Aides aux victimes des inondations en Conseil de gouvernement, le détail des soutiens

Aides aux victimes des inondations en Conseil de gouvernement, le détail des soutiens

15.000 familles ont déjà bénéficié d’une aide financière directe de 6.000 dirhams par ménage, une aide financière de 15.000 dirhams sera accordée à chaque ménage ayant pu regagner son domicile sinistré, les habitations entièrement effondrées bénéficieront d’un soutien financier pouvant atteindre 140.000 dirhams et des aides directes seront accordées aux agriculteurs des régions sinistrées afin de leur permettre de poursuivre leurs activités au cours de la campagne printanière (Fouzi Lekjaa)

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 Réuni à Rabat, le Conseil de gouvernement a examiné et adopté plusieurs textes réglementaires et décisions concernant la gestion des conséquences des inondations, l’organisation de certains secteurs économiques et administratifs ainsi que la coopération internationale. Lors du point de presse tenu à l’issue de cette réunion, les membres du gouvernement ont présenté les mesures engagées pour soutenir les populations touchées par les intempéries, améliorer l’environnement des investissements et poursuivre les réformes administratives, tout en approuvant plusieurs nominations à des fonctions supérieures.

Outre l’aide d’urgence accordée aux familles déplacées, le gouvernement a annoncé des mesures destinées à accompagner les ménages dont les habitations ont subi des dommages à la suite des inondations ( Fouzi Lekjaa) – Photo MAP

Un dispositif d’aide pour les familles touchées par les inondations

Le gouvernement a annoncé la mise en œuvre d’un programme d’aide financière destiné aux populations affectées par les inondations qui ont récemment touché plusieurs régions du nord et de l’ouest du Royaume. Selon le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, environ 15.000 familles ont déjà bénéficié d’une aide financière directe de 6.000 dirhams par ménage.

Cette assistance s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental d’accompagnement des populations sinistrées et vise en priorité les familles contraintes de quitter leur domicile pour se réfugier dans des zones sûres en raison des risques liés aux crues et aux intempéries. L’objectif affiché est de garantir une prise en charge rapide des besoins urgents des ménages affectés tout en assurant que les aides parviennent effectivement à leurs bénéficiaires.

Les autorités locales ont été mobilisées pour procéder à l’identification des familles concernées et coordonner la distribution des aides financières. Cette opération constitue une première étape dans la stratégie de soutien destinée à atténuer l’impact immédiat des catastrophes naturelles sur les populations.

Soutien à la réhabilitation des logements et des activités économiques

Outre l’aide d’urgence accordée aux familles déplacées, le gouvernement a annoncé des mesures destinées à accompagner les ménages dont les habitations ont subi des dommages à la suite des inondations.

Dans ce cadre, et conformément aux instructions royales, une aide financière de 15.000 dirhams sera accordée à chaque ménage ayant pu regagner son domicile sinistré afin de réaliser les travaux nécessaires à la réhabilitation des logements endommagés.

Cette mesure concerne également les activités économiques affectées par les intempéries. Les commerces ayant subi des dégâts bénéficieront ainsi du même montant afin de soutenir leur remise en activité et de favoriser la reprise économique dans les zones touchées.

Les autorités publiques entendent ainsi contribuer à la stabilisation des conditions de vie des habitants tout en facilitant la relance des circuits économiques locaux perturbés par les crues.

Aides spécifiques pour les logements totalement détruits

Dans les cas les plus graves, notamment dans certaines zones rurales où des habitations se sont entièrement effondrées, un dispositif d’aide renforcé a été prévu.

Les familles concernées bénéficieront d’un soutien financier pouvant atteindre 140.000 dirhams par logement détruit. Cette aide vise à permettre la reconstruction des habitations et à favoriser un retour rapide des populations dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

L’attribution de ces aides repose sur les recensements effectués par les autorités locales, chargées d’évaluer l’ampleur des dégâts et de dresser la liste des ménages éligibles.

Les pouvoirs publics ont souligné que ces interventions s’inscrivent dans une démarche globale visant à accompagner la reconstruction des zones touchées et à réduire les effets sociaux des catastrophes naturelles.

Réhabilitation des infrastructures endommagées

Les inondations ont également causé des dommages significatifs à plusieurs infrastructures publiques, notamment des ponts, des routes et des pistes rurales.

Face à cette situation, les départements ministériels concernés, en coordination avec les autorités territoriales, ont engagé des opérations de réhabilitation et d’aménagement adaptées à l’ampleur des dégâts constatés.

Ces travaux visent à rétablir la circulation dans les zones affectées et à assurer la continuité des services essentiels, notamment dans les régions où les réseaux de transport ont été fortement perturbés.

Le gouvernement a indiqué que les interventions se poursuivront dans les semaines à venir afin de restaurer progressivement les infrastructures endommagées et de renforcer la résilience des territoires face aux événements climatiques extrêmes.

Un soutien spécifique au secteur agricole

Les autorités ont également annoncé des mesures de soutien destinées au secteur agricole, particulièrement exposé aux effets des intempéries.

Dans ce cadre, des aides directes seront accordées aux agriculteurs des régions sinistrées afin de leur permettre de poursuivre leurs activités au cours de la campagne printanière.

Ce dispositif concerne à la fois les exploitations agricoles et les activités d’élevage. L’objectif est de garantir la continuité de la production agricole et de limiter les pertes économiques pour les exploitants.

Les exploitations touchées ont ainsi bénéficié d’une enveloppe financière destinée à accélérer les interventions nécessaires et à faciliter le retour progressif à une situation normale.

L’ensemble des mesures mises en œuvre dans le cadre de ce programme représente une enveloppe globale estimée à trois milliards de dirhams. Selon le ministre délégué chargé du Budget, les modalités d’application ont été définies de manière claire afin de garantir l’efficacité et la rapidité du dispositif.

Révision du cadre des zones franches à Tanger Med

Lors de la même réunion, le Conseil de gouvernement a adopté un projet de décret relatif aux zones franches d’exportation situées dans la zone spéciale de développement Tanger-Méditerranée.

Ce texte vise à modifier le décret portant création des zones franches dans cette région stratégique afin d’adapter leur organisation aux besoins actuels des investisseurs.

Présenté par le ministre de l’Équipement et de l’Eau au nom du ministre de l’Industrie et du Commerce, ce projet concerne notamment la zone d’accélération industrielle de Ksar El Majaz.

L’objectif est de renforcer l’attractivité économique de cette plateforme industrielle et de consolider la position du Maroc dans les échanges maritimes internationaux.

Modernisation du cadre réglementaire des crèches privées

Le Conseil de gouvernement a également approuvé un projet de décret relatif au statut des crèches privées.

Ce texte modifie et complète le décret d’application de la loi encadrant ce secteur afin de simplifier les procédures administratives liées à l’ouverture et à l’exploitation de ces établissements.

La réforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi relative à la simplification des procédures administratives. Elle prévoit notamment la digitalisation du processus d’obtention des autorisations nécessaires à la création et au fonctionnement des crèches.

Cette mesure vise à améliorer l’environnement administratif du secteur tout en facilitant les démarches des porteurs de projets.

Renouvellement d’une licence de télécommunication par satellite

Le Conseil de gouvernement a par ailleurs adopté un projet de décret portant renouvellement de la licence accordée à l’entreprise A.S Cimecom pour l’exploitation d’un réseau public de télécommunication par satellite de type VSAT.

Ce renouvellement intervient à la suite d’un avis favorable de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications. La licence est reconduite pour une durée supplémentaire de cinq ans à compter du 15 février 2026.

Ce réseau permet de fournir des services de communication dans les zones où les infrastructures terrestres sont limitées, contribuant ainsi au développement des services numériques.

Renforcement de la coopération judiciaire avec la Jordanie

Au cours de la réunion, le Conseil de gouvernement a également pris connaissance d’un accord d’entraide judiciaire et juridique en matière pénale conclu entre le Maroc et la Jordanie.

Signé à Amman le 5 octobre 2025, cet accord vise à renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de la justice pénale.

Le Conseil a également examiné le projet de loi approuvant cet accord, qui prévoit notamment des mécanismes de coopération judiciaire, d’échange d’informations et d’assistance dans les procédures pénales.

Nominations à des fonctions supérieures

Enfin, le Conseil de gouvernement a approuvé plusieurs nominations à des fonctions supérieures conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution.

Au ministère du Transport et de la Logistique, Samir El Maguiri a été nommé directeur des Affaires administratives, juridiques et générales.

Au ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Youssef Akhlou a été nommé directeur des Ressources humaines, du budget et des affaires générales.

Au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Ahmed Benlakhdim a été nommé inspecteur général.

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