comptes spéciaux du Trésor (26,9 %). Les amortissements de la dette, pour leur part, s’élèvent à 37,5 MMDH.

Malgré ce déficit, l’exécution de la loi de finances dégage un excédent de ressources sur les charges de 14,7 MMDH lorsqu’on prend en compte les emprunts et le service de la dette. Le solde budgétaire négatif signifie que les dépenses publiques excèdent les recettes ordinaires de l’État sur une période donnée. Ce déficit n’est pas nécessairement inquiétant quand il reflète la mobilisation de ressources pour financer les investissements, soutenir la croissance et maintenir les services publics essentiels. L’équilibre budgétaire reste ainsi une question de gestion durable plus que de stricte égalité comptable.

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