À Rabat, l’Afrique militaire en conclave pour bâtir une sécurité continentale résiliente

À Rabat, l’Afrique militaire en conclave pour bâtir une sécurité continentale résiliente

Le Maroc, point d’ancrage d’un dialogue africain sur la sécurité

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La 7e Conférence des officiers supérieurs du rang des pays africains (ASELC-2025) s’est ouverte mardi à Rabat, rassemblant des représentants militaires de près de 30 pays du continent, aux côtés de l’OTAN et de l’AFRICOM. L’objectif : renforcer les capacités des armées africaines, à travers la formation des officiers du rang, pour répondre aux défis sécuritaires d’un continent en mutation.

Le Maroc, point d’ancrage d’un dialogue africain sur la sécurité

Placé sous le thème « Résilience, adaptation, transformation », ce grand rendez-vous africain est organisé par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), en partenariat avec les Forces Armées Royales (FAR). Il se veut un espace de réflexion stratégique pour renforcer les partenariats, développer les institutions de formation militaire et accompagner l’Afrique vers une paix durable.

À l’ouverture, le Général de Brigade Aziz Idrissi Yazami, Chef du 2e Bureau de l’État-Major général des FAR, a souligné la portée symbolique de cette conférence tenue au Maroc. Elle illustre, selon lui, la confiance que portent les États-Unis et les partenaires africains à Rabat, ainsi que l’engagement constant des FAR pour la sécurité collective du continent.

L’enjeu est clair : accompagner l’élévation du rôle des officiers du rang (ODR*), ces maillons essentiels de la chaîne de commandement, souvent peu visibles mais décisifs dans les opérations de terrain. Les discussions visent à combler les lacunes de formation, partager les expériences, renforcer l’autonomie et valoriser ces profils dans les structures militaires nationales.

Officiers du rang : au cœur d’une nouvelle architecture militaire africaine

Le Général Idrissi Yazami n’a pas éludé les défis qui gangrènent le continent : terrorisme transnational, séparatisme, catastrophes naturelles, crises humanitaires, conflits armés et montée des acteurs non étatiques. À cela s’ajoute l’impact croissant des technologies émergentes, transformant les modes d’engagement militaires.

Dans ce contexte mouvant, l’exigence de former des ODR capables de s’adapter, de commander, et d'agir efficacement devient centrale. « Nos armées doivent gagner en agilité et en réactivité », a insisté le général, plaidant pour une formation continue, moderne et adaptée aux réalités du terrain africain.

Le sergent-major Michael P. Woods, chef des officiers du rang à l’AFRICOM, a, de son côté, salué l’approche marocaine, qu’il a qualifiée de « modèle d’autonomisation des ODR ». Il a loué les efforts des FAR pour intégrer les nouvelles technologies à la formation militaire, avec une vision tournée vers l’avenir.

Même son de cloche du côté du Général de division John W. Brennan, commandant adjoint de l’AFRICOM, qui a rappelé que le Maroc, « premier pays à avoir reconnu les États-Unis », reste un allié stratégique et un « pilier de stabilité en Afrique ».

Enfin, l’adjudant Abdelali Oukassi des FAR a mis en lumière l’engagement continu des FAR dans cette dynamique de développement des compétences africaines, en étroite coordination avec leurs homologues américains.

*NDLR/ Il s’agit en fait de « sous-officiers supérieurs » ou « cadres supérieurs du rang », c’est-à-dire des adjudants-chefs, majors, sergents-majors, etc.

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