64ème anniversaire de la disparation du Père de la nation : Amir Al Mouminine, se recueille sur la tombe du Roi Mohammed V

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Le Roi, Amir Al Mouminine, se recueille sur la tombe de Feu le Roi Mohammed V

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Rabat - Le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan, du Prince Moulay Rachid, du Prince Moulay Ahmed et du Prince Moulay Ismail, s'est recueilli samedi sur la tombe de Feu le Roi Mohammed V, à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de la disparition du Père de la Nation, que Dieu l'entoure de Son infinie miséricorde, qui coïncide avec le 10ème jour du mois sacré du Ramadan.

Mohammed V, héros de la lutte pour l'indépendance

Le peuple marocain a commémoré, samedi, 10ème jour de Ramadan 1444 H, le 64ème anniversaire de la disparition du Libérateur de la Nation, feu le Roi Mohammed V.

Le Père de la Nation s’était éteint le 10 Ramadan de l’année 1380 de l’Hégire (26 février 1961), quelques années seulement après l’accession du Royaume à l’indépendance au prix d’une lutte acharnée qui a permis d’affranchir la Patrie du joug du colonialisme.

Le regretté Souverain, qui avait voué sa vie à la lutte pour la libération du Maroc, avait consenti tous les sacrifices, y compris l’exil auquel il a été forcé en compagnie de la Famille Royale par les autorités coloniales, pour le recouvrement de la pleine indépendance de son pays.

Les Marocains se rappellent la longue marche de la libération du pays et le combat qu’a mené, sur tous les fronts et en étroite symbiose avec son peuple, le Libérateur de la Nation, un Souverain dont le parcours était intimement lié à la lutte pour l’indépendance du pays et l’exercice de la souveraineté et de la liberté pour le peuple marocain.

Dans sa lutte sans relâche pour l'indépendance, le Roi Mohammed V tenait absolument à la concertation et à la coordination avec le Mouvement national, persuadé que le recouvrement de la souveraineté ne saurait être l’œuvre d'une seule personne ou d'une seule institution, mais le fruit d'une action collective basée sur la foi et l'effort de sensibilisation et de mobilisation du peuple marocain.

Le point d'orgue de cette action nationaliste et patriotique collective a été la présentation, le 11 janvier 1944, du Manifeste de l'indépendance, une démarche audacieuse qui a reflété la parfaite symbiose entre le Trône, le mouvement national et le peuple, et constitué le premier pas sur la voie de la libération du joug du protectorat.

Le 10 avril 1947, le Sultan Mohammed Ben Youssef se rendait à Tanger pour prononcer un discours retentissant dans les jardins de la Mendoubia. Il marquera l'histoire et les esprits, le Souverain y formulant solennellement et explicitement, pour la première fois, la revendication de l'indépendance du Maroc, donnant ainsi des sueurs froides aux autorités coloniales qui, poussées dans leurs derniers retranchements, vont se déployer sans retenue pour reprendre le contrôle de la situation.

Après l'échec de toutes leurs manigances ourdies, chantages et menaces destinés à faire pression sur le Roi Mohammed V pour qu'il abandonne la lutte nationale, le colonisateur monte le complot sordide contre le Sultan et la famille royale qui sont forcés à l'exil en 1953, d’abord en Corse, puis à Madagascar.

Le sinistre stratagème de l'occupant se retourne contre lui. Ayant pour but de couper les ponts entre le défunt Roi et son peuple, la déportation du Sultan Mohammed Ben Youssef soude davantage le peuple et le mouvement national derrière lui, déclenche une vague de révoltes populaires et d'actions armées contre les forces coloniales, et fait de l'indépendance la cause, non plus d'une élite de politiques et d'intellectuels nationalistes, mais de tout un peuple mobilisé derrière son Souverain.

Cette belle épopée de patriotisme, de bravoure et de fidélité s'est couronnée par le retour triomphal du Père de la Nation et de famille royale à la Mère-Patrie, le 16 novembre 1955, et l'annonce, une année plus tard, de l'indépendance et du début du "Grand Jihad", celui de l'édification d'un Maroc nouveau et moderne.

Après le recouvrement de l’indépendance du Royaume et dans le même esprit du Père de la Nation, feu le Roi Hassan II, compagnon de lutte du héros de l’indépendance, a poursuivi l’œuvre de consolidation des acquis, en s’engageant dans un programme d’envergure pour le développement économique et social du pays, avant que son successeur, le Roi Mohammed VI, reprenne le flambeau pour poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs avec détermination et abnégation.

Depuis son accession au Trône, le Roi Mohammed VI s’est engagé dans la consolidation de ce grand projet national, faisant ainsi entrer le Maroc dans une nouvelle ère, celle de la modernité et du développement global.

 

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