Culture
Le Maroc en culture : musique, cinéma, livre et poésie
Congrès mondial du flamenco Maroc 2025 organisé par l’Institut Cervantes
Le mois d’octobre s’annonce foisonnant pour la scène culturelle marocaine. Du flamenco andalou aux rythmes de Tanger au Festival national du Film, du prestigieux Prix du Maroc du Livre à la poésie en fête à Marrakech, le Royaume se transforme en un vaste espace de création, d’échange et de dialogue entre cultures.
Tanger, capitale du flamenco et du cinéma
La ville du Détroit a vibré, lundi soir, au son du piano d’Andrés Barrios Navarro, invité vedette du Congrès mondial du flamenco Maroc 2025 organisé par l’Institut Cervantes. Le jeune pianiste andalou, accompagné de la danseuse mexicaine Carmen Young Pérez, a offert au public tangérois un spectacle d’une rare intensité, fusionnant flamenco traditionnel, jazz, rythmes afro-cubains et mélodies populaires espagnoles comme « La Tarara », en hommage à Federico García Lorca.
« Jouer à Tanger, ville de charme et d’ouverture, est un honneur », a confié le musicien, ému par l’accueil du public marocain. Ce concert inaugure une tournée nationale, après Rabat et Fès, qui se poursuivra à Marrakech le 8 octobre.
Dans la même ville, le Centre cinématographique marocain (CCM) a dévoilé les jurys du 25e Festival national du Film, prévu du 17 au 25 octobre sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Le jury du long-métrage sera présidé par le réalisateur Hakim Belabbes, entouré de figures du cinéma marocain et maghrébin, parmi lesquelles Nadia Kounda, Yasmine Benkiran et le Tunisien Amine Messadi. Les autres compétitions – documentaires, courts-métrages et films d’écoles – seront également évaluées par des panels composés d’universitaires, de producteurs et de créateurs reconnus.
Le festival attribuera pas moins de 22 distinctions, célébrant la diversité et la vitalité du cinéma marocain, de la fiction au documentaire.
Rabat met à l’honneur la création littéraire
Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a annoncé l’ouverture des candidatures pour la 56e édition du Prix du Maroc du Livre 2025, l’un des plus anciens et prestigieux concours littéraires du pays.
Neuf catégories sont proposées : poésie, récit et narration, sciences humaines et sociales, études littéraires et linguistiques, traduction, littérature amazighe, culture hassanie et littérature pour enfants et adolescents.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 octobre, pour des ouvrages publiés pour la première fois en 2024. Chaque dossier doit comprendre un exemplaire complet de l’ouvrage, un CV, une copie de la carte d’identité et une demande de participation.
Ce prix, créé en 1967, consacre chaque année des auteurs, chercheurs et traducteurs marocains dont les œuvres contribuent à enrichir le patrimoine intellectuel et linguistique du pays. Il constitue aussi un baromètre de la vitalité du champ éditorial national, en arabe, amazighe et langues étrangères.
Marrakech, cœur battant de la poésie marocaine
La Cité ocre se prépare à accueillir, du 10 au 12 octobre, la 7e édition du Festival de la poésie marocaine, organisée par la Maison de la Poésie de Marrakech, avec la Chine comme invité d’honneur.
Cette manifestation, soutenue par le ministère de la Culture et le département de la Culture de l’émirat de Charjah, célèbre la diversité linguistique du Maroc – arabe classique, amazigh, hassani, zajal – et met en dialogue les générations poétiques.
Cette année, la poétesse chinoise Liu Jingsi, membre de l’Union des écrivains de Chine, prendra part à des lectures partagées et à des rencontres avec les poètes marocains.
Le programme rendra hommage à trois figures marquantes : le poète Mohamed Boujbiri, l’artiste Ali Chouhade et la chercheuse Aziza Akida. Il comprendra également des remises de prix pour la meilleure poésie et la meilleure critique poétique, ainsi qu’un forum sur le thème : « La poésie du point de vue de la critique culturelle ».
Ce festival, qui marque aussi l’ouverture de la 9e saison de la Maison de la Poésie, réaffirme la place centrale de Marrakech comme carrefour de la création et de la parole poétique. Il traduit la volonté d’inscrire la poésie dans une dynamique vivante, ouverte aux sensibilités nouvelles et aux dialogues interculturels.