Cinéma, mon amour de Driss Chouika: UN ESPOIR DE REDYNAMISATION DU SECTEUR DU CINÉMA NATIONAL

Cinéma, mon amour de Driss Chouika: UN ESPOIR DE REDYNAMISATION DU SECTEUR DU CINÉMA NATIONAL

Après cette longue période d'intérim, les professionnels du cinéma sont optimistes et expriment fortement l’espoir d’un réel renouveau du secteur cinématographique

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Après six ans d’intérim, la nomination de Reda Benjelloun à la tête du Centre Cinématographique Marocain suscite un vent d’espoir chez les professionnels du secteur. Pour Driss Chouika, fort d’un parcours solide dans l’audiovisuel et la production documentaire, Benjelloun incarne pour beaucoup l’opportunité d’une relance tant attendue du cinéma national. Son arrivée marque peut-être le début d’un changement structurel, plus démocratique, plus transparent, au service d’un septième art marocain en quête de renaissance.

« Le CCM a besoin d’un renouveau, et Reda Benjelloun a le profil pour y contribuer. Son expérience dans la production et son réseau international sont des atouts majeurs ».

Faouzi Bensaidi.

Finalement, après une longue période d’intérim, de 2019 à 2025, un record absolu dans l’histoire de l’administration publique nationale, Mr Mohamed Mehdi Bensaid a nommé Mr Mohamed Reda Benjelloun à la tête du Centre Cinématographique Marocain sur proposition d’une commission de sélection. Né à Casablanca en 1966, diplômé en droit à La Sorbonne, il a commencé sa carrière dans un cabinet juridique à Paris avant d’intégrer TV 2M en 1995 en qualité de journaliste où il exerce en tant que reporter, présentateur de journal, producteur de magazines, puis directeur des Magazines de l’Information et des Documentaires. Il est connu surtout pour avoir lancé en 2011 la série documentaire hebdomadaire “Des Histoires et des Hommes“, devenue depuis l’école la plus productive du documentaire télévisuel en Afrique.

Après cette longue période d'intérim, les professionnels du cinéma sont optimistes et expriment fortement l’espoir d’un réel renouveau du secteur cinématographique. Pour Faouzi Bensaidi “Le CCM a besoin d’un renouveau, et Reda Benjelloun a le profil pour y contribuer. Son expérience dans la production et son réseau international sont des atouts majeurs“. Quant à Nabil Ayouch, il estime que “Reda Benjelloun a une vision claire et une réelle connaissance des enjeux du cinéma marocain. Sa nomination est une excellente nouvelle pour la profession, car il comprend à la fois les aspects artistiques et économiques du secteur“. Ainsi, les professionnels sont unanimes à exprimer leur vif espoir de vivre une période d’un véritable renouveau du CCM et du secteur du Cinéma et de l’Audiovisuel en général sous la conduite de Mr Reda Benjelloun et sont convaincus qu’il a bien les capacités, les qualités, l’expérience et les compétences professionnelles et humaines pour mener cet organisme à bon port, avec une gestion éclairée, démocratique et rationnelle.

ESPOIR DE REDYNAMISATION DU CINÉMA NATIONAL

Les professionnels nourrissent donc l’espoir de voir le bout du tunnel et vivre réellement une nouvelle ère avec de nouvelles pratiques et orientations capables de relancer le secteur sur de nouvelles bases, plus saines, plus rationnelles, plus démocratiques et plus respectueuses de la légalité, de la réglementation en vigueur, de la déontologie et des normes professionnelles. Le secteur du cinéma marocain, en proie à des difficultés structurelles, des financements incertains et une absence de vision claire, attend ainsi une véritable relance. Et cette nomination intervient dans un contexte où le cinéma national peine à retrouver son dynamisme d’antan, malgré un potentiel artistique et culturel indéniable.

Les professionnels du secteur, qui ont pendant longtemps dénoncé une bureaucratie étouffante, des retards dans l’octroi des autorisations de tournage, et un manque de transparence dans l’attribution des fonds de soutien, poussant même certains réalisateurs et producteurs à se tourner vers les télévisions, des coproductions étrangères ou abandonner carrément leurs projets pour faire autre chose. L’absence de leadership au CCM a également eu un impact sur l’émergence de nouveaux talents. Les jeunes cinéastes, déjà confrontés à des difficultés financières, se retrouvent sans accompagnement institutionnel.

Les professionnels s’attendent en gros à voir le CCM moderniser son fonctionnement, réduire la bureaucratie et simplifier les procédures, instaurer plus de transparence dans l’attribution des aides, relancer les fonds d’aide à la production et faciliter l’accès aux financements, renforcer la diffusion des films nationaux en interne comme à l’international, s’inscrire dans une stratégie globale de soft power, à l’image de ce que font d’autres pays africains comme le Sénégal ou l’Égypte...

DES ATTENTES LÉGITIMES

Finalement, les professionnels accueillent avec espoir et enthousiasme la nomination de Mr Reda Benjelloun et attendent une application dynamique des nouvelles dispositions de la nouvelle loi de l’industrie cinématographique visant à moderniser le secteur, adapter sa gouvernance aux principes constitutionnels de la bonne gouvernance et de la gestion démocratique participative prônée par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI. Parmi les attentes et projets susceptibles de revivifier le secteur du cinéma national, on peut noter aussi la réorganisation de la Cinémathèque Nationale dans la perspective de mieux sauvegarder la mémoire cinématographique nationale, la révision et la modernisation du concept du Festival National du Film (notamment par le retour à son principe fondateur, basé sur l’itinérance, qui avait l’avantage de toucher le public des différentes villes du pays, au fil des éditions, et l’institution d’une Nuit du Cinéma National, à l’instar de ce qui se fait aujourd’hui un peu partout dans le monde : La Nuit des Oscars, La Nuit des Cesars, La Nuit des Goyas…), la réinstauration d’une gestion participative, réactivant la collaboration entre l’administration de tutelle et les organisations professionnelles...

Le nouveau directeur du CCM, avec sa riche expérience dans l’audiovisuel et une large et probante connaissance des rouages administratifs du secteur, nourrit ainsi l’espoir des professionnels dans un avenir meilleur. Vaste chantier, en tout cas, bien prometteur pour un développement sain du cinéma national.