Vingtième jour de guerre : la région bascule dans une instabilité élargie

Vingtième jour de guerre : la région bascule dans une instabilité élargie

Le 19 mars 2026, un groupe d'hommes juifs ultra-orthodoxes observe les impacts des frappes et les bâtiments détruits dans le sud du Liban depuis un point d'observation situé le long de la frontière israélo-libanaise (Photo AFP).

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Au vingtième jour de la guerre au Moyen-Orient, le conflit prend une dimension de plus en plus globale, mêlant affrontements militaires directs, tensions diplomatiques et perturbations économiques majeures. Entre frappes sur des infrastructures stratégiques, menaces sur les routes énergétiques et mobilisation croissante des puissances régionales et internationales, la crise s’étend bien au-delà du théâtre initial. Tandis que les appels à la désescalade se multiplient, les marchés réagissent vivement et les organisations internationales alertent sur les risques d’un conflit incontrôlable, susceptible d’affecter durablement la sécurité mondiale et les équilibres économiques.

Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son 20e jour jeudi :

Trump demande à Israël de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran

Donald Trump a assuré avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran. "Oui, c'est vrai. Je lui ai dit de ne pas faire ça et il ne le fera plus", a-t-il répondu à une question.

"Notre réponse à l'attaque israélienne contre nos infrastructures n'a mobilisé qu'une FRACTION de notre puissance", a quant à lui mis en garde le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Washington "ne déploie pas de troupes" en Iran

"Non, je ne déploie de troupes nulle part. Si c'était le cas, je ne vous le dirais certainement pas. Mais je ne déploie pas de troupes" en Iran, a lancé Donald Trump.

Washington annonce des ventes d'armes aux Emirats et au Koweït

Washington a annoncé des ventes d'armes pour un montant de plus de seize milliards de dollars aux Emirats arabes unis et au Koweït.

Réunion de concertation à Riyad : les attaques iraniennes jugées injustifiées et appel à leur cessation immédiate

Les participants à une réunion ministérielle de concertation tenue à Riyad dans la nuit de mercredi à jeudi ont vivement condamné les attaques iraniennes visant plusieurs pays, notamment ceux du Golfe ainsi que la Jordanie, l’Azerbaïdjan et la Turquie, estimant qu’ils ne sauraient être justifiées sous aucun prétexte, tout en réaffirmant le droit des États à se défendre conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Dans un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït, de la Jordanie, de l’Égypte, du Liban, de la Syrie, du Pakistan, de la Turquie et de l’Azerbaïdjan ont appelé l’Iran à mettre fin immédiatement à ses attaques, à se conformer aux règles du droit international et humanitaire ainsi qu’aux principes de bon voisinage, considérant ces mesures comme un préalable à la désescalade et au rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans la région, tout en privilégiant la voie diplomatique pour le règlement des crises.

Envolée des cours du pétrole, les Bourses européennes en baisse

Le cours du baril de pétrole américain WTI a brièvement grimpé de plus de 5%, au-dessus de 100 dollars, et le prix du gaz européen s'est envolé (jusqu'à +35%).

Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse : Paris -2,03%, Francfort -2,82%, Londres -2,35%.

La BCE et l'OMC inquiètes

La Banque centrale européenne a averti d'un risque croissant d'inflation, relevant la "grande incertitude" qui entoure l'avenir économique de la zone euro et sa croissance en raison du choc énergétique causé par la guerre au Moyen-Orient.

Ce conflit pourrait provoquer un ralentissement du commerce mondial et met en danger la sécurité alimentaire mondiale, a dans le même temps averti l'OMC.

L'agence maritime de l'ONU demande un couloir d'évacuation dans le détroit d'Ormuz

L'Organisation maritime internationale (OMI) a demandé la création d'"un corridor maritime sûr" pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, condamnant la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran.

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon se sont dit "prêts à contribuer" à sécuriser ce passage maritime.

Le Japon "monte vraiment au créneau" face à l'Iran, a de son côté déclaré Donald Trump, disant avoir obtenu des garanties à ce sujet, sans autres précisions.

Détroit d’Ormuz : le Royaume-Uni et 5 autres pays condamnent les attaques iraniennes et appellent à une désescalade immédiate

Londres - Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné, jeudi, « avec la plus grande fermeté » les récentes attaques iraniennes contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, ainsi que les frappes visant des infrastructures civiles, notamment des installations pétrolières et gazières.

Dans une déclaration conjointe publiée par la primature britannique, les dirigeants de ces pays ont dénoncé la "fermeture de facto" du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes, exprimant leur « profonde inquiétude » face à l’escalade en cours dans la région. Ils ont ainsi appelé l’Iran à "cesser immédiatement" ses menaces, ses opérations de minage, ses attaques de drones et de missiles ainsi que toute autre tentative de bloquer le détroit à la navigation commerciale, et à se conformer à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Rappelant que la liberté de navigation constitue un principe fondamental du droit international, notamment en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, les six pays ont mis en garde contre les répercussions mondiales des actions iraniennes, qui sont à même d’affecter particulièrement les populations les plus vulnérables. Ils ont également souligné que toute perturbation du transport maritime international et des chaînes d’approvisionnement énergétique mondiales représente une menace pour la paix et la sécurité internationales, appelant à un moratoire immédiat et global sur les attaques visant les infrastructures civiles, y compris les installations énergétiques. Les six pays se sont également dit prêts à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr dans le détroit d’Ormuz, saluant l’engagement de plusieurs pays dans des préparatifs en ce sens.

Une raffinerie de pétrole touchée dans le nord d'Israël après des tirs de missiles iraniens

La raffinerie de pétrole de Haïfa, dans le nord d'Israël, a été touchée après que l'armée israélienne a signalé des tirs de missiles iraniens en direction du territoire israélien.

La chaîne publique de télévision israélienne Kan a montré un épais panache de fumée grise s'élevant au-dessus de ce site.

L'attaque iranienne au Qatar a des "répercussions majeures"

L'attaque iranienne sur les principales installations gazières du Qatar "a des répercussions majeures sur les approvisionnements énergétiques mondiaux", a dénoncé son Premier ministre, Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani. Cela "prouve" que l'Iran ne s'en prend pas qu'aux "intérêts américains", a-t-il noté.

Cet émirat avait fait état de nouveaux "dégâts considérables" sur le complexe de Ras Laffan, son premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL).

Raids israéliens en mer Caspienne

L'aviation israélienne a annoncé avoir effectué mercredi des bombardements de grande envergure sur des navires et des installations de la marine iranienne en mer Caspienne, au nord de l'Iran.

Plus de 1.000 morts au Liban

Les frappes israéliennes sur le Liban ont causé la mort de 1.001 personnes, dont 118 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon le ministère libanais de la Santé.

Explosions à Bahreïn et au Kurdistan irakien

Des explosions ont été entendues par une journaliste de l'AFP dans la capitale de Bahreïn, Manama. Depuis le début de la guerre, ce pays du Golfe a été la cible de vagues d'attaques de drones et de missiles iraniens qui y ont fait deux morts.

Plus tôt jeudi, une explosion a retenti près de l'aéroport international d'Erbil, la capitale du Kurdistan autonome d'Irak, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un témoin a évoqué deux autres explosions similaires auparavant.

"Plus que temps" d'arrêter la guerre, dit l'ONU

"Il est plus que temps de mettre fin à cette guerre qui risque de devenir complètement incontrôlable, provoquant d'immenses souffrances aux civils et (ayant) des répercussions sur l'économie mondiale", a lancé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, s'adressant aux Etats-Unis et à Israël.

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a quant à lui affirmé que son pays n'avait pas de "calendrier défini" ni de "délai fixé" pour la fin des opérations militaires en Iran.

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