Culture
Le somalien "The Village Next to Paradise" remporte le grand prix du 5e FICAK
Le film, salué par la critique pour la sobriété de ses décors, la profondeur de ses personnages et la sincérité des émotions qu’il transmet, s’est imposé parmi une sélection de quinze longs-métrages africains
La 25ᵉ édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK) s’est achevée sur une note d’émotion et d’excellence avec le sacre du long-métrage somalien The Village Next to Paradise de Mo Harawe, qui remporte le Grand Prix "Ousmane Sembene". Salué pour sa sensibilité narrative et son engagement artistique, ce film s’impose comme le grand vainqueur d’une édition riche en découvertes, marquée par la diversité des voix africaines et la réflexion sur les mutations du cinéma à l’ère numérique.
Khouribga - Le long-métrage somalien "The Village Next to Paradise", réalisé par Mo Harawe, a remporté le Grand Prix "Ousmane Sembene" de la 25e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), dont la cérémonie de clôture s’est tenue, samedi soir, en présence d’un parterre de personnalités de divers horizons.
Le film, salué par la critique pour la sobriété de ses décors, la profondeur de ses personnages et la sincérité des émotions qu’il transmet, s’est imposé parmi une sélection de quinze longs-métrages africains en compétition officielle.
"The Village Next to Paradise" a également obtenu le Prix de la critique cinématographique africaine, en reconnaissance de la qualité artistique et de l’engagement thématique de l’œuvre.
Dans la catégorie des longs-métrages, le Prix du jury "Nour Eddine Saïl" a été attribué à "Empreintes du vent" de la réalisatrice marocaine Layla Triqui, tandis que le Prix de la mise en scène "Idrissa Ouédraogo" est revenu à "Radia" de la cinéaste marocaine Khaoula Assebab Benomar. Le Prix du meilleur scénario "Samir Farid" a, quant à lui, été décerné à "Black Tea" du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako.
Par la même occasion, le Prix du meilleur rôle féminin "Amina Rachid" a été remis à la Tunisienne Sara Hanachi pour sa performance dans le long-métrage "Le Pont", alors que le Prix du meilleur rôle masculin "Mohamed Bastaoui" a été décroché par Ben Mahmoud Mboow, pour son rôle dans le film sénégalais "Demba".
Dans la catégorie des courts-métrages, le Grand Prix "Najib Ayad" a été attribué à "Chikha" des réalisateurs Ayoub Layoussifi et Zahoua Raji (Maroc), tandis que le Prix du jury "Paulin Soumanou Vieyra" est revenu à "Noce d’eau" de la réalisatrice béninoise Aurielle Jioya.
Grande nouveauté de cette édition, le Prix de la Fédération des festivals panafricains de cinéma et de télévision a été remporté par le court-métrage libyen "Rise", du réalisateur Osama Rezg, témoignant de l’ouverture du festival à de nouveaux réseaux cinéphiles du continent.
Par ailleurs, le film tunisien "Le Pont" de Walid Mattar s’est vu attribuer le Prix "Don Quichotte" de la Fédération nationale des ciné-clubs au Maroc (FNCCM), tandis que le film marocain "Casa-Dakar" d’Ahmed Boulane a reçu une mention spéciale.
Cette 25e édition a été particulière à plus d’un titre, a souligné le directeur du festival, Iz-Eddine Gourirran, notant qu’elle marque un quart de siècle d’engagement en faveur du cinéma africain et du dialogue des cultures.
Intervenant à cette occasion, il a relevé que ce rendez-vous cinématographique a été aussi l’occasion de célébrer la créativité, l’inclusion et la résilience des artistes qui, malgré les défis, "continuent de faire rayonner notre continent sur les écrans du monde".
La cérémonie de clôture, rehaussée par la présence du gouverneur de la province de Khouribga, a également rendu un vibrant hommage à la figure du cinéma marocain Omar Sayed, dans une ambiance festive mêlant émotion, reconnaissance et célébration du 7ᵉ art africain.
Organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le FICAK 2025 a accueilli 350 cinéastes venus de 45 pays, dans une célébration de la création cinématographique africaine, de ses talents émergents et de ses mutations profondes.
Placée sous le signe "Du griot à l’algorithme, le cinéma évolue", cette édition a permis d’approfondir la réflexion sur l’impact de l’IA sur les métiers, les récits et les imaginaires du 7e art à l’échelle du continent.