Fès s’illumine Santiago : une fresque murale rend hommage à l’Université Al-Qarawiyyin

Fès s’illumine Santiago : une fresque murale rend hommage à l’Université Al-Qarawiyyin

Photo d’illustration qui n’est pas la fresque, représentantFatima al-Fihri née en l'an 800. Son père Mohammed Bnou Abdullah al-Fihri était un riche marchand. Il s'installe à Fès avec sa famille sous le règne d'Idris II. C'est là que Fatima al-Fihri fondera la célèbre université Al Quaraouiyine.

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Une fresque monumentale représentant l’Université Al-Qarawiyyin a été inaugurée dans la commune de Renca, à Santiago du Chili. Symbole d’un dialogue interculturel fort entre le Maroc et l’Amérique latine, cette œuvre rend hommage à l’héritage intellectuel et spirituel millénaire du Royaume, tout en illustrant la portée de la diplomatie culturelle marocaine.

Un hommage mural à l’université la plus ancienne du monde

C’est dans la commune de Renca, en périphérie de Santiago, que les autorités locales et l’ambassade du Maroc au Chili ont dévoilé lundi une fresque murale à l’effigie de l’Université Al-Qarawiyyin de Fès. L’œuvre, réalisée grâce au soutien de l’Agence Ideavida et à l’impulsion des artistes chiliens Daniel Vargas et Felipe Escobar, célèbre un patrimoine marocain inscrit dans l’histoire universelle de la connaissance.

Fondée en 859 à Fès par Fatima Al-Fihri, femme visionnaire issue d’une famille andalouse, Al-Qarawiyyin est aujourd’hui reconnue par l’UNESCO comme la plus ancienne université encore en activité dans le monde. À travers cette fresque, c’est tout un pan de l’histoire intellectuelle marocaine et islamique qui s’invite sur les murs de Santiago.

Un moment fort de diplomatie culturelle

Présente lors de l’inauguration, l’ambassadrice du Maroc, Kenza El Ghali, a souligné la portée historique et symbolique de l’université Al-Qarawiyyin. Elle a rappelé que cette institution pionnière a accueilli au fil des siècles de grandes figures du savoir telles qu’Ibn Khaldoun, Averroès (Ibn Rushd), Maïmonide, Gerbert d’Aurillac (futur pape Sylvestre II) ou encore Nicolas Cleynaerts. « Cette fresque est bien plus qu’une œuvre d’art : c’est un acte de mémoire et un message de paix », a-t-elle affirmé.

La diplomate a également mis en avant l’engagement du Maroc en faveur de la diplomatie culturelle, évoquant notamment le Centre Culturel Mohammed VI pour le Dialogue des Civilisations, implanté à Coquimbo depuis la visite historique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2004. Ce centre unique en Amérique latine témoigne de l’ambition du Maroc de promouvoir un dialogue entre les peuples et de faire rayonner sa culture à l’échelle mondiale.

Une fresque aux couleurs de l’amitié maroco-chilienne

Pour Claudio Castro Salas, maire de Renca, cette fresque représente « un pont entre les cultures, une opportunité précieuse de faire découvrir aux citoyens chiliens la richesse de la civilisation marocaine ». Il a salué l’initiative comme un signal fort d’ouverture et d’amitié entre les deux pays.

Quant à l’artiste Daniel Vargas, co-auteur de l’œuvre, il a exprimé sa gratitude envers l’ambassade et le Centre Culturel Mohammed VI pour leur soutien dans la réalisation de ce projet. « C’est un honneur de contribuer à honorer une institution aussi prestigieuse et emblématique que l’Université Al-Qarawiyyin », a-t-il déclaré.

L’universel par la culture

Au-delà de l’hommage rendu à une figure centrale de l’histoire intellectuelle islamique, cette fresque incarne la volonté du Maroc de renforcer sa présence symbolique et culturelle en Amérique latine. Par ce geste artistique, le Royaume affirme une fois encore sa conviction que la culture et l’histoire peuvent tracer des chemins de dialogue et de respect mutuel entre les peuples.