Le siège de LFI dans la capitale française évacué après une menace à la bombe

Le siège de LFI dans la capitale française évacué après une menace à la bombe

Des policiers de la brigade canine se tiennent devant le siège national du parti de gauche La France Insoumise (LFI) à la suite d'une « alerte à la bombe », après que celui-ci ait été accusé d'être en partie responsable du meurtre d'un militant d'extrême droite, à Paris, le 18 février 2026. (Photo AFP)

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Menaces à la bombe, permanences attaquées, invectives publiques et accusations en chaîne : la violence, verbale ou physique, s’impose de plus en plus comme l’un des traits dominants de l’action politique en France. L’évacuation du siège de La France insoumise à Paris, sur fond de tensions après la mort d’un militant d’extrême droite à Lyon, imputée à l’extrême gauche, illustre ce climat délétère où la confrontation idéologique bascule trop souvent dans l’intimidation, la surenchère, l’exclusion et la mise en cause personnelle, fragilisant un débat démocratique déjà sous pression et une démocrtie qui ne fonctionne plus qu’à coups de 49.3.

Paris, France - Le siège national de La France insoumise, situé dans le Xe arrondissement à Paris, a été évacué mercredi à la suite d'une menace à la bombe, dans un climat d'extrêmes tensions après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon.

"Le siège national de la France insoumise vient d'être évacué suite à une menace à la bombe. Les services de police sont sur place. L'ensemble des salariés et des militants sont en sécurité", a annoncé le coordinateur du mouvement Manuel Bompard sur X dans la matinée.

Selon une source proche du dossier, une "inspection des locaux pour levée de doute" a eu lieu sans qu'aucun explosif n'ait été trouvé.

Les salariés de LFI ont réintégré les lieux vers midi.

Les Insoumis dénoncent le lien qui est fait entre leur mouvement et la mort de Quentin Deranque, affaire dans laquelle un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur du mouvement antifasciste la Jeune Garde, a été arrêté.

"Je demande maintenant que les accusations (contre LFI), s'arrêtent, parce que, comme on l'a vu ce (mercredi) matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations ont ensuite des conséquences et conduisent un certain nombre de militants extrêmement dangereux à proférer des menaces, des intimidations, des attaques de permanences et de locaux", a déclaré M. Bompard devant la presse.

Le député des Bouches-du-Rhône en a également appelé aux "pouvoirs publics" pour "garantir un débat démocratique digne et sain" dans un contexte de fortes tensions.

"Un cap est franchi. Ceux qui utilisent le drame et la mort d'un jeune homme pour s'en prendre à la France insoumise doivent cesser leurs abjectes manoeuvres", a pour sa part dénoncé la vice-présidente insoumise de l'Assemblée nationale, Clémence Guetté.

Autre élu et cadre insoumis, Paul Vannier a ciblé les adversaires politiques des Insoumis.

"Toutes celles et ceux qui par abjection politicienne dirigent sur LFI leurs calomnies, les Lecornu, Darmanin, Hollande, Bardella et Le Pen sont responsables du déferlement de la violence dont nous sommes les victimes", a-t-il écrit sur X. (Quid avec AFP)