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Casablanca : le Roi lance des projets ferroviaires d’envergure pour transformer la mobilité métropolitaine
Lancement, par le Roi Mohammed VI, de projets ferroviaires structurants d’une valeur de 20 milliards de dirhams
Casablanca qui étouffe a vécu, mercredi, un moment charnière de son développement avec le lancement, par le Roi Mohammed VI, de projets ferroviaires structurants d’une valeur de 20 milliards de dirhams. Conçus pour répondre aux besoins futurs de mobilité, ces projets s’inscrivent dans un programme intégré de 96 milliards de dirhams qui vise à remodeler le paysage ferroviaire du Royaume, à accompagner la croissance de la métropole et à favoriser un transport collectif plus écologique. Trois grandes gares de nouvelle génération, dix gares métropolitaines, 260 km de nouvelles voies ferrées et 48 trains modernes viendront former le socle de cette transformation, avec un impact direct sur la qualité de vie et l’attractivité économique de Casablanca et de sa région.
Un programme intégré au service de la mobilité de demain
Ce vaste chantier ferroviaire est pensé comme un pilier de la stratégie nationale en matière de transport durable. Il s’agit non seulement d’améliorer la mobilité quotidienne des habitants de Casablanca, Rabat et Marrakech, mais aussi de créer un écosystème ferroviaire innovant, générateur d’emplois et de valeur ajoutée. La vision royale s’appuie sur une logique intermodale, reliant le train au tramway, au bus à haut niveau de service et aux autres moyens de transport urbains. À travers ce programme, le Maroc confirme son ambition de se doter d’un réseau ferroviaire à la hauteur des standards internationaux, à faible empreinte carbone et accessible au plus grand nombre.
Trois gares de nouvelle génération
La première pierre a été posée pour la future gare « Casablanca-Sud », à Hay Hassani. Avec un investissement de 700 millions de dirhams, cette gare sera un hub intermodal d’une capacité de 12 millions de passagers par an, équipé de six quais et de dix voies ferrées pouvant accueillir à la fois les trains à grande vitesse Al Boraq, les grandes lignes, les trains régionaux et les futurs trains métropolitains de proximité. Des aménagements extérieurs de 20 000 m² et un parking de 700 places accompagneront le projet.
Deux autres gares sont prévues : celle du Grand Stade Hassan II à Benslimane, d’un coût de 450 millions de dirhams, et celle de l’aéroport Mohammed V, qui mobilisera 300 millions de dirhams. Ces infrastructures, conçues comme de véritables portes d’entrée sur la métropole, doivent absorber l’accroissement attendu du trafic et contribuer à l’émergence de nouveaux pôles urbains.
Dix nouvelles gares métropolitaines et des lignes modernisées
Le réseau de trains métropolitains de proximité (TMP) s’étendra sur trois lignes totalisant 92 km et offrira une cadence allant jusqu’à un train toutes les 7,5 minutes. Dix nouvelles gares verront le jour – Mohammedia-Facultés, Zenata, Sidi Bernoussi, Ain Sebaâ, Hay Mohammadi, Ville Nouvelle, Mers Sultan, l’Oasis, Sidi Maârouf et Nouaceur – tandis que cinq gares existantes seront modernisées pour accueillir ces trains. L’objectif est de transporter quotidiennement 150 000 voyageurs, désengorgeant ainsi les routes et réduisant l’empreinte carbone de la mobilité urbaine.
Des services renforcés et une offre élargie
Parallèlement, un service aéro-express reliera la gare Casa-Port à l’aéroport Mohammed V avec des navettes toutes les 15 minutes, tandis que les lignes régionales vers El Jadida et Settat seront desservies toutes les 30 minutes. Pour soutenir cette offre, 48 rames automotrices de 1 000 places chacune seront acquises pour un investissement de 7 milliards de dirhams. Le constructeur Hyundai Rotem implantera une usine au Maroc pour leur production et leur maintenance, renforçant ainsi l’écosystème industriel ferroviaire et offrant des perspectives d’exportation à moyen terme.
Un projet à fort impact économique et environnemental
Les retombées socio-économiques de ces projets sont considérables. Chaque train pourra remplacer l’équivalent de 1 300 voitures, contribuant à la fluidité du trafic et à la réduction des émissions de CO₂. Le directeur général de l’ONCF estime que ces nouvelles infrastructures permettront de transporter 35 millions de passagers par an et d’éviter 100 000 tonnes d’émissions polluantes. En favorisant l’émergence de quartiers d’affaires autour des gares, le projet soutiendra l’urbanisme de Casablanca et stimulera la création d’emplois directs et indirects dans la construction, l’exploitation et la maintenance.
La vision royale d’une mobilité durable
Ces réalisations s’inscrivent dans une dynamique plus large : celle de la montée en puissance du réseau ferroviaire national, amorcée par la LGV Tanger–Casablanca et poursuivie avec la future LGV Kénitra-Marrakech. L’objectif est d’offrir aux citoyens des services de transport sûrs, fiables, accessibles et respectueux de l’environnement, tout en renforçant la compétitivité économique des territoires. Ce projet témoigne de la volonté de transformer Casablanca en un hub ferroviaire moderne, capable de répondre aux défis démographiques et économiques à l’horizon 2030.
Une réponse aux attentes des citoyens
Pour le patron de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie, la future gare Casablanca-Sud et l’ensemble du programme ferroviaire constituent une réponse concrète à la demande pressante de mobilité. Il s’agit de rapprocher les citoyens de leurs lieux de travail et d’étude, de réduire les temps de trajet et de rendre la vie urbaine plus fluide et agréable. Accessible financièrement, rapide et respectueuse de l’environnement, cette offre ferroviaire de proximité incarne la promesse d’un nouveau visage pour la métropole.
Un chantier porteur d’avenir
Au-delà de l’infrastructure, ces projets préparent un véritable changement de culture en matière de transport. En privilégiant le train, le Maroc investit dans une mobilité collective qui accompagne la transition énergétique et encourage un développement urbain plus équilibré. Les gares de nouvelle génération, intégrées à leur environnement, deviendront des lieux de vie et de services, connectés aux autres modes de transport et ouverts sur la ville. Ce programme ambitieux illustre la capacité du Royaume à allier vision stratégique, innovation et développement inclusif. (Quid avec MAP)