Mawazine 2025 ressuscite pour les nostalgiques Abdelhalim Hafiz

Mawazine 2025 ressuscite pour les nostalgiques Abdelhalim Hafiz

La légende de la chanson arabe a de nouveau bercé des spectateurs transportés par la nostalgie.

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A Rabat et Salé, le Festival Mawazine - Rythmes du Monde célèbre son 20e anniversaire en offrant une programmation où la nostalgie du passé côtoie présent. Du ‘’retour’’ d’Abdelhalim Hafez en hologramme à la fougue du trompettiste nigérian Etuk Ubong, du voyage lunaire de Kid Cudi à l’intensité acoustique du Sénégalais Malick Diaw, du triomphe du Tunisien Nordo à l’élégance de l’Anglais Michael Kiwanuka, Mawazine offre un tour d’horizon des musiques du monde.

L’hologramme d’Abdelhalim Hafez

Le miracle de la technologie : assister en 2025 à un concert du légendaire Abdelhalim Hafez ? Grâce à la technologie holographique, le public marocain a vécu une soirée NOSTALGIQUE au Théâtre Mohammed V, où le « Rossignol brun » a ressuscité le temps d’une nuit. Les gestes du chanteur, son regard, ses mimiques… tout était reproduit, offrant une immersion bouleversante dans le passé. De "El Maa’ Wal Khodra" à "Gabar", en passant par "Bahebek" et "Gana El Hawa", la légende de la chanson arabe a de nouveau bercé des spectateurs transportés par la nostalgie.

Etuk Ubong, la trompette du Nigeria sur les rives de Bouregreg

Pour la 20e édition du festival, Etuk Ubong, trompettiste virtuose du Nigeria, a enflammé la scène Bouregreg. Son jeu puissant et introspectif, nourri d’afrobeat, de highlife et de rythmes rituels ekombi, a captivé un public en quête de groove. Avec des morceaux où s’entremêlent engagement social et célébration du continent, Etuk Ubong a signé une performance intense, où la terre et l’âme de l’Afrique ont vibré à l’unisson.

Kid Cudi, l’expérience cosmique de l’OLM Souissi

Pour sa première venue au Maroc, Kid Cudi a offert un concert à la fois aérien et viscéral. Surnommé "L’homme sur la Lune", le rappeur américain a transporté l’audience de l’OLM Souissi dans une odyssée intime où les classiques "Pursuit of Happiness", "Day ‘n’ Nite" et "Ghost!" ont côtoyé les nouveautés d’Entergalactic. Porté par des effets visuels hypnotiques, le spectacle s’est transformé en une catharsis collective où l’artiste a livré un message de résilience, de vulnérabilité et d’espoir.

Malick Diaw et la poésie du Sénégal à Chellah

Dans le cadre magique du site de Chellah, le musicien sénégalais Malick Diaw a proposé un voyage sensoriel où l’afro-folk, le blues et la pop s’entremêlaient. Avec des chansons célébrant la paix, l’humanité et la solidarité, Malick Diaw a capté l’attention du public, transformant le lieu en un cercle de danse et de partage où l’histoire du lieu rencontrait celle du peuple sénégalais.

Nordo, l’élégance du Tunisien à la scène Nahda

Pour Nordo, chanter à Mawazine est l’aboutissement d’un chemin artistique jalonné de succès internationaux. Accompagné d’une vingtaine de danseurs, l’artiste tunisien a livré un spectacle pensé spécialement pour le public marocain, où l’intensité scénique rejoint la force des textes. Profondément attaché au Maroc, où il a déjà collaboré avec le rappeur Stormy, Nordo a une fois de plus prouvé que la musique est un lieu où les frontières s’effacent.

Michael Kiwanuka, la soul du Royaume‑Uni au Théâtre Mohammed V

Le Britannique Michael Kiwanuka a été l’une des révélations de cette 20e édition du festival. Avec des titres tels que "Rule the World", "Love and Hate", "Four Long Years" ou "Cold Little Heart", il a confirmé sa place parmi les plus grandes voix contemporaines du rock et de la soul. Ce concert à guichets fermés a illustré l’alchimie parfaite entre intensité vocale, simplicité scénique et chaleur humaine.