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Le Maroc à la tribune de l’ONU : Sahara un conflit à fermer, autonomie, paix et vision globale
« Il est temps de tourner définitivement la page de ce conflit (du Sahara marocain), dans le respect total de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume » (Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch à la tribune des Nations Unies).
À la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a défendu, à New York, la vision du Maroc sur les grands dossiers internationaux. De la question du Sahara à la paix au Moyen-Orient, en passant par l’intégration africaine, la transition énergétique et l’organisation du Mondial 2030, l’intervention de M. Akhannouch a été marquée par un message central : le Maroc se positionne comme un acteur responsable, porteur de solutions pragmatiques et engagé dans la construction d’un avenir partagé.
Sahara : l’autonomie comme seule solution crédible
- Akhannouch a ainsi réaffirmé que le plan d’autonomie proposé par le Maroc sous sa souveraineté constitue l’unique solution réaliste et durable au différend autour du Sahara. Devant l’Assemblée générale, il a rappelé que la communauté internationale, dans sa grande majorité, considère ce plan comme une base crédible et pragmatique pour clore un conflit artificiel.
Le Chef du gouvernement a insisté sur le moment charnière que traverse la région : « il est temps de tourner définitivement la page de ce conflit, dans le respect total de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Royaume ».
Pour appuyer cette position, M. Akhannouch a mis en avant les réalisations socio-économiques dans les provinces du Sud : infrastructures modernes, investissements publics et privés, et initiatives atlantiques destinés à faire de la région un hub de paix, de sécurité et de co-développement. Cette transformation concrète, a-t-il souligné, illustre la volonté du Roi Mohammed VI d’associer développement et stabilité.
Palestine : la solution à deux États comme impératif
Abordant la question palestinienne, M. Akhannouch a réitéré l’engagement constant du Maroc en faveur de la solution à deux États, considérée comme la seule voie vers une paix durable au Moyen-Orient. Sous la conduite du Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, le Maroc plaide pour un État palestinien indépendant, avec Al-Qods-Est pour capitale et Gaza comme partie intégrante, sur les frontières de 1967.
Le Chef du gouvernement a insisté sur l’urgence de relancer un processus politique crédible assorti d’un calendrier clair. Il a également rappelé l’importance de soutenir l’Autorité palestinienne afin de renforcer ses institutions et de répondre aux aspirations du peuple palestinien en matière de sécurité, de dignité et de développement.
- Akhannouch a par ailleurs appelé à un cessez-le-feu immédiat, à l’entrée sans entraves de l’aide humanitaire dans Gaza et en Cisjordanie, ainsi qu’au renforcement du rôle de l’UNRWA dans la protection et l’assistance aux réfugiés palestiniens.
Défense des lieux saints et solidarité régionale
La diplomatie marocaine, a poursuivi M. Akhannouch, reste pleinement mobilisée pour défendre le statut juridique et l’identité culturelle d’Al-Qods. L’Agence Bayt Mal Al-Qods, bras opérationnel du Comité Al-Qods, met en œuvre des projets concrets en matière de logement, d’éducation et de santé au profit de la population.
Dans un esprit de fraternité arabe, le Maroc a également exprimé sa solidarité avec le Qatar, la Syrie et le Liban face aux attaques israéliennes, et appelé à des solutions pacifiques en Libye, au Yémen, au Soudan et en Somalie, dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ces pays.
L’Afrique au centre de la vision marocaine
L’Afrique a occupé une place centrale dans le discours d’Aziz Akhannouch. Il a rappelé que le Souverain a fait de l’Afrique une priorité stratégique, visant une intégration continentale fondée sur la solidarité et l’innovation.
Il a cité le Processus de Rabat sur les États Africains Atlantiques (PEAA) comme un projet porteur d’une nouvelle solidarité géopolitique. Cette initiative vise à transformer la façade atlantique africaine en un espace de sécurité, de stabilité et de prospérité.
Le projet de Gazoduc Afrique-Atlantique, reliant le Nigeria au Maroc et à l’Europe, illustre parfaitement cette vision, offrant des réponses concrètes aux besoins énergétiques, tout en stimulant le développement économique et l’intégration régionale.
Mondial 2030 : une vitrine pour l’Afrique
Le Chef du gouvernement a également évoqué la Coupe du Monde de football 2030, que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal. Cet événement, a-t-il souligné, est bien plus qu’une compétition sportive : il est un outil de diplomatie culturelle et de rayonnement international.
Le Maroc entend mobiliser ses infrastructures modernes et son expertise organisationnelle pour offrir un événement planétaire exemplaire, qui contribuera à l’essor socio-économique du pays et de tout le continent africain.
Développement durable et transition énergétique
- Akhannouch a ensuite détaillé les avancées du Maroc en matière de développement durable. Le Royaume mise sur les énergies renouvelables – solaire, éolien et hydrogène vert – pour réduire sa dépendance énergétique et répondre à l’urgence climatique.
Il a évoqué les mesures innovantes mises en place pour lutter contre le stress hydrique : interconnexion des bassins hydrographiques, construction de nouveaux barrages, dessalement de l’eau de mer, réutilisation des eaux usées traitées et modernisation des systèmes d’irrigation.
Pour le Chef du gouvernement, ces politiques visent à garantir la sécurité hydrique à long terme et à protéger l’agriculture, secteur vital pour l’économie nationale.
Transformation numérique et intelligence artificielle
Le Maroc, a poursuivi M. Akhannouch, prépare activement son avenir numérique à travers la stratégie "Maroc Digital 2030". Cette feuille de route ambitionne de faire du pays un hub technologique régional, en encourageant l’innovation et en intégrant l’intelligence artificielle dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et l’agriculture.
Il a insisté sur la nécessité de faire de l’IA un outil d’inclusion sociale et de progrès partagé, et non un facteur de fracture. Pour cela, le Maroc plaide pour une coopération internationale en matière de régulation et d’éthique de l’IA.
Un message de responsabilité et d’ouverture
Dans l’ensemble de son intervention, Aziz Akhannouch a souligné que le Maroc entend jouer un rôle moteur dans la construction d’un ordre mondial plus équitable. Qu’il s’agisse de la défense de son intégrité territoriale, de la paix au Moyen-Orient, de l’intégration africaine ou de la lutte contre le changement climatique, le Royaume se positionne comme un partenaire fiable, porteur de solutions réalistes et d’une vision tournée vers l’avenir.