Tarik Khbabez, le retour triomphal du Maroc sur le ring mondial du kick-boxing

Tarik Khbabez, le retour triomphal du Maroc sur le ring mondial du kick-boxing

Après une défaite difficile face au Lituanien Sergei Maslovayev quelques mois plus tôt, le boxeur marocain a su rebondir et reconquérir la ceinture mondiale du Glory.

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En décrochant le titre mondial des poids mi-lourds lors du championnat Glory 104 à Rotterdam, Tarik Khbabez a offert au Maroc une nouvelle page de gloire sportive. Surnommé « The Tank », le champion marocain renoue avec la tradition d’excellence incarnée par Badr Hari et consacre la résilience du sport marocain sur la scène internationale.

Par Omar Chlih – MAP avec Quid

Un champion forgé dans la persévérance

Le 11 octobre 2025 restera gravé dans la mémoire de Tarik Khbabez. Après une défaite difficile face au Lituanien Sergei Maslovayev quelques mois plus tôt, le boxeur marocain a su rebondir et reconquérir la ceinture mondiale du Glory. Face à l’Azerbaïdjanais-Iranien Bahram Rajabzadeh, il a livré un combat d’une intensité rare, ponctué de coups puissants et d’un suspense haletant. À l’issue de cinq rounds disputés, la victoire lui a été attribuée à l’unanimité par les juges, consacrant un retour éclatant au sommet.

Dans une déclaration empreinte d’émotion, Tarik confie avoir vécu un moment de fierté indescriptible lorsque le drapeau marocain a été hissé sous les acclamations du public. Ce sacre, qu’il a dédié au Roi Mohammed VI, incarne selon lui le triomphe de la volonté et de la discipline : « C’est la détermination à surmonter chaque épreuve qui fait les champions ».

Un parcours entre exil et enracinement

Né à Rabat en 1992 et installé aux Pays-Bas depuis l’âge de huit ans, Tarik Khbabez a connu un parcours semé d’embûches. D’abord passionné de football, il découvre le kick-boxing à 14 ans, inspiré par les exploits de Badr Hari. Les débuts furent difficiles : manque de moyens, absence de sponsors et sacrifices personnels. Mais la foi, la persévérance et le soutien indéfectible de sa mère ont forgé son caractère.

Sa carrière décolle lorsqu’il signe avec l’organisation One Championship, avant de rejoindre Glory en 2020. Quatre ans plus tard, il devient le premier Marocain à remporter le prestigieux titre mondial des poids mi-lourds, redonnant au drapeau national sa place sur les rings internationaux.

La fierté d’un Maroc qui gagne

Pour Tarik Khbabez, la réussite marocaine dans le kick-boxing ne relève pas du hasard. Elle est le fruit d’un héritage culturel et spirituel fort : « Le secret, c’est notre lien profond avec notre pays et nos ancêtres. Nous nous battons toujours pour rendre fier le public marocain, où qu’il soit ». Cette dimension patriotique, partagée par des figures comme Jamal Ben Saddik ou Ismael Lazaar, confère à chaque combat une valeur symbolique : celle d’un peuple qui se bat avec le cœur autant qu’avec les poings.

Son triomphe s’inscrit aussi dans un moment d’unité nationale, quelques semaines après la victoire historique des Lionceaux de l’Atlas à la Coupe du monde U20. Un parallèle que Tarik revendique avec fierté, y voyant la preuve que le talent marocain s’exprime désormais dans tous les domaines.

Un projet pour le Maroc et la jeunesse

Aujourd’hui au sommet de sa carrière, Tarik Khbabez regarde vers l’avenir avec la même humilité que lors de ses débuts. Son rêve : organiser un combat au Maroc, devant le public de son pays natal. Il a déjà fait part à l’organisation Glory de son souhait d’y concrétiser ce projet. À plus long terme, il aspire à s’installer définitivement au Maroc, investir dans la formation des jeunes et promouvoir le kick-boxing comme vecteur de discipline, d’inclusion et de dépassement de soi.

Aux jeunes Marocains qui veulent suivre sa voie, il adresse un message simple et puissant : « La clé du succès vient toujours de la souffrance. L’impossible n’est pas marocain ».

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