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La Marocaine Leïla Zouine, Commissaire divisionnaire, élue vice-président du Groupe mondial d’Interpol sur la cybercriminalité
La Commissaire divisionnaire Leïla Zouine, cheffe du service de lutte contre la criminalité liée aux nouvelles technologies à la DGSN
Dans un contexte mondial marqué par la montée en flèche de la cybercriminalité, le Maroc vient de renforcer sa présence au sein des instances internationales de lutte contre ce fléau. La Commissaire divisionnaire Leïla Zouine, cheffe du service de lutte contre la criminalité liée aux nouvelles technologies à la DGSN, a été élue vice-présidente du Groupe d’experts mondial d’Interpol sur la cybercriminalité lors d’une réunion tenue à Lyon.
Une reconnaissance internationale pour l’expertise marocaine
Le Maroc poursuit sa présence sur la scène sécuritaire internationale. Le 5 juin, à l’issue de la première réunion annuelle du Groupe d’experts mondial d’Interpol sur la cybercriminalité (GEMC), tenue au siège de l’organisation à Lyon, la Commissaire divisionnaire Leïla Zouine a été élue vice-présidente de ce groupe stratégique. Elle y représentera la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), institution marocaine qui s’est imposée ces dernières années comme un acteur de référence en matière de sécurité et de lutte contre la cybercriminalité.
Cette élection constitue une reconnaissance du savoir-faire marocain dans ce domaine sensible et souligne l’engagement du Royaume en faveur du renforcement de la coopération policière internationale. Elle consacre également le niveau avancé atteint par les unités spécialisées marocaines dans la lutte contre les crimes numériques, à l’échelle régionale comme internationale.
Un outil clé face à une menace en pleine expansion
Au cœur des dispositifs d’Interpol, le Groupe d’experts mondial sur la cybercriminalité joue un rôle central dans la riposte face aux menaces numériques croissantes. Il constitue une plateforme stratégique réunissant les meilleurs spécialistes internationaux afin de développer des réponses concertées à un phénomène devenu l’un des principaux défis sécuritaires de notre temps.
La cybercriminalité génère aujourd’hui des pertes économiques estimées à plus de 8 000 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale. Elle cible tous les secteurs : administrations publiques, infrastructures critiques, systèmes financiers, entreprises et citoyens. Les ransomwares, les attaques par phishing, le vol massif de données personnelles ou industrielles, le cyberespionnage ou encore l’usage criminel des crypto-monnaies font désormais partie du quotidien des forces de l’ordre.
Face à cette menace protéiforme, le GEMC a pour mission de favoriser l’échange d’informations entre les polices nationales, de définir des stratégies communes, de renforcer les capacités des forces de l’ordre et d’élaborer des outils adaptés aux nouveaux modes opératoires des cybercriminels.
Un mandat placé sous le signe de l’autonomisation
Dans ce cadre, Leïla Zouine aura la responsabilité spécifique de piloter le volet dit de « l’autonomisation » du groupe. Il s’agit de promouvoir des mécanismes et des procédures permettant de mieux protéger juridiquement et techniquement les victimes de cybercriminalité. Il s’agit aussi de renforcer les capacités opérationnelles des services de police en matière de détection, d’enquête et de lutte contre les crimes liés aux nouvelles technologies.
Ce mandat permettra à la représentante de la DGSN de contribuer directement à la définition des politiques internationales en la matière, tout en faisant bénéficier le groupe de l’expérience marocaine en matière de coopération régionale et de développement de solutions innovantes pour contrer les cybermenaces.
Une dynamique multilatérale au service de la sécurité numérique
L’élection de la Commissaire divisionnaire Zouine s’inscrit dans une dynamique plus large. Elle traduit la volonté du Maroc de s’impliquer activement dans les réseaux multilatéraux de coopération sécuritaire. La DGSN a multiplié ces dernières années les initiatives pour partager son expertise et renforcer les partenariats avec les services de police étrangers.
Au moment où les cyberattaques se multiplient et se complexifient, la coopération internationale devient un impératif. A travers son engagement au sein du GEMC, le Maroc entend contribuer de manière concrète à la consolidation d’un front commun contre la cybercriminalité.