Aux Etats-Unis, la disparition mystérieuse d’un général et d’une dizaine de scientifiques inquiète les autorités

Aux Etats-Unis, la disparition mystérieuse d’un général et d’une dizaine de scientifiques  inquiète les autorités

William « Neil » McCasland, ancien major-général de l'armée de l'air, ingénieur astronautique, et ancien commandant du Laboratoire de recherche de l'Air Force, directeur technique chez Applied Technology Associate,s a disparu en février dernier sans laisser de traces.

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Aux États-Unis, une série de décès et de disparitions touchant des scientifiques liés à des domaines sensibles, notamment le nucléaire et l’aérospatial, suscite une inquiétude croissante au sommet de l’État. Le FBI a ouvert une enquête pour déterminer d’éventuels liens entre ces affaires, tandis que le Congrès, sous l’impulsion de James Comer, a fait de ce dossier une priorité. Des déclarations prudentes de Donald Trump aux mises en garde politiques sur une possible menace pour la sécurité nationale, l’affaire alimente interrogations et spéculations, en attendant qu’une conclusion officielle soit établie.

Par Anass Belhaj - MAP

Washington - Aux Etat-Unis, une dizaine de scientifiques liés à des recherches sensibles sont morts ou se sont subitement volatilisés depuis trois ans, poussant à l’ouverture d’une enquête fédérale pour déterminer s’il existe un lien entre ces différents cas.

Le profil des victimes intrigue : on retrouve notamment un général de l’armée de l’air à la retraite porté disparu au Nouveau-Mexique, un physicien nucléaire et professeur au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) abattu devant son domicile, des chercheurs de la Nasa décédés de façon "mystérieuse", ou encore une ingénieure aérospatiale qui n’a plus donné signe de vie après une randonnée à Los Angeles.

Le FBI a annoncé cette semaine l’ouverture d’une enquête afin d’"établir des liens" entre toutes ces personnes, précisant qu’il "œuvre avec le ministère de l’Énergie, le ministère de la Guerre et nos partenaires des forces de l’ordre étatiques et locales pour trouver des réponses".

Lundi, la commission de surveillance de la Chambre des représentants, principal organe d’enquête du Congrès US, a aussi annoncé qu’elle enquêterait sur ces incidents, rappelant que ces personnes avaient, selon elle, accès à des informations scientifiques sensibles.

Le président Donald Trump a lui-même réagi à cette affaire, qui ne cesse d’alimenter sur les réseaux sociaux des théories du complot et les spéculations les plus folles.

"J’espère que c’est un hasard... mais certains d’entre eux étaient des personnes très importantes et nous allons examiner la question", a déclaré le chef de l’exécutif américain à des journalistes, indiquant avoir déjà tenu "une réunion à ce sujet".

Outre la Maison Blanche, l’Agence spatiale américaine, la Nasa, a été aussi obligée d’intervenir, assurant que "pour le moment, rien qui soit en relation avec la Nasa n’indique une quelconque menace pour la sécurité nationale".

Dans la foulée, le président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, James Comer, a confirmé que le sujet était devenu l’une des priorités du Congrès.

"Il semble bien qu’il y ait de fortes chances que quelque chose de sinistre se trame ici", a déclaré James Comer sur la chaîne Fox News, affirmant que le Congrès est très préoccupé par cette affaire.

"Notre commission en fait désormais l’une de ses priorités, car nous considérons cela comme une menace pour la sécurité nationale", a-t-il dit.

L’élu républicain a reconnu avoir cru à "une sorte de théorie du complot farfelue" la première fois qu’il a entendu parler de ses disparitions, jusqu’à ce que les détails des affaires lui soient présentés.

"Nous savons que de nombreux pays à travers le monde aimeraient bénéficier de notre savoir-faire et de nos capacités nucléaires. Et ces personnes qui étaient à l’avant-garde de ce domaine sont soit mortes, soit portées disparues", a-t-il mis en garde.

La série noire des décès et disparitions qui défraye la chronique outre Atlantique semble débuter avec la mort, le 30 juillet 2023, de Michael David Hicks. Âgé de 59 ans, il avait travaillé pendant près de vingt-cinq ans dans l’un des laboratoires de la Nasa et s’était spécialisé dans les comètes et les astéroïdes. La cause de sa mort ne figure pas sur son avis de décès.

Les années qui ont suivi ont été marquées par le décès ou la disparition d’au moins onze personnes liées à la recherche nucléaire et aérospatiale. Parmi elles, trois chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, deux employés du laboratoire de Los Alamos, qui a développé la bombe atomique, l’astrophysicien Carl Grillmair, abattu devant chez lui en février 2026, le physicien du MIT, Nuno Loureiro, tué près de Boston en décembre 2025 et l’ingénieure aérospatiale Monica Jacinto Reza, qui n’a plus donné signe de vie après une randonnée à Los Angeles en juin 2025.

Mais le cas de William "Neil" McCasland reste sans doute celui qui a suscité le plus de débats. Cet ancien général-major de 68 ans a disparu le 27 février dernier, après avoir quitté son domicile d’Albuquerque à pied.

D’après CBS News, il est parti avec seulement son portefeuille et un revolver de calibre 38, laissant derrière lui ses lunettes, son téléphone et tout autre appareil connecté. Haut gradé à la retraite, William McCasland a occupé les postes les plus sensibles de l’armée de l’air et a notamment dirigé le laboratoire de recherche sur la base aérienne de Wright-Patterson censée, selon la rumeur, avoir abrité des débris extraterrestres.

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