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Convergence internationale à rendre justice au Maroc dans le dossier du Sahara, l’Algérie face à ses propres choix – Par Talaa Saoud Al-Atlassi
Pour Alger, l’heure de vérité approche. Deux options s’offrent à elle : persister dans une impasse coûteuse ou répondre à l’appel répété du roi Mohammed VI en faveur d’un dialogue fraternel
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’apprête à adopter, d’ici la fin de la semaine, une résolution historique consacrant la légitimité du Maroc sur son Sahara et ouvrant la voie à un règlement politique définitif fondé sur l’autonomie sous souveraineté marocaine. Tallaa Saoud Al-Atlassi revient sur ce tournant majeur qui met l’Algérie face à ses propres choix : contribuer à un avenir maghrébin apaisé ou s’enfermer dans les illusions d’un passé révolu.

Tallaa Saoud Al-Atlassi
À la fin de cette semaine, la communauté internationale s’apprête à franchir une étape décisive. Par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, elle placera le différend autour du Sahara marocain sur la voie d’un règlement définitif, réaliste, pacifique et durable, fondé sur la mise en œuvre du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Ce texte marquera la fin du mirage séparatiste. Le vacarme de la chute du projet de sécession se fera entendre : le Polisario ne disposera plus que d’un court sursis avant son effacement. L’ONU, soutenue par les grandes puissances, semble désormais déterminée à clore un conflit prolongé artificiellement depuis un demi-siècle par l’Algérie, principal parrain politique et militaire du mouvement séparatiste.
L’Algérie à la croisée des chemins
Pour Alger, l’heure de vérité approche. Deux options s’offrent à elle : persister dans une impasse coûteuse ou répondre à l’appel répété du roi Mohammed VI en faveur d’un dialogue fraternel, seul capable de lui offrir une sortie honorable d’une situation où elle risque de sortir perdante.
À cette main tendue du souverain marocain s’ajoute l’invitation du président américain à engager des négociations directes avec Rabat, assorties de délais précis pour parvenir à un résultat positif.
Le roi refuse de bâtir la victoire du Maroc sur les décombres d’une humiliation algérienne. Sa vision stratégique est celle d’un avenir partagé, non d’un triomphe qui laissera derrière lui des amertumes.
La patience stratégique du Maroc
Depuis cinquante ans, le Maroc a mené avec constance une politique de retenue et de patience à l’égard de son voisin de l’Est. Malgré les provocations, les ruptures diplomatiques, la fermeture totale des frontières terrestres, maritimes et aériennes, Rabat s’est abstenue de tout acte hostile ou revanchard.
Cette attitude découle d’une conviction profonde : la sagesse fait partie intégrante de la culture politique marocaine. Elle consiste à transformer la reconnaissance internationale de la légitimité de sa cause nationale en une force d’attraction pour construire un avenir maghrébin commun.
Pour un avenir maghrébin partagé
L’État marocain oriente désormais son action vers la valorisation de cet appui international, non pour isoler l’Algérie, mais pour ouvrir la voie à un projet de développement maghrébin unifié, global et stratégique.
Le Maroc veut que la fin du différend ne soit pas seulement la victoire d’une légitimité territoriale, mais le début d’une ère nouvelle de coopération régionale.
Car ce que le Maroc gagne aujourd’hui – la reconnaissance internationale de la justesse de son combat pour l’unité nationale – ne se limite pas à l’effacement du rêve séparatiste. Cette reconnaissance impose aussi à l’Algérie de renoncer à l’illusion d’un Maroc affaibli et marginalisé en Afrique du Nord, une illusion qui a longtemps nourri son engagement pour la cause du Polisario.
Vers un consensus inédit des cinq grandes puissances
La résolution historique que s’apprête à adopter le Conseil de sécurité en faveur du droit légitime du Maroc dans son Sahara s’annonce, selon les signes précurseurs observés dans les tractations diplomatiques, comme un texte d’unanimité. Pour la première fois, les cinq membres permanents du Conseil devraient voter d’une seule voix.
La Russie, qui s’était jusque-là abstenue lors des précédents scrutins relatifs à la question du Sahara, devrait probablement voter cette fois-ci pour la résolution attendue le 30 octobre. Ce revirement marque sa compréhension du positionnement marocain et la reconnaissance du rôle stabilisateur du Royaume en Afrique du Nord.
Ce changement s’explique aussi par la solidité des relations bilatérales entre Rabat et Moscou, renforcées récemment par le renouvellement de l’accord de pêche, mais également par une histoire diplomatique fondée sur le respect mutuel, même au plus fort de la guerre froide et de ses soubresauts.
Un texte à portée juridique et politique majeure
L’Algérie a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne prendrait pas part au vote. Cette abstention ouvrira la voie à un vote unanime, conférant à la résolution une valeur exceptionnelle tant sur le plan juridique que politique.
Le texte jouira ainsi de ce que les juristes appellent « la force de la chose jugée » : une décision exécutoire, dotée d’une pleine légitimité internationale et exprimant l’unanimité de la communauté mondiale autour du droit du Maroc et de la nécessité de clore un différend anachronique.
Cette décision viendra solder un conflit jugé désormais hors du temps, source d’instabilité dans le Maghreb et en contradiction avec les mutations géopolitiques régionales. Elle sera conçue comme un « cahier des charges » définissant la trajectoire du règlement politique définitif.
Dans le cadre de la souveraineté marocaine » : la phrase-clé
Le passage central du texte — « dans le cadre de la souveraineté marocaine » — scellera le principe fondamental du règlement.
Tout le reste restera ouvert au dialogue, à la négociation et à la mise en œuvre progressive de cette souveraineté par le biais du plan d’autonomie. Le Maroc y voit une victoire du droit historique, tandis que les acteurs régionaux, notamment l’Algérie et le Polisario, devront s’y conformer, leurs marges de manœuvre s’étant désormais considérablement réduites.
Deux voies s’offriront à Alger : contribuer à la consolidation de cette nouvelle ère maghrébine au bénéfice des deux peuples, ou s’enfermer dans une posture défensive fondée sur les illusions du passé.
Une volonté internationale unanime et pressante
L’ampleur du soutien international en faveur du Maroc est remarquable. Des puissances diverses, conscientes de la constance du Royaume dans la défense de son intégrité territoriale depuis un demi-siècle, se rejoignent pour sceller une résolution qualitative et historique.
Ce texte, qui sera adopté ce jeudi, au plus tard vendredi, traduit la volonté des Nations unies d’en finir avec les ambiguïtés et de passer sans délai à la mise en œuvre du processus de paix, dans le respect de la souveraineté marocaine.
Le moment de vérité a sonné : le séparatisme touche à sa fin.
Entre le Maroc et l’Algérie, désormais, l’horizon s’ouvre sur de grandes espérances, à la mesure de l’avenir que les deux peuples pourraient bâtir ensemble.