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Le Maroc imperturbable face aux offensives de déstabilisation – Par Talaâ Saoud Al Atlassi
Le Maroc est passé à quelques instants d'une attaque terroriste qui visait ses citoyens, ses institutions et sa stabilité. La vigilance des services de sécurité et de renseignement a toutefois permis de neutraliser cette menace avant son exécution
Le démantèlement récent d'une cellule terroriste affiliée à Daech illustre, la persistance de menaces visant la stabilité du Maroc. Talaâ Saoud Al Atlassi revient sur ces risques qui s'inscrivent dans un environnement régional marqué par une hostilité politique, médiatique et diplomatique à l'égard du Royaume, alors même que ses succès sécuritaires, économiques, sportifs et diplomatiques renforcent son statut sur les scènes africaine et internationale.

Talaâ Saoud Al Atlassi
Une menace terroriste neutralisée avant son passage à l'acte
Le Maroc est passé à quelques instants d'une attaque terroriste qui visait ses citoyens, ses institutions et sa stabilité. La vigilance des services de sécurité et de renseignement a toutefois permis de neutraliser cette menace avant son exécution. Une opération préventive menée simultanément dans sept villes du Royaume a conduit au démantèlement d'une cellule composée de dix terroristes présumés ayant prêté allégeance à Daech. Les éléments matériels saisis témoignaient d'un projet criminel déjà très avancé.
Cette nouvelle opération confirme la capacité des services marocains à anticiper les menaces avant qu'elles ne se concrétisent. Elle permet au Royaume de poursuivre son développement dans un climat de stabilité, malgré un environnement régional marqué par de multiples facteurs de tension. Derrière ces projets terroristes se trouvent des réseaux hostiles qui continuent de cibler prioritairement le Maroc, dans l'espoir de freiner sa trajectoire.
Des succès qui alimentent les campagnes d'hostilité
Les performances du Maroc sur les plans sportif, économique et diplomatique nourrissent des réactions de plus en plus virulentes chez certains de ses voisins. Le parcours des Lions de l'Atlas lors de la Coupe du monde a constitué un révélateur de cette hostilité. Il a provoqué des manifestations de ressentiment qui traduisent un malaise plus profond.
L'autodafé du drapeau marocain dans une banlieue parisienne, après la victoire contre les Pays-Bas, s'inscrit dans cette logique de provocation. Dans le même temps, une partie des médias algériens, notamment publics, a choisi de minimiser les performances marocaines, allant jusqu'à éviter de citer le nom du Royaume dans certains comptes rendus sportifs. Cette attitude dépasse le cadre du football et reflète une hostilité plus globale envers les avancées du Maroc.
Cette campagne s'étend également aux institutions marocaines et à la personne du roi Mohammed VI, régulièrement visés par des attaques récurrentes. Elle cible aussi les progrès économiques du Royaume, devenu un acteur industriel majeur en Afrique et un partenaire de plus en plus recherché en Europe, dans le bassin méditerranéen, en Amérique et en Asie.
Les avancées diplomatiques constituent un autre point de crispation. Le soutien international croissant au plan marocain d'autonomie et la reconnaissance explicite de la souveraineté du Maroc sur ses provinces sahariennes par plusieurs puissances, notamment l'Espagne, la France et les États-Unis, traduisent une évolution profonde des équilibres diplomatiques. Face à cette dynamique, les attaques répétées contre le Royaume apparaissent trahissent un discours qui se sait en perte d’influence.
Le Sahara, un dossier désormais inscrit dans les priorités internationales
Le règlement de la question du Sahara marocain s'impose désormais comme une priorité de la communauté internationale. La résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies marque une nouvelle étape dans cette évolution et traduit une volonté d'accélérer la recherche d'une solution durable.
Les grandes puissances préparent déjà les conditions de l'après-règlement. Au-delà des considérations géopolitiques, elles accordent une importance croissante aux perspectives économiques qu'offrirait une stabilisation définitive de cette partie du Maghreb. La mise en œuvre de l'autonomie est ainsi envisagée comme un facteur de stabilité régionale, mais aussi comme un levier de développement.
La persistance d'un discours hostile envers le Maroc apparaît ainsi en décalage avec les évolutions diplomatiques en cours. Alors que la tendance internationale privilégie l'apaisement entre Rabat et Alger, les discours de confrontation continuent d'être entretenus et diffusés jusque dans l'opinion publique algérienne, compliquant intentionnellement les conditions d'une normalisation future des relations entre les deux pays.
Un Maghreb stratégique dans un monde en recomposition
L'extension des crises internationales, notamment au Moyen-Orient avec la guerre opposant les États-Unis et Israël à l'Iran, renforce l'intérêt des grandes puissances pour le Maghreb. Située au croisement de l'Europe, du monde arabe et de l'Afrique, la région est devenue un espace stratégique dont la stabilité conditionne de nombreux équilibres internationaux.
La Libye demeure l'un des principaux foyers d'instabilité. Les initiatives diplomatiques menées par Massad Boulos, envoyé du président Donald Trump, témoignent de la volonté américaine de favoriser une sortie de crise et la reconstruction d'institutions stables. Dans le même temps, la reprise des relations entre le Mali et l'Algérie après quatorze mois de rupture, quel qu’en soit l’instigateur, illustre la nécessité d'une coopération régionale face à la menace terroriste qui continue de prospérer dans les espaces sahélo-sahariens.
Ces vastes territoires restent le théâtre d'activités de groupes terroristes et criminels profitant de la prolifération des milices armées. La stabilisation du Sahel constitue désormais un objectif partagé par de nombreux acteurs internationaux.
Un partenaire appelé à jouer un rôle central
Dans cette recomposition géopolitique, le Maroc apparaît comme un acteur appelé à jouer un rôle régional croissant. Ses rapports avec Libye et ses différentes, ses relations avec les pays du Sahel et son expérience dans la lutte contre le terrorisme en font un partenaire recherché pour accompagner les efforts de stabilisation.
Le règlement du différend autour du Sahara est ainsi présenté comme une étape indispensable pour permettre au Royaume de déployer pleinement son potentiel diplomatique et stratégique. Libéré d'un conflit qui mobilise ses ressources depuis plus d'un demi-siècle, le Maroc disposerait d'une marge d'action accrue pour contribuer aux grands équilibres régionaux.
Le Royaume, imperméables aux manœuvres de déstabilisation, poursuit ainsi son développement avec constance tout en consolidant sa place dans un environnement international en profonde mutation. Les campagnes de déstabilisation, qu'elles prennent la forme du terrorisme, de la désinformation ou des offensives diplomatiques, ne modifient pas cette trajectoire, portée par une stratégie fondée sur la stabilité, le développement et le renforcement de son influence régionale et internationale.