Trump renvoie Vance lundi au Pakistan pour négocier avec l'Iran

Trump renvoie Vance lundi au Pakistan pour négocier avec l'Iran

Le vice-président américain JD Vance (à droite) lors d'une conférence de presse après avoir rencontré des représentants du Pakistan et de l'Iran, sous le regard de Jared Kushner (à gauche), gendre du président américain Donald Trump, et de Steve Witkoff (au centre), envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, à Islamabad, le 12 avril 2026. (Photo AFP)

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Donald Trump a annoncé l’envoi, dès lundi, d’une délégation américaine conduite par le vice-président JD Vance au Pakistan pour relancer les négociations avec l’Iran, sur fond de tensions croissantes autour du détroit d’Ormuz. Entre accusations de violation du cessez-le-feu, menaces explicites de frappes sur les infrastructures iraniennes et renforcement sécuritaire à Islamabad, ces pourparlers s’ouvrent dans un climat particulièrement tendu.

Washington, États-Unis - Donald Trump a annoncé dimanche qu'une délégation américaine conduite par son vice-président JD Vance serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran, tout en menaçant de détruire les infrastructures de ce pays en cas d'échec des pourparlers.

Dans un message sur son réseau Truth Social, M. Trump a également accusé Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu, qui expire dans trois jours, en lançant des attaques samedi dans le détroit d'Ormuz, visant notamment un navire français et un autre britannique, selon lui.

Le président américain a écrit qu'il offrait à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus de la part de Téhéran, "les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS!".

Le 7 avril, M. Trump avait menacé d'éradiquer "une civilisation entière" si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel. Cette menace n’est probablement étrangère au premiers  pourparlers qui sont se sont déroulés à Islamabad les 11 et 12 avril 2026.

Dans son message dimanche, le président américain a déclaré au sujet des centrales électriques et ponts en Iran: "Ils tomberont rapidement, ils tomberont facilement et, s'ils n'acceptent par le DEAL, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui aurait dû être fait à l'Iran par d'autres présidents ces dernières 47 années".

Les précédents pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance -- à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la Révolution islamique de 1979 -- s'étaient conclus le 12 avril par un échec.

La délégation sera encore conduite par M. Vance, de nouveau accomapgné des deux émissaires habituels du président américain, Steve Witkoff et Jared Kushner, a affirmé à un responsable de la Maison Blanche, revenant sur une déclaration de Donald Trump à ABC selon laquelle le vice-président ne serait pas du voyage pour "raisons de sécurité".

La fermeture du détroit d'Ormuz "est la seule carte qu'ils ont, mais ils sont en train de la perdre et ils le savent", a déclaré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, au sujet des dirigeants iraniens.

"Ils ne vont plus pouvoir vendre leur production à l'étranger via le détroit d'Ormuz et les sanctions financières et bancaires leur font mal", a-t-il ajouté sur CNN, en référence notamment au blocus des ports iraniens imposé par les Etats-Unis depuis le 13 avril.

Face au maintien de ce blocus, l'Iran a annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit d'Ormuz, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique.

La sécurité renforcée à Islamabad avant des négociations USA-Iran

La sécurité dans la capitale pakistanaise Islamabad a été visiblement renforcée dimanche, à l'approche de la reprise des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran.

Les autorités pakistanaises ont auparavant annoncé la fermeture de routes et des restrictions de circulation dans toute la ville, ainsi que dans la ville voisine Rawalpindi.

Des gardes armés et des checkpoints près des hôtels les plus sécurisés d'Islamabad, ont été mis en place notamment le Marriott et le Serena, où s'est tenue la dernière série de pourparlers.

La plupart des rues menant au Serena Hotel étaient fermées dimanche, avec des barbelés, des barricades, un important dispositif de sécurité et des déviations de trafic.

"Il est instamment demandé aux citoyens de coopérer avec les agences de sécurité", a publié un responsable municipal sur X. (Quid avec AFP)

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