Mawazine, mais Casablanca Music Week aussi : Gims, Dadju, Tayc… Une nuit où la musique devient communion

Mawazine, mais Casablanca Music Week aussi : Gims, Dadju, Tayc… Une nuit où la musique devient communion

Shaggy, Wyclef Jean et Tcheba, enflamment la scène, dans le cadre du Casablanca Music Week (CMW), attirant une foule nombreuse dominée par une jeunesse enthousiaste et survoltée. 21/06/2025 - Casablanca

1
Partager :

Casablanca a vibré, samedi soir, au rythme des stars françaises du moment. Gims, Dadju et Tayc ont enflammé la scène du Casablanca Music Week, offrant à un public jeune et incandescent une parenthèse où les sons, la lumière et l’émotion ont tissé des liens invisibles. Une célébration où la chanson devient un langage universel.

Gims en maître de cérémonie

Il était à peine 17h lorsque les premières notes ont résonné à La Casablancaise, malgré une chaleur suffocante. Le public s’était déjà massé en nombre, prêt à plonger corps et âme dans l’univers de Gims. Avec un jeu de scène maîtrisé, l’artiste a ouvert la soirée par des classiques devenus hymnes : Sapés comme jamais, Bella, Señorita ou encore La Même.

Les spectateurs, toutes générations confondues, reprenaient en chœur chaque refrain, brandissaient des drapeaux et des pancartes à son effigie. Le passé et le présent du chanteur semblaient ainsi s’entrelacer, tandis qu’il revisitait quelques trésors du répertoire de Sexion d’Assaut comme Désolé et Ma direction, provoquant une vague palpable d’émotion.

Plus qu’une performance, un retour aux racines pour Gims, qui a tenu à rappeler combien le public marocain occupe une place spéciale dans son cœur :

« C’est toujours un honneur et un immense plaisir de retrouver le public marocain », a-t‑il déclaré à la presse à l’issue du concert. Et d’ajouter : « Il n’existe pas de recette miracle pour atteindre le cœur des gens… Ce lien sincère que nous cultivons avec la musique est ce qui nous permet de toucher toutes les âmes. »

Pour lui, la musique reste un langage de rassemblement : elle ne changera peut‑être pas le monde, mais elle peut panser des blessures, unir des foules et offrir un moment d’évasion.

Dadju et Tayc : l’hymne à l’amour

Après Gims, la scène du Casablanca Music Week s’est transformée en un lieu où l’amour devient mélodie. Dadju et Tayc, portés par l’élan du public, ont enchaîné leurs classiques tels que Reine et Le Temps. À mesure que les voix s’élevaient, la nuit casablancaise semblait suspendue à chaque parole, à chaque regard.

Entre jeux de lumière, ballets de téléphones portés à bout de bras et chœurs spontanés du public, la scène s’est muée en un lieu de partage profond. Les deux artistes, complices, ont livré un moment où la frontière entre eux et la foule s’effaçait totalement, où la musique devenait lieu de vérité, de simplicité et d’humanité.

Casablanca Music Week : Une scène où tout devient possible

Plus qu’un simple festival, le Casablanca Music Week est un lieu où l’éclectisme devient la norme. Organisé par NRJ Maroc, il investit le stade de La Casablancaise jusqu’au 29 juin, offrant à la métropole marocaine une programmation où la musique, le cinéma, le sport, le jeu vidéo et la culture urbaine s’entremêlent.

Une célébration où le Maroc devient terre d’accueil des émotions du monde entier. Et où, pour quelques heures, la jeunesse s’accorde à l’unisson, portée par le rythme universel du beat.