Cinéma d'ouverture, le Festival international du film de Dakhla souffle sa 13ème bougie

Cinéma d'ouverture, le Festival international du film de Dakhla souffle sa 13ème bougie

L'événement affirme l’ancrage de Dakhla comme plateforme cinématographique continentale

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Sous les projecteurs du Palais des congrès, la 13ọme édition du Festival international du film de Dakhla a démarré avec éclat, réunissant figures emblématiques du 7ọme art, jeunes talents africains et créateurs du monde entier. Au programme : hommages vibrants, compétitions relevées, coopération Sud-Sud et promesse d’un avenir cinématographique pour les provinces du Sud.

Dakhla, entre dunes et projecteurs

Samedi soir, les lumières se sont allumées sur le Palais des congrès de Dakhla pour accueillir la cérémonie d’ouverture du Festival international du film. Un rendez-vous devenu incontournable, porté par l’Association pour l’animation culturelle et artistique des provinces du Sud, et organisé cette année du 14 au 20 juin.

L'événement entend séduire autant qu'éduquer. Il affirme l’ancrage de Dakhla comme plateforme cinématographique continentale, avec une ambition clairement affichée : mettre en valeur les voix nouvelles d’Afrique et du Moyen-Orient. Une ambition traduite par une sélection riche de courts et longs métrages, d’ateliers professionnels et de rencontres entre réalisateurs, producteurs et comédiens venus des quatre coins du monde.

Une scène africaine en pleine émergence

L’édition 2025 donne une place de choix aux cinémas africains. Le festival accueille cette année 18 films en compétition officielle, représentant des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Cap-Vert, le Burkina Faso, le Congo, le Tchad, le Sénégal ou encore la Tunisie et l’Égypte. L’Europe n’est pas en reste avec des participations venues de France, d’Italie, d’Allemagne ou du Portugal. Le Moyen-Orient est également présent à travers la Palestine, la Jordanie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Ce brassage culturel renforce la vocation Sud-Sud du Festival, qui se veut plus qu’un événement : une plateforme de coopération et de professionnalisation. En ce sens, la création récente de l’antenne de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) à Dakhla, inaugurée en février 2025, vient concrétiser une vision. Celle d’une dynamique culturelle au service d’une économie du savoir, du réseau et de la création.

Trois figures, trois hommages, une même passion

Le festival ne serait pas complet sans ses hommages. Cette année, trois personnalités ont été honorées pour leur parcours et leur contribution au 7ọme art : l’actrice et metteure en scène Latifa Ahrrare, la réalisatrice marocaine Maryam Touzani, et le cinéaste français Ladj Ly.

Latifa Ahrrare, très applaudie, a salué les efforts du Festival pour faire de Dakhla un espace d’inspiration durable. Maryam Touzani, émue, a confié que « recevoir un hommage à Dakhla, terre d’ouverture et de création, est un moment fort et symbolique ».

La soirée d’ouverture a aussi permis de présenter les jurys officiels des compétitions, avant la projection du film "Zazouj" de la réalisatrice Rabia Chajid, dans le cadre de la section Panorama.

Un avenir cinématographique qui s’écrit au Sud

Le directeur par intérim du Centre cinématographique marocain (CCM), Abdelaziz El Bouzdaini, a salué la montée en puissance du festival et son rôle structurant dans l’écosystème cinématographique national. Il a souligné la valeur stratégique de l’ISMAC comme levier de formation et de structuration professionnelle dans les provinces du Sud.

En présence, de créateurs et d’experts, le festival s’ouvre sur une promesse : faire de Dakhla une ville-laboratoire où le 7ọme art façonne les regards et ouvre des possibles.