Maroc, la force tranquille face aux tentatives de déstabilisation – Par Talaa Saoud Al-Atlassi

Maroc, la force tranquille face aux tentatives de déstabilisation – Par Talaa Saoud Al-Atlassi

Les supporters marocains quittaient les stades après chaque rencontre portés par l’enthousiasme suscité par les performances de l’équipe nationale. Avant même le coup d’envoi, ils affirmaient publiquement leur attachement à la devise nationale, « Dieu, la Patrie, le Roi », symbole d’une relation profonde entre la société et ses institutions. ( Photo AFP)

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Face aux campagnes de désinformation, aux manœuvres de déstabilisation et aux récits alarmistes visant à fragiliser la stabilité du Royaume, le Maroc a opposé une réponse fondée sur la maturité politique, la cohésion nationale et la confiance collective. Se fondant sue ce constat, Talaa Saoud Al-Atlassi revient la ferveur sportive, la solidité institutionnelle, l’attachement des Marocains à leur modèle national qui s’est imposé comme un rempart contre les fantasmes de chaos et les stratégies de division.

Talaa Saoud Al-Atlassi

Ceux qui parient sur le désordre

Ceux que dérangent les avancées du Maroc, sa stabilité et sa vitalité, portées par l’ensemble de ses forces nationales et par le leadership royal, nourrissent depuis longtemps l’espoir de voir le pays basculer dans la confusion. Leur objectif est clair : fissurer le tissu social et politique, affaiblir l’unité nationale et s’attaquer au pilier central de la cohésion marocaine, à savoir l’institution monarchique et son Chef, le Roi Mohammed VI.

Au fil des décennies, ces acteurs ont multiplié les tentatives, les campagnes de dénigrement et les stratégies d’agitation, notamment durant les périodes de tension politique. Mais leurs manœuvres n’ont jamais réussi à ébranler durablement le Royaume. Cette persistance s’est illustrée de nouveau à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations, durant laquelle certains milieux hostiles ont intensifié leurs attaques en mobilisant un imaginaire complotiste, allant jusqu’à recourir à des outils numériques et à des contenus fabriqués pour simuler des scènes de contestation inexistantes.

La réalité des stades et des rues

Sur le terrain, la réalité était tout autre. Les supporters marocains quittaient les stades après chaque rencontre portés par l’enthousiasme suscité par les performances de l’équipe nationale. Avant même le coup d’envoi, ils affirmaient publiquement leur attachement à la devise nationale, « Dieu, la Patrie, le Roi », symbole d’une relation profonde entre la société et ses institutions.

Après la finale opposant le Maroc au Sénégal, certains observateurs hostiles espéraient un scénario de rupture. L’élimination devait, selon leurs calculs, transformer la déception sportive en colère sociale, puis en agitation politique. Mais cette lecture s’est heurtée à la maturité du public. Les spectateurs ont quitté le stade dans le calme, regagnant leurs foyers, tandis que dans les fan zones, les cafés et les places publiques, la déception s’exprimait sans basculer dans le désordre.

Une maturité politique sous les projecteurs

Sous les yeux de millions de téléspectateurs à travers le monde, les Marocains ont livré une démonstration de maturité politique enracinée dans une culture civique ancienne. Face aux débordements observés ailleurs et aux tensions inhérentes à toute compétition de haut niveau, ils ont privilégié la retenue, la responsabilité et le respect de l’événement continental.

Ils ont ainsi refusé de réduire le succès organisationnel de la Coupe d’Afrique des Nations à une seule rencontre controversée. En préservant l’esprit de la fête africaine, marquée par une compétition intense et un accueil salué par de nombreux observateurs, ils ont confirmé leur capacité à distinguer l’émotion sportive de l’intérêt national.

Le message royal et la solidité du front intérieur

Cette maturité collective a été saluée au plus haut niveau de l’État. Le Roi Mohammed VI, à travers un communiqué du Cabinet royal, a souligné que le peuple marocain ne se laissera pas entraîner par la rancœur et la division, et que les plans hostiles n’atteindront pas leurs objectifs.

Ce message a mis en lumière un élément central de la stabilité marocaine : la capacité du front intérieur à résister aux tentatives de fragmentation. Loin d’être conjoncturelles, ces campagnes s’inscrivent dans une longue série d’initiatives visant à ternir l’image du Royaume et à perturber ses relations, notamment africaines.

Une cohésion nationale à l’épreuve des manipulations

La Coupe d’Afrique des Nations a été perçue par certains comme une opportunité pour s’infiltrer dans les relations maroco-africaines. Or, le Maroc a fait de cet événement une plateforme de rapprochement, de célébration et de dialogue entre les peuples du continent.

Cette dynamique a renforcé un tissu relationnel solide, bâti sur des années de coopération, d’investissements et de partenariats stratégiques.

Parallèlement, les tentatives de désinformation ont cherché à fragiliser la relation entre le peuple marocain et l’institution monarchique. Cette relation, consolidée par les réformes et les projets structurants engagés sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, demeure un socle de stabilité et de projection vers l’avenir.

Un Maroc tourné vers les réformes et la modernisation

Au-delà de l’actualité sportive et médiatique, le Maroc poursuit une trajectoire de transformation profonde. Les grands chantiers de modernisation, les réformes économiques et sociales, ainsi que les investissements dans les infrastructures et les secteurs stratégiques traduisent une vision à long terme.

La Coupe d’Afrique des Nations et la perspective d’accueillir de futurs événements internationaux majeurs ne sont que des étapes dans un processus plus large visant à améliorer durablement la qualité de vie des citoyens. Corriger les déséquilibres, réduire les déficits sociaux, stimuler la croissance, renforcer l’emploi et consolider la citoyenneté active figurent parmi les priorités structurelles du Royaume.

Les illusions propagées contre le Maroc se heurtent à la dynamique réelle du développement. L’engagement du Royaume dans ses chantiers stratégiques rend de moins en moins audible le vacarme hostile. Cette dynamique interne, nourrie par des politiques publiques structurantes et une mobilisation des acteurs économiques et sociaux, agit comme un rempart naturel contre les tentatives de perturbation.

Rabat, carrefour de la coopération africaine

La diplomatie marocaine a continué d’affirmer son rôle régional et continental. La réunion de la Commission ministérielle mixte maroco-sénégalaise à Rabat a illustré la solidité des relations bilatérales, orientées vers un partenariat de développement mutuellement bénéfique.

Dans la même période, la tenue à Rabat d’une rencontre des ministres africains des Finances a confirmé que l’influence du Maroc en Afrique repose sur des bases solides, indépendantes des aléas sportifs. L’élection du Royaume au poste de vice-président d’Interpol pour l’Afrique est venue renforcer cette reconnaissance continentale, notamment dans le domaine sécuritaire.

Une diplomatie active dans un monde en recomposition

Dans un contexte international marqué par des recompositions profondes, le Maroc a renforcé sa présence diplomatique. La participation du Roi Mohammed VI au Conseil pour la paix, à l’invitation du président américain Donald Trump, illustre cette volonté de s’inscrire dans les grands débats mondiaux. Cette position permet au Royaume de contribuer aux efforts de stabilisation et de dialogue, tout en consolidant ses partenariats stratégiques.

Sur le plan diplomatique, le dossier du Sahara marocain demeure central. Le Royaume poursuit la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité dans une approche pacifique et réaliste. L’initiative marocaine d’autonomie s’est imposée comme une référence crédible, soutenue par une dynamique internationale croissante.

Le message adressé récemment au Polisario par l’administration américaine, réaffirmant l’autonomie sous souveraineté marocaine comme horizon unique de règlement, illustre cette évolution. Les réactions enregistrées dans certains cercles hostiles traduisent un affaiblissement du discours opposé à la position marocaine.

Un pays en marche dans le sens de l’histoire

À l’échelle nationale, les prochaines échéances démocratiques prévues durant l’été constituent une étape structurante. Le choix démocratique du Maroc agit comme un mécanisme de renouvellement institutionnel et de consolidation du système politique.

L’ampleur des ambitions de développement impose des institutions solides, capables de produire des politiques publiques efficaces et de mobiliser les énergies citoyennes. Ce chantier, engagé avec détermination, s’inscrit au cœur de la stratégie nationale.

Le Maroc avance sans se laisser distraire par le tumulte de ses détracteurs. Sa force réside dans la cohésion de ses composantes, autour de l’institution monarchique et de l’engagement actif de la société. Cette dynamique collective confère au Royaume une résilience durable et une capacité constante à transformer les défis en opportunités de progrès.

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