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Le patron des Nations Unis reconnait que le monde a perdu patience… Par Abdelhamid Jmahri
Secrétaire général de l’ONU, António Guterres
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, sonne l’alarme : la communauté internationale est à bout de patience face à un conflit au Sahara marocain qui s’éternise depuis près d’un demi-siècle, note Abdelhamid Jmahri, Dans son dernier rapport, Guterres met en évidence l’ampleur du soutien mondial au plan d’autonomie du Maroc, la convergence croissante entre Washington, Londres et Bruxelle,. A. Jmahri y voit un appelle à une pression immédiate sur l’Algérie pour relancer le processus politique. Pour le chef de l’ONU, l’heure n’est plus à la gestion du statu quo mais à la construction de la paix, fondée sur le réalisme et la souveraineté.

Abdelhamid Jmahri
La communauté internationale ne peut plus attendre
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a conclu son rapport par cette phrase sans équivoque : « La communauté internationale ne peut plus attendre davantage. »
On comprend à travers cette déclaration que la communauté mondiale est désormais à bout de patience face à un conflit qui, en nivembre prochain, atteindra un demi-siècle d’existence.
Dès le début de son rapport, Guterres met en lumière le large élan international dont bénéficie la position du Maroc.
Plus de 120 pays membres des Nations unies sont sortis de la « zone grise » pour exprimer clairement leur soutien à la position marocaine.
Trois membres permanents du Conseil de sécurité — parmi les acteurs majeurs du droit international — soutiennent l’initiative marocaine d’autonomie, sans opposition notable de la Russie ni de la Chine.
L’Union européenne s’est également regroupée autour de cette proposition, le dernier signal fort venant de Bruxelles, capitale de l’Union, notamment à travers l’application du volet économique des accords reconnaissant la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud.
De ces évolutions, deux conclusions principales se dégagent :
- La question de la souveraineté du Maroc n’est plus objet de contestation par aucun bloc international ni par aucune capitale influente.
- Le Maroc, par la sagesse de son Roi, a su retirer le dossier du jeu des rivalités internationales qui, à certaines périodes, avaient transformé la question du Sahara en un foyer de tension, notamment durant la guerre froide.
Vers un engagement international concret pour la solution
Aujourd’hui, au moment où se dessine une convergence euro-américaine autour du règlement politique, une nouvelle phase s’amorce : celle du passage du soutien verbal à l’action concrète.
Les grandes capitales ont évolué d’une logique d’appui diplomatique à un engagement effectif sur le terrain.
Washington s’est engagé à faciliter les discussions entre les parties et à encourager la reprise du processus politique.
Londres, de son côté, a annoncé son intention de fournir un soutien concret et actif à la dynamique en faveur d’une solution.
Ce changement de posture traduit un glissement d’une gestion prolongée du conflit versune volonté affirmée de construire la paix, selon la vision portée par le Maroc.
Le Maroc, moteur d’un processus de paix global
Mais au-delà du capital diplomatique, António Guterres insiste sur une question essentielle : que faire de ce nouvel élan international ?
Dans son rapport, il affirme que « le moment est propice » et que « la conjoncture est stratégique » pour parvenir à un règlement politique définitif du dossier.
Le monde, ajoute-t-il, a perdu patience et ne saurait attendre un autre demi-siècle pour résoudre ce conflit. Le processus politique, aujourd’hui enlisée, doit impérativement être relancé pour sortir de l’impasse.
Selon Guterres, la solution est à portée de main, à condition de mettre fin à l’immobilisme qui paralyse encore les négociations.
L’Algérie, sommée de cesser de jouer la montre
Le message du Secrétaire général vise directement l’Algérie, accusée de miser sur le temps et de « jouer dans les prolongations ».
Guterres interpelle également son envoyé personnel, Staffan de Mistura, qu’il invite à agir dans le cadre de la dynamique internationale actuelle, plutôt que de se laisser enfermer dans une logique artificielle de « neutralité » entre les parties.
Le chef de l’ONU appelle à « exercer une pression immédiate pour la reprise des négociations », soulignant que le temps des équilibres diplomatiques factices est révolu.
Ainsi, conclut le rapport, la gestion du conflit cède la place à la construction de la paix, selon la voie que le Maroc appelle de ses vœux — une paix fondée sur le réalisme, la coopération et la reconnaissance de la souveraineté.
Une équation claire : la patience du monde touche à sa fin
L’équation, selon le texte, est limpide : si le monde est à bout de patience et que le consensus international s’affirme en faveur de l’autonomie marocaine, alors la question se pose d’elle-même : sur qui, sinon sur l’Algérie, faut-il exercer la pression pour relancer le processus politique et parvenir à une solution durable ?
Que reste-t-il à faire sinon tirer les leçons du nouveau contexte diplomatique. Trois éléments majeurs sont désormais établis :
La reconnaissance du nouvel élan international en faveur du plan d’autonomie présenté par le Maroc.
L’engagement concret des grandes puissances à passer du soutien verbal à l’action effective sur le terrain diplomatique.
La nécessité d’exercer une pression réelle pour amener toutes les parties à reprendre les négociations et saisir l’opportunité historique que représente ce demi-siècle de conflit pour parvenir à un règlement définitif.
Vers une consécration juridique internationale
L’objectif, est de transformer cette dynamique mondiale favorable en une réalité juridique internationale tangible.
Cela impliquerait une décision officielle de la communauté internationale — et du Conseil de sécurité des Nations unies — reconnaissant le plan d’autonomie comme une proposition internationale et onusien, à caractère obligatoire pour toutes les parties concernées.
Celui qui choisirait de se soustraire à ce processus, se placerait de fait en opposition avec les Nations unies elles-mêmes.