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Condoléances royales pour le seul capitaine marocain à avoir soulevé la coupe d’Afrique, Ahmed Faras
Faras reste l’icône du sacre des Lions de l’Atlas lors de la Coupe d’Afrique des Nations en 1976, l’unique titre continental du Maroc à ce jour
Icône incontestée du football national, Ahmed Faras s’est éteint mercredi à Mohammedia à l’âge de 78 ans. Le Roi Mohammed VI lui a rendu hommage dans un message empreint de respect et de compassion. Le Maroc pleure un homme aux qualités humaines rares, premier Ballon d’or africain du Royaume et héros du sacre historique des Lions de l’Atlas en 1976.
Une légende s’éclipse
La nouvelle est tombée comme un choc. Ahmed Faras, ancien capitaine emblématique de la sélection marocaine, s’est éteint des suites d’une longue maladie. Sa disparition suscite une vive émotion dans tout le Royaume. Le Souverain Mohammed VI, profondément attristé, a adressé un message de condoléances à sa famille, saluant la mémoire d’un homme qui a marqué à jamais l’histoire du sport marocain.
Dans son message, le Roi a exprimé sa compassion à la famille du défunt, à ses proches, à ses admirateurs ainsi qu’à l’ensemble de la famille sportive nationale. Il a évoqué le souvenir d’un patriote sincère, modèle de courage, dont les qualités humaines et le sens du devoir ont inspiré des géné
Sourd aux sirènes des grands clubs étrangers
Ahmed Faras, c’est avant tout un nom gravé en lettres d’or dans la mémoire du football marocain. Né à Mohammedia en 1946, il a su conjuguer talent, humilité et efficacité. Avant-centre d’exception, il brillait par son pied gauche redoutable, son jeu de tête précis et sa capacité à marquer dans les moments décisifs.
Formé au Chabab Mohammedia, il y passe l’essentiel de sa carrière, de 1965 à 1982, avec à la clé une Coupe du Trône (1972 et 1975) et un titre de champion du Maroc en 1980. Meilleur buteur du championnat en 1969 et 1973, il est surtout resté fidèle à son club de cœur, refusant les sirènes des grands clubs étrangers.
Sur le plan international, Faras reste l’icône du sacre des Lions de l’Atlas lors de la Coupe d’Afrique des Nations en 1976, l’unique titre continental du Maroc à ce jour. Déjà présent au Mondial 1970 au Mexique, il participa également aux Jeux Olympiques de Munich en 1972. Au sommet de sa carrière, il remporte le Ballon d’or africain en 1975, devenant le premier Marocain à décrocher cette distinction prestigieuse.
Un héritage de valeurs et d’exemplarité
Au-delà des trophées, Ahmed Faras laisse un héritage humain profond. Le message royal le souligne avec émotion : son patriotisme, sa générosité et son exemplarité ont fait de lui un modèle pour la jeunesse. À l’heure où le football devient parfois une vitrine déconnectée des valeurs, Faras rappelait par son comportement l’essence même du sport : le mérite, la discipline, la loyauté.
Il a été inhumé à Mohammedia jeudi après la prière d’Addohr, dans une ville qui fut le théâtre de ses exploits et qui l’a vu naître et grandir. Les hommages, spontanés et nombreux, témoignent de l’affection que lui portait le peuple marocain.
Le Souverain, dans son message empreint de spiritualité, a conclu par un verset coranique : « Certes, nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournons », implorant le Très-Haut d’accueillir le défunt en Son vaste paradis et d’apporter consolation et sérénité à ses proches.