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Transport et logistique 2026 : 29 milliards de dirhams Air et Terre
Le programme d’investissement du rail, d’un coût total de 96 milliards de dirhams, inclut l’extension de la LGV Kénitra–Marrakech sur 430 km, la connexion vers Fès, ainsi que la création de services régionaux modernes. La Royal Air Maroc accompagnera cette dynamique en renouvelant sa flotte, qui passera de 60 à 71 appareils en 2026.
Avec près de 29 milliards de dirhams d’investissements programmés pour 2026, le ministère du Transport et de la Logistique investit a travers surtout les entreprises publiques sous sa tutelle dans la modernisation des infrastructures. Du rail à l’aérien, en passant par les hubs logistiques, le Royaume consolide ses ambitions de connectivité nationale et internationale. À travers des projets structurants, le Maroc s’engage dans une nouvelle ère de mobilité intégrée, durable et compétitive.
29 milliards pour accélérer la modernisation
Présentant le projet de budget sectoriel 2026 devant la Commission des infrastructures à la Chambre des représentants, le ministre Abdessamad Kayouh a dévoilé un plan d’investissement global atteignant près de 29 milliards de dirhams.
Ce montant se répartit entre 1,8 milliard d’investissements directs du ministère et 27 milliards pour les établissements et entreprises publics sous tutelle, essentiellement l’ONCF, la RAM et l’ONDA.
Cette enveloppe s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale de transport durable et intelligent, visant à renforcer les réseaux de mobilité et à soutenir la compétitivité logistique du pays.
Le ministre a insisté sur une approche intégrée, combinant grands chantiers structurants et amélioration continue des services publics.
Rail et ciel : la double ambition du Maroc
Le secteur aérien constitue l’un des piliers du plan. À l’horizon 2030, 38 milliards de dirhams seront mobilisés pour moderniser et agrandir les principaux aéroports du Royaume.
Les projets en cours concernent Rabat-Salé et Sania R’mel à Tétouan, tandis que ceux de Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Fès sont en phase de programmation.
Objectif : renforcer la capacité d’accueil et positionner le Maroc comme hub aérien régional de référence.
La Royal Air Maroc accompagnera cette dynamique en renouvelant sa flotte, qui passera de 60 à 71 appareils en 2026.
Onze nouveaux avions, dont neuf Boeing 737 MAX 8 et deux Dreamliner 787, viendront soutenir la montée en puissance de la compagnie nationale.
L’ONCF à Grande Vitesse
Sur le plan ferroviaire, l’ONCF poursuit l’ambition du Maroc d’un réseau à grande vitesse complet.
Le programme d’investissement du secteur, d’un coût total de 96 milliards de dirhams, inclut l’extension de la LGV Kénitra–Marrakech sur 430 km, la connexion vers Fès, ainsi que la création de services régionaux modernes.
Les financements sont déjà sécurisés grâce à des partenariats entre l’État, l’ONCF, les régions concernées et plusieurs banques de développement.
Les études pour la future LGV Marrakech–Agadir, longue de 240 km, sont bouclées. Ce projet réduira le trajet à une heure seulement et favorisera la mobilité touristique et économique du Sud.
Autre projet structurant : la ligne Marrakech–Essaouira via Chichaoua, longue de 120 km, avec un temps de trajet réduit à une heure entre Marrakech et Essaouira.
Logistique : vers un maillage national et africain
La logistique, essentielle également pour la compétitivité du Royaume n’est pas en reste.
Le plan vise à mobiliser 750 hectares de foncier logistique d’ici 2028, dont 500 hectares déjà sécurisés, pour couvrir l’ensemble des régions et fluidifier les échanges.
Les provinces du Sud bénéficient d’une attention particulière, avec la création de zones modernes et connectées :
- la zone d’activités économiques et logistiques d’El Argoub,
- le centre routier d’El Guerguerat,
- et la zone logistique de Dakhla.
Ces projets ancrent le rôle du Maroc comme plateforme logistique africaine et soutiennent le commerce transsaharien, tout en renforçant la souveraineté économique du pays.