Casablanca célèbre l’Aïta Marsaouia dans une explosion de sons, de mémoire et d’avenir

Casablanca célèbre l’Aïta Marsaouia dans une explosion de sons, de mémoire et d’avenir

L’art de l’Aita s’habille aussi en cowboys comme pour rappeler à l’instar du contry, c’est une musique du terroir mais fort antérieure à l’américain

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Du 18 juillet au 2 août, Casablanca, Médiouna et El Jadida ont vibré aux rythmes envoûtants de l’Aïta Marsaouia. Entre ferveur populaire et transmission patrimoniale, la deuxième édition du festival a magnifié cet art populaire ancestral dans toute sa vitalité.

Les grandes voix font chavirer l’espace Toro

Vendredi soir, à l’espace Toro du quartier El Hank à Casablanca, le public était au rendez-vous. Face à une scène ouverte aux voix d’exception, le Festival de l’Aïta Marsaouia a offert une soirée d’anthologie avec la troupe El Haouzi El Makhlalif, les incontournables Mazagan et l’incomparable Hajib. Une communion festive s’est tissée entre artistes et spectateurs, portée par l’écho d’une musique enracinée dans la mémoire collective.

Sous les applaudissements nourris, les artistes ont déroulé leurs répertoires avec fougue, touchant au cœur d’un public venu célébrer cette expression musicale née des terres atlantiques. Le festival, initié par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication en partenariat avec le Conseil régional de Casablanca-Settat, se veut à la fois un hommage vivant et un pari sur l’avenir d’un genre longtemps marginalisé.

Une clôture en apothéose au goût de tradition et de modernité

Samedi soir, la scène du festival s’est refermée sur une note haute avec les prestations très attendues d’Abdelaziz Stati et du jeune Walid Rehmani. Dans une ambiance électrique, les deux artistes ont transcendé les générations. Le premier, monument du chant populaire, a fait danser l’assemblée sur des rythmes Zaâri, Hasbaoui et Marsaoui. Le second, étoile montante, a ravi le public par sa maîtrise des registres classiques et son énergie contemporaine.

Avec six soirées gratuites, des hommages, des conférences et des concours, cette édition, placée sous le signe de la “fidélité à la mémoire et l’ouverture sur l’avenir”, a prouvé que l’Aïta Marsaouia reste plus que jamais vivante.