Conseil de sécurité : l’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine, une victoire de la logique de l’unité sur l’illusion séparatiste

Conseil de sécurité : l’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine, une victoire de la logique de l’unité sur l’illusion séparatiste

Entrée dans la soirée du 4 février 2016 du Roi Mohammed VI à Laayoune

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La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 31 octobre 2025 marque un tournant décisif dans le dossier du Sahara marocain. En consacrant l’autonomie sous souveraineté marocaine comme base exclusive d’un règlement politique durable, la communauté internationale valide la voie du réalisme et de la légitimité, portée par la diplomatie du Roi Mohammed VI. Hassan Abdelkhalek, ancien ambassadeur du Maroc successivement en Jordanie et en Algérie, explique pour ce vote historique scelle la victoire du principe d’unité sur le mirage séparatiste, tout en réaffirmant la centralité du Maroc comme acteur de stabilité régionale et de coopération internationale.

Hassan Abdelkhalek

Jamais, dans l’histoire des réunions du Conseil de sécurité des Nations unies depuis qu’il traite la question du Sahara il y a un demi-siècle, les Marocains n’avaient suivi avec autant d’attention et d’émotion une séance d’adoption de résolution que celle de ce vendredi 31 octobre 2025. Leurs téléphones et leurs réseaux sociaux vibraient d’expressions de joie et de félicitations, saluant la reconnaissance, enfin, par les Nations unies, du droit inaliénable du Maroc à affirmer sa souveraineté sur son Sahara, récupéré de la colonisation espagnole. Le Conseil de sécurité a en effet consacré l’Initiative marocaine d’autonomie comme base du règlement du différend régional artificiel autour de ce territoire.

Le triomphe de la légitimité internationale

Avec cette décision, le Conseil de sécurité a choisi la légalité internationale en réaffirmant le principe de l’unité face à l’illusion du séparatisme — une position que le Maroc défend inlassablement depuis l’inscription de la question du Sahara à l’ordre du jour de l’ONU en 1963. Cette victoire diplomatique est le fruit du travail conduit par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis son accession au Trône, afin de consolider l’unité territoriale du Royaume. Le discours royal prononcé à Laâyoune le 6 mars 2002 avait déjà tracé la ligne : « Le petit-fils du Roi libérateur Mohammed V et l’héritier du secret du Roi unificateur Hassan II, que Dieu sanctifie leurs âmes, et le garant constitutionnel de l’unité du Maroc, déclare en son nom et au nom de tous les citoyens que le Maroc ne renoncera pas à un seul pouce de son Sahara, indivisible et inaliénable. »

Une reconnaissance internationale de l’initiative marocaine

La nouvelle résolution du Conseil de sécurité s’appuie sur le soutien international massif — plus de 120 pays — à la proposition marocaine d’autonomie présentée en 2007. Dans le même temps, elle ignore totalement le « projet élargi » soumis le 20 octobre dernier par le Polisario au Secrétaire général de l’ONU, sur suggestion d’Alger, qui n’était qu’une reprise sans relief de la proposition rejetée en 2007, dans une tentative désespérée de contourner l’initiative marocaine.

Une solution dans le cadre de la souveraineté marocaine

Le terme AUTONOMIE apparaît six fois dans la résolution, signe de la place centrale que lui accorde le Conseil pour parvenir à une solution politique durable. Le texte exprime son soutien total au Secrétaire général et à son envoyé personnel dans leurs efforts pour faciliter des négociations sur la base de la proposition marocaine, en vue d’un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable, conforme à la Charte des Nations unies. Le Conseil privilégie explicitement « l’autonomie sous souveraineté marocaine » comme option la plus réaliste et la plus applicable par rapport à toute autre proposition.

Le Conseil appelle également toutes les parties à s’engager sans conditions préalables dans ces négociations, afin d’aboutir à un accord politique garantissant le droit à l’autodétermination, tout en considérant l’Algérie comme partie prenante des consultations que poursuivra l’envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, pour appliquer la résolution et rechercher une issue politique.

L’autonomie, expression du droit à l’autodétermination

Tout en prorogeant le mandat de la MINURSO d’une année, jusqu’au 31 octobre 2026, le Conseil de sécurité a cette fois laissé transparaître l’impatience de la communauté internationale face à la prolongation artificielle du conflit. Cette extension du mandat vise à encourager les parties à s’engager rapidement et sérieusement dans le processus de négociation, dont les étapes seront suivies de près. Le Secrétaire général est invité à présenter, dans un délai de six mois, une révision stratégique sur l’avenir de la MINURSO, en tenant compte des résultats des pourparlers, et à informer le Conseil à tout moment jugé opportun.

Le texte fait ressortir que l’autonomie, base du processus de négociation, constitue en elle-même une forme d’autodétermination. Ce principe est d’ailleurs inscrit dans l’Initiative marocaine d’autonomie, dont l’article 27 stipule que « le statut d’autonomie de la région fera l’objet de négociations et sera soumis à un référendum libre et démocratique des populations concernées. Ce référendum, conformément à la légalité internationale, à la Charte des Nations unies et aux résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, constituera l’exercice libre par ces populations de leur droit à l’autodétermination.»

L’Algérie face à une légitimité internationale indivisible

Pour la mise en œuvre du règlement attendu dans le cadre des négociations, tous les regards se tournent naturellement vers l’Algérie, partie centrale du différend régional depuis plus d’un demi-siècle. C’est elle qui continue de contrôler les séparatistes du Polisario, dépourvus de toute autonomie décisionnelle dans la recherche d’une issue définitive au conflit.

Le régime algérien devrait aujourd’hui faire preuve de sagesse et de discernement, et tirer les leçons de cinquante années d’un conflit artificiel dont le projet de morcellement du territoire marocain s’est défait. Il lui revient de comprendre que la dernière résolution du Conseil de sécurité s’inscrit au cœur même de la légitimité internationale, une légitimité qui forme un tout indivisible. L’Algérie est ainsi appelée à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre de cette décision, en contribuant à la clôture du différend fabriqué autour du Sahara marocain.

Les frères algériens doivent également saisir que la nouvelle résolution du Conseil de sécurité, qui considère l’autonomie comme une forme d’autodétermination, englobe les résolutions 1514 et 1541 (de 1960) ainsi que la 2625 (de 1970) de l’Assemblée générale des Nations unies, fondant le droit à l’autodétermination. L’autonomie négociée dans le cadre de la souveraineté marocaine sera validée par un référendum des habitants du Sahara, concrétisant ainsi ce droit tout en leur garantissant une gestion démocratique de leurs affaires locales.

La main tendue du Maroc et la solution du "ni vainqueur ni vaincu"

L’autonomie, telle que consacrée par le Conseil de sécurité, incarne la solution longtemps recherchée par les Nations unies : un règlement équilibré, sans vainqueur ni vaincu, où aucun camp ne revendique tout le gain, et qui préserve la dignité de chacun.

Il est désormais acquis que, sans l’Algérie, la question du Sahara n’aurait jamais existé. Elle aurait dû trouver sa conclusion naturelle dès 1976, lorsque le Maroc a recouvré ce territoire à la fin de la colonisation espagnole.

Malheureusement, un demi-siècle s’est écoulé depuis que le régime algérien a inventé ce différend, dans le seul but de fragiliser l’unité territoriale du Maroc, en hébergeant, finançant et armant les séparatistes du Polisario pour les livrer à une guerre perdue d’avance.

Ce même régime n’a cessé d’alimenter son hostilité envers le Maroc et son intégrité territoriale : fermeture unilatérale des frontières terrestres à l’été 1994, rupture des relations diplomatiques en août 2021, interdiction du survol de l’espace aérien aux avions marocains et inscrits au Maroc, arrêt du gazoduc passant par le Royaume vers l’Europe, et imposition de visas d’entrée aux citoyens marocains.

Face à cette succession d’actes hostiles, le Maroc a toujours choisi la hauteur et la retenue. Fort de sa stabilité, il a constamment exprimé sa volonté de dépasser les tensions bilatérales. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a, à plusieurs reprises, tendu la main au peuple algérien. Dans son dernier discours du Trône, il a réaffirmé sa disposition à engager un dialogue sincère, fraternel et responsable sur toutes les questions en suspens entre les deux pays. Le Souverain y déclarait : « Mon engagement constant à tendre la main à nos frères en Algérie découle de ma foi en l’unité de nos peuples et en notre capacité commune à surmonter cette situation regrettable. » Il a également réitéré l’attachement du Maroc à l’Union du Maghreb arabe, qui ne saurait exister sans la participation active du Maroc et de l’Algérie, aux côtés des autres nations sœurs.

L’espoir demeure donc que nos frères algériens répondent à cette main marocaine tendue, afin de clore définitivement le conflit artificiel dans la région et de bâtir des relations bilatérales saines, fondées sur les intérêts mutuels, la solidarité et la capacité commune à relever les défis intérieurs et extérieurs. Ensemble, les deux pays peuvent contribuer à édifier une Union maghrébine solide et cohérente.

Le contexte international de la résolution onusienne

La dernière résolution du Conseil de sécurité s’inscrit dans un contexte international marqué par la reconnaissance croissante — plus de 120 États — de l’Initiative marocaine d’autonomie, par la décomposition du projet séparatiste et par la consolidation du statut du Maroc dans un environnement géopolitique en pleine mutation.

Ce soutien international renforcé à l’unité territoriale du Royaume découle directement de la diplomatie royale menée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, fondée sur la promotion de la paix, la coopération Sud-Sud et la fiabilité du Maroc comme partenaire sur la scène mondiale.

L’initiative royale visant à offrir aux pays du Sahel un accès à l’océan Atlantique illustre cette volonté constante du Souverain de renforcer les liens du Royaume avec son ancrage africain, de promouvoir l’unité et la prospérité du continent, et d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement économique et social aux nations sahéliennes.

Cette résolution s’inscrit également dans la vision marocaine d’un espace atlantique fondé sur la sécurité, la stabilité et le développement partagé, concrétisée par la création du Forum des États africains atlantiques (23 pays) en 2009, et par le projet du gazoduc Maroc–Nigeria, appelé à bénéficier à douze pays africains tout en renforçant la coopération énergétique avec l’Europe.

Elle reflète enfin la solidité des partenariats du Maroc avec les États-Unis et les autres membres permanents du Conseil de sécurité, ainsi que son rapprochement stratégique avec l’Union européenne, dans une démarche commune pour la stabilité des deux rives de la Méditerranée.

Il ne fait aucun doute que cette nouvelle résolution du Conseil de sécurité constitue une source de satisfaction. Mais sa mise en œuvre, à travers des négociations supervisées par les Nations unies, exigera du Maroc une mobilisation soutenue et la pleine activation de ses capacités, afin de clore définitivement ce conflit fabriqué et d’ancrer, dans le cadre de la légitimité internationale, la souveraineté nationale sur son Sahara.