GenZ212 : Cette image d’espoir qui nous éloigne du celles de mercredi soir

GenZ212 : Cette image d’espoir qui nous éloigne du celles de mercredi soir

Les manifestants applaudissant les forces de l’ordre à la fin de la manifestation

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Des manifestations sans heurts, centrées sur la santé et l’éducation

 Dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat, Tanger ou Fès, mais aussi dans de petites localités, des jeunes se sont mobilisés, jeudi 2 octobre, à l’appel du collectif GenZ212. Ils ont organisé des sit-in et des marches pacifiques pour exiger des réformes immédiates dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Contrairement aux deux jours précédents, marqués par des débordements, les rassemblements se sont déroulés dans le calme et n’ont enregistré aucun incident majeur. Une rupture nette avec les violences du début de semaine qui avaient suscité l’inquiétude. Pour samedi, ils se donnent déjà rendez-vous samedi à 18h pour une action de nettoiement des artères touchées par le désordre de mercredi.

Ces nouvelles manifestations, programmée entre 17H ET 20H, se sont déroulées dans une ambiance bonne enfant.. Leurs initiateurs avaient dès le départ fixé un cadre clair : discipline, pacifisme et organisation. Et dès vingt heures tapantes ont lancé un nouvel appel aux manifestant les invitant à rentrer chez eux. Les slogans ont été portés avec vigueur, mais dans le respect des personnes et des biens. Encadrés par les forces de l’ordre, qui ont veillé autant à la sécurité des manifestants qu’à celle des passants, les jeunes ont démontré que leur démarche n’était pas tournée vers la confrontation mais vers le dialogue et la revendication citoyenne.

Une organisation exemplaire et des gestes symboliques

À Rabat, la mobilisation a pris un ton particulier lorsque les participants ont interrompu leurs slogans pour applaudir les éléments des forces de l’ordre. Une scène inédite et symbolique, soulignant la volonté de sortir du schéma habituel d’opposition. À Khouribga, des jeunes protestataires sont même allés jusqu’à offrir des bouquets de fleurs aux agents de la Sûreté nationale et aux Forces auxiliaires, geste fort qui a marqué l’opinion publique.

Le collectif GenZ212 avait préparé le terrain en amont, mobilisant largement via les réseaux sociaux. Dans leurs messages, les organisateurs ont rappelé leur rejet catégorique de la violence : « Nous rejetons toute forme de violence, de vandalisme ou de désordre », ont-ils insisté. Cette posture a rassuré l’opinion et donné aux manifestations une légitimité accrue.

Treize villes ont été retenues pour ces sit-in. Les horaires ont été volontairement encadrés, et les lieux choisis devaient être ouverts et sécurisés. L’objectif était clair : empêcher les casseurs d’infiltrer le mouvement. Dans les faits, le pari a été gagné. De toutes les villes où les manifestations ont été programmées provenait une même image : rassemblements disciplinés, portés par une jeunesse consciente des enjeux et soucieuse de marquer une frontière nette entre protestation citoyenne et chaos.

Un contraste saisissant avec les violences du début de semaine

Ces mobilisations pacifiques nous ont éloignés des violences qui ont éclaté en début de semaine, notamment à Inezgane ou à Lqliâa. Là, des casseurs dont les motivations restent à déterminer avaient attaqué une brigade de la Gendarmerie royale, tentant de s’emparer d’armes et de munitions. Les forces de l’ordre avaient dû riposter, faisant trois morts parmi les assaillants. Des affrontements qui avaient ravivé le spectre de la violence urbaine et nourri un climat de tension.

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