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Landau : ‘’je n'avais que 11 ans" quand le conflit du Sahara a commencé, ‘’c’est ridicule’’
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita (à droite), et le sous-secrétaire d'État américain, Christopher Landau (à gauche), posent pour une photo lors d'une conférence de presse à Rabat, le 29 avril 2026. (Photo : Abdel Majid BZIOUAT / AFP)
En déplacement à Rabat, le sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau a affirmé la volonté des États-Unis de parvenir à une issue « rapide » et pacifique au conflit du Sahara, jugé excessivement long. Cette position s’inscrit dans le cadre des efforts menés sous l’égide de l’ONU, sur fond de soutien américain au plan d’autonomie marocain et de reprise des discussions impliquant les différentes parties concernées.
Rabat, Maroc _Les Etats-Unis veulent une solution "rapide" au conflit au Sahara occidental, a affirmé mercredi à Rabat un haut responsable américain, en jugeant qu'il durait "depuis un temps inacceptable".
Le sous-secrétaire d'Etat américain, Christopher Landau, s'exprimait lors d'une conférence de presse aux côtés du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
"Nous essayons, dans le cadre de la plus récente résolution du Conseil de sécurité (de l'ONU), de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit qui dure depuis un temps inacceptable, depuis 1975, lorsque je n'avais que 11 ans", a dit M. Landau.
"Il n'est pas possible que ce type de conflits dépasse la durée de vie des êtres humains. Nous envisageons donc une solution pacifique, mais aussi une solution rapide, car cette situation ne peut pas attendre encore 50, 150 ou 200 ans pour être résolue", a insisté le numéro deux du département d'Etat, qui a rencontré mardi à Alger le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
"C'est ridicule", a-t-il lancé.
Washington a reconnu en 2020 la souveraineté marocaine sur ce vaste territoire désertique aux eaux poissonneuses, situé entre le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie, en contrepartie de la normalisation des relations de Rabat avec Israël.
Colonie espagnole jusqu'en 1975, le Sahara occidental est contrôlé en majeure partie par le Maroc mais considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Un conflit y oppose Rabat aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.
En octobre dernier, sous l'impulsion des Etats-Unis de Donald Trump, le Conseil de sécurité de l'ONU avait apporté un soutien inédit au plan marocain d'autonomie du Sahara occidental de 2007, l'estimant la solution "la plus réalisable" pour résoudre ce conflit enlisé depuis cinquante ans.
L'Algérie n'avait pas participé au vote pour ne pas se heurter à Washington.
Sur la base de cette résolution, l'ONU et les Etats-Unis ont organisé depuis le début de l'année des séances de négociations avec des représentants du Maroc, du Front polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie.
La semaine dernière, l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, a estimé qu'il existait "un véritable élan" et "une chance" pour résoudre ce long conflit, selon le texte de son discours à huis clos devant le Conseil de sécurité de l'ONU (Quid avec AFP).