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À l’ONU, Rabat met en avant sa vision et consolide son partenariat avec l’Union européenne
Aziz Akhannouch s’est entretenu avec s’entretenant avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen
En marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a souligné à New York l’importance de ce rendez-vous pour exposer la position du Maroc sur les grands dossiers internationaux et régionaux. Dans le même temps, une rencontre bilatérale avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a permis de réaffirmer la solidité du partenariat Maroc–UE et d’esquisser de nouvelles perspectives de coopération.
Un forum pour clarifier les positions du Royaume
Aziz Akhannouch, qui conduit la délégation marocaine sur Instructions royales a insisté sur la portée de l’Assemblée générale comme tribune mondiale. À ses yeux, ce cadre annuel permet au Royaume d’exposer, de façon structurée, sa vision sur les enjeux majeurs de l’heure, du maintien de la paix au développement durable, en passant par la réponse à la crise climatique. Il a rappelé, à cet égard, l’attachement de Rabat à une solution au différend régional autour du Sahara marocain fondée exclusivement sur le plan d’autonomie et sur la souveraineté nationale.
Dans le registre régional, le Chef du gouvernement a réitéré la position constante du Maroc en faveur de la solution à deux États au Moyen-Orient, incluant l’établissement d’un État palestinien indépendant sur les frontières de juin 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale et Gaza comme partie intégrante. Cette mise au point s’inscrit dans l’esprit de la thématique de la session onusienne — « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains » — qui invite les États membres à renforcer le socle multilatéral face aux défis contemporains.
Réformes et développement : une dynamique à mettre en lumière
Au-delà des positions diplomatiques, Aziz Akhannouch a mis l’accent sur la dynamique de réformes et de développement engagée « tout azimut » au Maroc. Pilotées sous l’impulsion royale, ces transformations se déploient dans les secteurs économiques, sociaux et institutionnels, avec pour finalité la création de valeur, l’inclusion et la durabilité. La participation marocaine aux travaux de l’Assemblée générale constitue, selon lui, une occasion de rendre cette trajectoire plus lisible auprès des partenaires et des organisations internationales.
Un partenariat Maroc–UE fondé sur la convergence d’intérêts
Dans ce même cadre new-yorkais, Aziz Akhannouch s’est entretenu avec Ursula von der Leyen. Les deux parties ont salué la densité des relations Maroc–Union européenne dans de multiples domaines, soulignant la complémentarité des intérêts et la continuité du dialogue politique. Premier partenaire économique et commercial du Royaume, l’UE concentre plus de 60 % des échanges extérieurs du Maroc, tandis que Rabat demeure, de son côté, un partenaire majeur de l’Union sur le continent africain.
Les échanges ont porté sur les moyens de renforcer davantage ce partenariat stratégique : approfondissement des chaînes de valeur industrielles, appui aux transitions verte et numérique, facilitation des investissements, et coopération sectorielle élargie. La perspective est d’inscrire la relation dans le temps long, en capitalisant sur les acquis et en identifiant de nouveaux leviers, notamment dans les infrastructures, l’énergie, l’innovation et la formation.
Un agenda multilatéral orienté vers la paix et la durabilité
La participation marocaine à la 80e Assemblée générale illustre un double mouvement. D’une part, la volonté d’affirmer des positions claires sur les questions de sécurité régionale et de règlement des différends, en privilégiant les solutions politiques et consensuelles. D’autre part, la recherche d’alliances opérationnelles avec les partenaires clés, afin d’accompagner les réformes internes et de matérialiser des projets concrets, en particulier dans les domaines porteurs de croissance durable.