A Jumeirah, le 2 mars 2026, sous le soleil de Dubaï, l’ombre de la guerre

A Jumeirah, le 2 mars 2026, sous le soleil de Dubaï, l’ombre de la guerre

Photo Fadel Senna AFP

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Sur le sable blond de Jumeirah, la scène paraît d’une banalité presque étudiée. La mer s’étire à l’horizon, calme, légèrement voilée par la chaleur. Un homme, installé sur une chaise pliante, téléphone à l’ombre invisible de son propre détachement. Non loin de lui, une femme, peut-être sa campagne, avance d’un pas tranquille, un gobelet à la main, le regard baissé comme pour bien où elle met ses pas.

À ses pieds, presque discret, un oiseau noir, imperturbable, picore. Probablement un corbeau indien, familier des plages et des villes du Golfe, il incarne cette présence urbaine qui s’adapte à tout. Opportuniste et attentif, il scrute les gestes humains avec une patience méthodique.

Dans cette coexistence silencieuse — vacanciers, technologie, oiseau citadin — se lit une modernité tranquille, où la nature s’invite sans bruit au cœur du paysage balnéaire. La scène respire la normalité, presque l’insouciance. Pourtant, au-delà de l’horizon marin, la région bruisse de tensions et de conflits. Cette image dit le contraste brutal de notre époque : des vies qui continuent, paisibles, pendant que l’Histoire s’écrit dans le fracas. (Quid)

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