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Nasser Zefzafi : ‘’Nous sommes les fils de cette patrie’’ de Tanger à Lagouira
Nasser Zefzafi, chef de fil du “Hirak du Rif” s’adressant à la foule venue aux funérailles de son père depuis le toit de sa famille
Autorisé à assister aux obsèques de son père à Al Hoceïma, Nasser Zefzafi, chef de fil du “Hirak du Rif” condamné à vingt ans de prison ferme, est apparu digne et ému. Depuis le toit de la maison familiale, il a livré un discours empreint de symboles et de messages, plaçant l’intérêt de la nation au-dessus de toute considération.
« Le Rif n’est pas seul, le pays entier est mon horizon »
Face à une foule venue lui présenter ses condoléances, Nasser Zefzafi a tenu à clarifier sa vision du patriotisme. « Ce que je vois aujourd’hui réjouit mon cœur et prouve clairement que nous sommes tous les enfants de cette patrie. Et je ne parle pas seulement du Rif, mais de chaque parcelle de ce territoire, malgré nos divergences, nos opinions ou nos idées, tout cela converge vers l’intérêt suprême de la patrie », a-t-il déclaré avec émotion.
Évoquant la mémoire de son père, Nasser Zefzafi a rappelé : « Cet homme a consacré sa vie à la patrie. Quand je dis patrie, j’entends son Sahara, son Sud, son Est, son Nord et son Ouest. Nous sommes prêts à donner notre sang pour chaque parcelle de ce pays. »
« Rien ne doit primer sur l’intérêt de la nation », a-t-il martelé, en insistant sur l’unité du pays et sur la fidélité à ses valeurs. L’occasion pour lui de rappeler, à travers une référence appuyée, que ses propos s’adressaient à l’ensemble des parties prenantes de la vie nationale.
Hommage au père et remerciements aux autorités pénitentiaires
Le leader du Hirak a exprimé sa gratitude envers le délégué de l’administration pénitentiaire qui a permis sa présence aux obsèques. « Je ne suis pas de ceux qui nient les efforts d’autrui. Je tiens à le dire pour l’histoire : je ne serais pas là parmi vous sans la grâce de Dieu et grâce au travail du délégué des prisons, qui a déployé d’importants efforts », a-t-il affirmé, en soulignant la complexité des démarches nécessaires pour rejoindre Al Hoceïma.
Il a également salué les cadres de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire, qui, a-t-il, « ont veillé jusqu’à tard dans la nuit pour rendre possible la réalisation de ce vœu : assister à l’enterrement de mon père, que j’appelle, si vous l’acceptez, le père des hommes et des femmes libres ».
Avant de rejoindre la prière funéraire à la mosquée puis l’enterrement au cimetière des Moudjahidine, Zefzafi a exhorté les présents à respecter l’ordre, rappelant que « l’honneur dû au mort, c’est de l’enterrer ». Il a conclu en remerciant chaleureusement tous ceux qui l’ont accompagné et soutenu dans ce moment douloureux.