Sahara : vers une consécration onusienne de plan d’autonomie marocain - Par Taliâa Saoud Al Atlassi

Sahara : vers une consécration onusienne de plan d’autonomie marocain - Par Taliâa Saoud Al Atlassi

Les éléments convergent vers une conclusion forte : le Conseil de sécurité pourrait, pour la première fois, consacrer explicitement le plan d’autonomie marocain comme unique base de solution. Voici une proposition de chapô pour ton article :

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À l’approche de la session d’octobre du Conseil de sécurité de l’ONU, les signaux internationaux se multiplient en faveur d’un règlement définitif du conflit du Sahara. Talaa Saoud Al Atlassi explique pourquoi entre reconnaissance américaine, engagement européen et probable soutien chinois, le plan d’autonomie marocain s’impose comme la seule base de solution crédible, ouvrant la voie à un consensus inédit après un demi-siècle de tensions.

Talaa Saoud Al-Atlassi

Un demi-siècle de conflit à la croisée des chemins

À la fin du mois d’octobre, le Conseil de sécurité des Nations Unies tiendra sa session annuelle consacrée aux développements de la question du Sahara marocain. Une session qui coïncide avec le cinquantenaire du déclenchement du différend, après la récupération par le Maroc de ses provinces sahariennes, en 1975, des mains du colonisateur espagnol, grâce à la Marche Verte initiée par feu le Roi Hassan II.

La décision attendue devrait marquer une étape qualitative dans l’histoire de ce dossier. Les résolutions onusiennes ont évolué au fil du temps, passant d’une neutralité prudente à l’abandon du référendum, remplacé par l’appel à « une solution réaliste, durable et mutuellement acceptable ». Ces dernières années, le langage adopté par l’ONU a de plus en plus intégré l’esprit du plan marocain d’autonomie, sans le nommer explicitement. La prochaine session pourrait franchir ce pas en le reconnaissant et en l’adoptant comme cadre officiel de règlement, traduisant la conviction internationale de mettre fin à un conflit jugé artificiel et anachronique dans la dynamique mondiale actuelle.

Des signaux forts de Washington et Bruxelles

À la veille de cette échéance onusienne, deux événements d’envergure ont renforcé l’ancrage international de la marocanité du Sahara. Le premier a été l’annonce officielle de l’administration américaine encourageant les investissements privés américains dans les provinces du Sud, dans la continuité de la reconnaissance de la souveraineté marocaine par Washington. Le second est venu de Bruxelles : l’Union européenne a décidé de renouveler son accord commercial avec le Maroc, incluant explicitement les produits agricoles issus des provinces sahariennes, en passant outre un précédent arrêt de la justice européenne.

Ces décisions traduisent une position claire : l’Europe, comme les États-Unis, considère désormais que le Sahara est marocain. Le choix européen reflète l’adhésion d’une vingtaine de pays membres au plan d’autonomie, mais aussi la volonté stratégique de sécuriser sa façade sud face aux incertitudes du conflit entre Washington et Moscou. Le Maroc offre à l’Europe une stabilité, une coopération économique et un partenariat gagnant-gagnant qui confortent son choix.

L’Europe ne pouvait laisser les États-Unis la dépasser dans le dossier du Sahara marocain. Par cette décision, l’Europe affirme avoir tranché, sur le plan politique, la question de la marocanité des provinces sahariennes, sans conditions ni pressions de la part du Maroc, et ce malgré certaines réticences institutionnelles internes.

L’observateur verra dans cette décision européenne l’influence de la conviction d’environ vingt pays européens en faveur du plan marocain d’autonomie. Il pourra également en conclure que l’Europe cherche à sécuriser son arrière-plan géographique, économique et stratégique face aux répercussions possibles du conflit opposant la Russie et l’administration américaine.

Il constatera, enfin, que l’Europe a choisi de se ranger du côté du Maroc, fort de ses atouts et de ses potentialités, mais aussi des bénéfices concrets et tangibles qu’il lui offre, dans le cadre d’une logique « gagnant-gagnant » que le Royaume a réussi à faire accepter et qui le satisfait autant qu’elle satisfait ses partenaires.

La proposition d’autonomie fait aujourd’hui, donc, l’objet d’une adoption internationale massive. Etats Unis et Europe, tous deux influents sur la scène mondiale, soutiennent cette initiative, et même au-delà. Elles anticipent la décision onusienne et œuvrent à orienter le Conseil de sécurité afin qu’il exprime clairement ce qui est déjà une conviction internationale affirmée

Pékin, un acteur discret mais décisif

La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité, a depuis 2017 voté en faveur des résolutions annuelles, bien que celles-ci aient été rédigées sous forte influence américaine. L’empire du milieu a une considération particulière pour le Royaume du Maroc et Pékin entretient avec Rabat une relation historique empreinte de respect mutuel. Aujourd’hui, cette relation est consolidée par un « accord de dialogue stratégique » qui encadre de vastes perspectives de coopération économique et commerciale à long terme.

Dans le cadre de sa réouverture vers l’Afrique et de ses ambitions de créer de nouveaux corridors stratégiques, la Chine perçoit le Maroc comme un partenaire clé. Le Royaume dispose en effet d’infrastructures et d’une position géographique qui en font une plateforme naturelle pour les échanges sino-africains.

Vers un consensus onusien

Dans ce contexte, un soutien chinois à une résolution claire et confirmative de la marocanité du Sahara ne serait pas surprenant. Il constituerait la continuité logique du partenariat sino-marocain et renforcerait encore davantage l’élan international en faveur d’un règlement définitif du conflit.

Les éléments convergent vers une conclusion forte : le Conseil de sécurité pourrait, pour la première fois, consacrer explicitement le plan d’autonomie marocain comme unique base de solution. La reconnaissance américaine, l’engagement européen, et la probable convergence chinoise tracent les contours d’un consensus international inédit.