Culture
Comme une pesteuse tare
Le Maroc au Salon du Livre 2019 de Paris, une présence-absence, malgré un stand bien situé sur une allée centrale, révélatrice de la situation dramatique de l'édition marocaine, qui court les vitrines internationales sans produits dans les boutiques. Il est aujourd'hui impossible de trouver un seul livre marocain dans les librairies françaises et européennes. La condition des auteurs marocains, sans droits, relève du mythe de Sisyphe. Les quelques écrivains marocains, starifiés par les éditions françaises, boudent la devanture marocaine comme si elle portait une pesteuse tare de sous-développement. Le quatuor d'éditeurs, qui pérégrinent dans tous les sens, en désespérance de rencontres miraculeuses, n'ont rien d'autre à offrir que leur triste résignation. Le Quid offre lui ces images de notre ami Mustapha Saha qui refuse de baisser le bras

De gauche à droite : Jean Zaganiaris (écrivain), Sheena Chraïbi, Mustapha Saha (écrivain), Maï-do Hamisultane Lahlou (écrivain).Assis : Abdellah Baïda écrivain).
Photographie Elisabeth et Mustapha Saha.








Ecrivains du Maroc. Exposition de Bouabid Elmeknassi. Photographe.
Fondation du Maroc à Paris. Mars 2019.
Portraits de Mustapha Saha, Maati Kebbal, Mohammed Métalsi,
Abdellatif Laâbi, Tahar Ben Jelloun, Leïla Slimani, Fouad Laroui...